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POLÉMIQUE Mise en rétention au CRA de Nîmes d’une mère de famille, ce début de semaine

 

Suite à une nouvelle mise en rétention au CRA de Nîmes, le Réseau Education sans Frontières du Gard vient de nous faire parvenir le communiqué suivant.

"La « chasse à l’enfant » est de nouveau ouverte dans le Gard !

Lundi 6 mai 2013, Mme Plieva K., suite à une arrestation dans la rue, a été enfermée au centre de rétention administrative (CRA) de Nîmes. Fuyant un pays dévasté par la guerre civile, puis un mari violent, elle vit seule avec ses deux jeunes enfants, Zacre et Aioup, scolarisés à Nîmes. Actuellement déboutée du Droit d’Asile, sans interprète, elle n’a pu expliquer aux policiers qu’elle était en train de finaliser un dossier de demande de permis de séjour, avec des arguments tout à fait valables. Pour exécuter rapidement une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) les forces de police ont voulu cueillir ses enfants à la sortie de l’école Courbet, où l’un est élève en primaire et l’autre en maternelle. Préférant peut-être éviter d’opérer devant les autres élèves et les parents, le commissariat de police a réclamé que les enfants soient retenus, le temps qu’arrivent les forces de l’ordre. Quand les trois véhicules de la police nationale sont arrivés à l’école, les enfants étaient partis avec un voisin habilité à les accompagner. Le subterfuge a échoué !

Mme Plieva est dans une grande vulnérabilité du fait de sa santé fragile. Elle est maintenant enfermée, séparée de ses jeunes enfants. Ceux-ci souffrent sans leur maman. L’article 3-1 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), dit que : «Dans toute situation qui concerne un enfant, il faut que l'intérêt supérieur de l'enfant soit la considération primordiale.» Il n’est donc pas question qu’ils soient emprisonnés au CRA, et il faut que leur mère soit libérée pour reconstituer le cadre familial. Ils doivent pouvoir retourner en classe sans risque de se voir emprisonnés puis expulsés. Aioup va-t-il fêter son anniversaire, le 15 Mai, en rétention ? La demande de régularisation de Mme Plieva doit être examinée dans des conditions optimales de sécurité et de sérénité. Elle doit donc pouvoir bénéficier d'une autorisation de séjour jusqu'à la fin de la procédure, y compris les recours éventuels qui pourraient suivre. M. Hortefeux avait promis que la police n’irait plus chercher les enfants dans les écoles. Que fait M. Valls ? Cette famille peut compter sur notre soutien le plus total face à la brutalité des mesures qui la frappent. Nous demandons instamment que la préfecture du Gard libère Mme Plieva et lui accorde une étude approfondie de son dossier.

Réseau Education Sans Frontières du Gard"

 

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

3 réactions sur “POLÉMIQUE Mise en rétention au CRA de Nîmes d’une mère de famille, ce début de semaine”

  1. Monsieur le Préfet,

    Lundi 6 mai 2013 au soir, Mme Plieva K., suite à une arrestation dans la rue, a été enfermée au centre de rétention administrative (CRA) de Nîmes. Fuyant un pays dévasté par la guerre civile, puis un mari violent, elle vit seule avec ses deux jeunes enfants Zacre et Aioup, scolarisés à Nîmes.

    Mme Plieva est dans une grande vulnérabilité du fait de sa santé fragile. Elle est maintenant enfermée, séparée de ses jeunes enfants. Ceux-ci souffrent sans leur maman. L’article 3-1 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), dit que : «Dans toute situation qui concerne un enfant, il faut que l’intérêt supérieur de l’enfant soit la considération primordiale.»

    Il n’est donc pas question qu’ils soient emprisonnés au CRA, et il faut que leur mère soit libérée pour reconstituer le cadre familial. Zacre et Aioup doivent pouvoir retourner en classesans aucun risque de se voir conduire en rétention puis expulsés.

    La demande de régularisation de Mme Plieva doit pouvoir être examinée dans des conditions optimales de sécurité et de sérénité. Elle doit donc pouvoir bénéficier d’une autorisation de séjour jusqu’à la fin de la procédure, y compris les recours éventuels qui pourraient suivre.

    Cette famille peut compter sur mon soutien le plus total face à la brutalité des mesures qui la frappent. Je vous demande instamment la libération de Mme Plieva et l’étude approfondie de son dossier.

    alain Fabre-Pujol

    ancien Député du Gard

    Conseiller Municipal de Nîmes

    1. De quelle misère parlez-vous ?
      Les Tchétchènes sans papiers parviennent en France suite à deux guerres civiles (je ne rentre pas dans les détails), ils sont en danger de mort (leurs enfants aussi). Ils ne sont pas « miséreux ». Certains étaient commerçants, infirmières, artisans, enseignants. Ceux qui arrivent en France sont plutôt de la « classe moyenne », avec des compétences et des forces de travail. Ils ne demandent pas d’aumône, ni les allocations. D’ailleurs, sur les chantiers, ce sont ceux que les patrons embauchent pour être au 11ème étage de l’échafaudage, sans harnais de sécurité …

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