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ALÈS Des retardateurs de flamme conçus à partir de ressources renouvelables… Le nouveau défi des chercheurs des Mines

Photo d'illustration.
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De plus en plus de produits (téléviseurs, disjoncteurs, interrupteurs, etc.) comprennent des retardateurs de flamme (ces substances chimiques qui empêchent ou ralentissent la combustion) . Cependant, réalisés à partir de matériaux polymères (plastiques, caoutchoucs), ces produits se dégradent particulièrement vite, en dégageant des gaz nocifs pour l’environnement et la santé. Ce vieillissement altère‐t‐ il l’efficacité des retardateurs de flamme ? Saura ‐ t ‐ on bientôt concevoir des retardateurs de flamme à partir de ressources renouvelables ?

Du 24 au 26 septembre, à Mèze (34), près d’Alès, une école d’automne sera consacrée au comportement au feu des liens entre vieillissement des polymères (plastiques, caoutchoucs, etc.) et présence des retardateurs de flamme. Enseignants ‐ chercheurs au Laboratoire C2MA des Mines d’Alès, Laurent Ferry, Rodolphe Sonnier et José‐Marie Lopez Cuesta présenteront leurs travaux de Recherche.

Rappelons que les recherches du C2MA portent sur le développement et l’étude de matériaux polymères et de minéraux innovants.

Enjeu économique et environnemental

Avec le renforcement des normes de sécurité, les industriels sont de plus en plus demandeurs de matériaux qui contiennent des retardateurs de flamme (pièces sous capot, interrupteurs, etc.). Mais il faut savoir que la présence de retardateurs de flamme dégrade certaines propriétés des matériaux (moindres performances mécaniques le plus souvent). Dans le même temps, les industriels utilisent des matériaux et des additifs pétro ‐ sourcés. Le défi de l’équipe de Recherche Matériaux Polymères Avancés des Mines d’Alès est de concevoir des retardateurs de flamme à partir de ressources renouvelables, ou des éco ‐ matériaux ignifugés, tout en préservant la performance et la durabilité des matériaux.

Transferts technologiques

Rappelons qu’à l’Ecole des Mines d’Alès, la Recherche est aussi au service du développement économique et des entreprises. S’agissant de transferts technologiques, citons la mise au point de formulations de câbles ignifugés pour la société ACOME, ou la conception de systèmes retardateurs de flamme innovants dans les vêtements de sécurité pour la filière nucléaire (SPERIAN Industrie).

Pour mémoire, les contrats de recherche partenariale représentent 1,3 M€ par an pour le C2MA.

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