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CALL EXPERT Le temps est compté pour les salariés à la recherche d’un repreneur

Call expert. Photo DR/S.Ma
Une partie des salariés de Call Expert. Photo DR/S.Ma

Les salariés avaient pourtant voté à la majorité la date du 24 juillet pour la mise en liquidation judiciaire de la société Call Expert à Saint-Christol-lez-Alès. Mais entre temps, les choses se sont accélérées comme on aurait pu le prévoir et la date de l'audience a été avancée au mardi 2 juillet. "On veut plier le dossier le plus vite possible, mais nous ne nous laisserons pas faire" a affirmé la déléguée syndicale CGT, Stéphanie Mallia. Le 2 juillet, une date qui pourrait une nouvelle fois être changée si le Tribunal de commerce de Nîmes prend en compte la demande des salariés de maintenir l'audience au 24 juillet. L'objectif est bien entendu de gagner un maximum de temps pour sauver l'entreprise qui compte 105 salariés. "Nous cherchons activement un repreneur. Nous prospectons, c'est notre métier, notre savoir-faire. Nous avons le potentiel, le matériel, les salariés sont formés et ont envie de travailler, la situation géographique du site est intéressante... Nous avons fait quelques touches." Mais d'ici le 2 juillet, le plan d'action mis en place par le personnel ne pourra arriver à son terme si la date de la mise en liquidation de la société est avancée au 2 juillet. "Le Plan de sauvegarde de l'emploi ne pourra pas non plus être mis en place au même titre que la cellule de reclassement. Si nous ne faisons rien bouger, nous allons quitter cette boîte, une main devant et une main derrière. Alors nous appelons les pouvoirs publics et les élus à réagir, que ce soit le sous-préfet d'Alès, Christophe Marx ou le député William Dumas, les conseillers généraux et les élus d'Alès Agglo. On ne peut pas laisser un homme (Bertrand Delmarre, PDG de Call Expert, Ndlr) qui a été arrosé de subventions, tirer un trait sur 105 emplois."

Des référés repoussés

Ce jeudi 27 juin, au matin, Stéphanie Mallia était assignée en référé au tribunal d'Alès pour blocage du site Call Expert et dégradations. Une deuxième procédure en référé était aussi prévue ce jour à l'encontre de Bertrand Delamarre "suite au refus d'organiser le CE extraordinaire" qui depuis a eu lieu. "C'est incompréhensible nous avons dû attendre plus de deux semaines pour obtenir cette audience. Mais pour la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise, là ça ne traîne pas" s'emporte Stéphanie Mallia. Les deux référés ont été repoussés au 4 juillet.

Le mot du PDG de Call Expert

Par voie de communiqué de presse, Bertand Delamarre a réagi sur la situation.

Call Expert Languedoc-Roussillon était depuis plusieurs semaines déjà dans une situation complexe. Elle a dû affronter la perte de son client le plus important, le groupe Odigeo (Go Voyages) qui avait annoncé la non reconduction de son contrat à son prestataire pour la fin 2013. Dès cette annonce le 3 juin lors du comité d’entreprise ordinaire, une minorité de salariés ont voté au cours d’une assemblée générale du 4 juin 2013, le lancement d’un mouvement de grève qui a conduit à une occupation des locaux de jour comme de nuit, à une dégradation d’une partie du matériel compromettant la poursuite de l’activité de l’entreprise. Ces événements ont provoqué l’arrêt total de l’exploitation de deux autres clients significatifs, le centre d’appels étant en incapacité de fonctionner normalement. «Tandis que cette période de six mois aurait pu nous permettre de retrouver de nouveaux clients, certains salariés ont enchaîné des mouvements de grève et de confiscation des matériels contribuant à rendre ainsi la situation encore plus délicate», déclare Bertrand Delamarre, fondateur de l’entreprise. Call Expert constitué de trois établissements, Abbeville, Paris et Roubaix, n’est pas concerné ni impacté par la regrettable dégradation de la situation que la filiale Alésienne connaît. Le groupe continue sa croissance, malgré un environnement concurrentiel très vif qui contraint nos prix de vente et donc nos marges. Nous avons une seule préoccupation, bien servir nos clients, et n’aurions pas imaginé au sortir de la réunion du 3 juin, une opération de « suicide de l’entreprise » comme l’a souligné la représentante CFDT. Les collaborateurs de Call Expert restent mobilisés dans le groupe sur ce seul objectif.» [Fin de citation du communiqué]

S.Ma

 

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4 réactions sur “CALL EXPERT Le temps est compté pour les salariés à la recherche d’un repreneur”

  1. Cette situation dépasse l’entendement.
    Le tribunal de commerce de Nîmes doit donner du temps aux salariés pour mettre tous les atouts de leur côté. L’on ne peut, comme ça, d’un trait, effacer 105 emplois d’un bassin suffisamment touché par le chômage. STOP !

  2. M.Jacob mais que font vos amis du FN,que fait le grand député du Gard Collard,que fait le brillant conseiller régional du FN M.Sanchez pour les Call expert
    Aux dernières nouvelles M.Sanchez a été aperçu devant un campement de pauvres Roms à Caissargues pour exiger leur expulsion. C’est sur c’est plus facile de stigmatiser des roms que d’interpeller le sieur Delamare patron voyou et de se frotter au Medef
    Alors assez de larmes de crocodiles M.Jacob vous et le FN êtes des imposteurs qui tentés de surfer sur la misère

  3. en meme temp les grevistes ont voulu jouer la provoc, ils n’ont que ce qu’il mérite. c’est surtout triste pour les non greviste, qui sont majoritaires…

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