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CONFLIT Trois intérimaires saisissent les prud’hommes contre la société Haribo

Sylvain Ledesma, 29 ans, Jilali Zarouani, 33 ans et Jimmy Medan, 28 ans demandent à ce que leur contrat d'intérim soit requalifié en CDI. Photo DR/S.Ma
Sylvain Ledesma, 29 ans, Jilali Zarouani, 33 ans et Jimmy Medan, 28 ans demandent à ce que leur contrat d'intérim soit requalifié en CDI. Photo DR/S.Ma

L’audience devant le Conseil des prud’hommes de Nîmes, saisi par trois intérimaires à l’encontre de leur ancien employeur, la société Haribo d’Uzès, se tiendra le lundi 3 juin.

Jimmy Medan, 28 ans, Jilali Zarouani, 33 ans et Sylvain Ledesma, 29 ans étaient pourtant fiers de travailler pour l’entreprise spécialisée dans le bonbon. Embauchés sous le statut d’intérimaires, ils espéraient progresser rapidement. Oui mais voilà, les mois, les années défilent et rien, pas de CDI à l’horizon. « Je suis arrivé en 2008 chez Haribo. En cinq, j’ai eu plus de 180 contrats d’intérim dans cette société » confie Sylvain Ledesma. Un chiffre important car chaque semaine, sur une période de sept à huit mois, les contrats des compagnons de galère étaient remis sur la table. « Mais au-delà de ces contrats répétitifs, nous pensons que le plus terrible était de ne pas savoir si on allait revenir travailler la semaine suivante, étant donné que la réponse était stratégiquement donnée le vendredi soir. Ainsi, nous étions dépendants d’eux puisqu’il est difficile le vendredi d’anticiper pour avoir une autre mission la semaine d’après. » Ces conditions, ils les avaient pourtant accepté, pensant qu’un jour ça payerait « puisqu’on nous avait dit que pour les embauches, la priorité serait donnée aux plus anciens. »

Mais lorsque les trois intérimaires ont tenté de faire valoir leur ancienneté et la qualité de leur travail pour enfin décrocher un CDI, la discussion a tourné court. « Nous avons tenté une négociation à l’amiable qui n’a pas abouti. Alors nous avons saisi les prud’hommes. Avec un statut d’intérimaire, comment voulez-vous que l’on envisage un avenir ? Depuis cinq ans, je ne vis pas, je survis. »

Ainsi, Jimmy Medan, Jilali Zarouani et Sylvain Ledesma, tous les trois représentés par Me Monciero, demandent « la requalification de nos contrats d’intérim en CDI ainsi que des indemnités portant sur des congés payés. »

S.Ma

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4 commentaires

  1. je suis grenoblois installé depuis 2007 dans le gard en tant qu interimaire je constate que toute les entreprises que ce soit haribo ,prodis,auchan, logidis, et j en passe sachant qu il n’y a pas travail ils nous mettent la pression a chaque fois en disant si ca va pas, lundi tu n es plus la ou nous sommes en baisse d ‘activité ou alors on vs appelle pour vous faire travailler 2hrs par jour … Et si on se plaint, dans les agences intérimaire, on est inscrit sur leur liste noire. Je suis intérimaire depuis 1992, je n’ai jamais connu ca, dans d’autres régions considérées comme ouvriére, ca ne se passe pas du tout comme ca… Je soutiens donc jimmy medan que j’ai connu à Haribo, je ne comprends pas qu’il ne soit toujours pas embauché… Je serai là pour les soutenir le lundi 3 juin lors de la décision.

  2. Bonjour a tous,

    En effet l’usine Haribo est une usine ou uniquement le piston compte, même pour les intérimaires qui travaillent lasbas ils sont pistonnés par les petits chefs (incompetents)!! c’est une honte car même les agences d’intérims de Nîmes sont complices de ces pratiques.
    Moi j’ai travaillé 3 ou 4 mois chez eux, et je peux vous garantir que tous les salariés forment une grosse famille (consanguin presque!), effectivement ils sont tous cousins cousines neveux et nièces, je peux vous assurer qu’il n’y a pas de place pour les « étrangers » lasbas, moi ils m’ont jetés comme un mal propre car ma tête ne revenais pas a un salarié!

    La direction d’Haribo doit être lourdement sanctionné a mon sens, pour avoir autant abusé.

  3. Slt les gars,

    Je viens d’apprendre que vous attaquiez Haribo en justice vous avez raison enfoncez les au maximum et n’hésitez pas à dénoncer leurs pratiques injuste en terme de recrutement.
    Pour y avoir travailler quelques mois je confirme qu’il s’agit là d’une entreprise familiale et qu’il y-a aucune place aux étrangers mais bien que des postes d’interimaires. Il nous prennent pour des Klinexs une fois utlisé nous somme jetés au profit d’une autre interimaire ainsi de suite avec pour seul objectif contourner la loi et ne pas embaucher.

    Bon courage

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