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MÉJANNES-LÈS-ALÈS Les apprentis du BTP face aux patrons gardois pour bâtir leur avenir

Photo DR/S.Ma
Un speed-dating entre patrons et jeunes apprentis a été organisé ce mardi au CFA-BTP de Méjannes-lés-Alès. Photo DR/S.Ma

Le Gard compte sur ses terres, 6 576 entreprises spécialisées dans le bâtiment. Un secteur en crise, ce n'est plus un secret pour personne, les chiffres nationaux le prouvent : 427 000 opérations de mise en chantier en 2011 contre 341 000 en 2012. La barre des 300 000 mises en chantier devrait à peine être dépassée en 2013. Conséquences les chiffres d'affaires chutent, le taux de chômage dans le secteur augmente et les patrons sont de plus en plus frileux pour se lancer dans la formation de jeunes apprentis. C'est le constat de Denis Cambon, directeur du BTP CFA Gard à Méjannes-lès-Alès. "Selon les dernières statistiques nationales, 80% des entreprises du BTP n'ont jamais pris d'apprentis. La crise est encore là et les patrons se disent qu'ils n'ont pas les moyens ou pas le temps de former un apprenti. Mais ils ont besoin de cette main d’œuvre qualifiée. Lorsque l'activité économique repartira et elle repartira, le BTP ira droit dans le mur sans main d’œuvre."

Alors, pour favoriser la rencontre entre les chefs d'entreprise et les jeunes à la recherche d'un maître d'apprentissage, le BTP CFA Gard fraîchement rénové (Restructuration : 9,5M€, Internat : 2,2M€, Équipement : 2M€) a organisé ce mardi 2 juillet, un speed-dating nommé : "Je recrute mon apprenti." Une opération menée pour la deuxième année consécutive par tous les CFA du Gard et cette année, par les CFA de la région Languedoc-Roussillon. Le concept est simple. Une quinzaine d'élèves du CFA de Méjannes-lès-Alès, le seul a être spécialisé dans le BTP pour le département et le quatrième en région (Perpignan, Montpellier et Lézignan-Corbières), ont été présélectionnés selon plusieurs critères définis au préalable par les sept entreprises participant ce mardi au speed-dating. A tour de rôle, les élèves défilent devant les chefs d'entreprise et doivent en une quinzaine de minutes, faire part de toute leur motivation. L'an dernier, lors de cette même opération, 100% des offres avaient été pourvues par les entreprises.

Pour Jonathan Vieren, 21 ans, en CAP peintre, c'est l'occasion de pouvoir approcher des patrons après avoir tenté la technique du démarchage téléphonique. "Je n'ai eu que des refus, soit parce que la personne pensait ne pas avoir les moyens, soit parce que certains étaient proches de la retraite etc." Yann Rossignol, chef d'une entreprise de peinture et décoration à Uzès, est lui aussi très satisfait de cette initiative parce que lui, en recherche d'apprentis, n'a jamais reçu aucun appel de jeunes : "Ils ne viennent pas vers nous. Alors je suis passé par le CFA pour recruter un apprenti. Le concept du speed-dating est très intéressant car même si nous n'avons qu'un quart d'heure pour échanger, on peut se rencontrer, voir la personne, connaître ses envies. Je ne suis pas à la recherche d'une main d’œuvre pas chère mais d'une personne à qui on transmet un savoir-faire dans l'esprit du compagnonnage. L'artisanat, c'est une fabrication made in France, il faut savoir le garder."

S.Ma

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