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NÎMES. L’ex-agent d’assurance suspecté d’avoir spolié ses clients : 3,8 millions d’euros de préjudice « à minima »

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Différentes armes de 1ere et 4e catégorie soumises à autorisation ont été trouvées dont une mitrailleuse et un PA 11,43, au domicile du quinquagénaire à Châteaurenard. Photo DR/

Deux maisons à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) dont une luxueuse de 300m², une bergerie transformée en mas dans le très prestigieux village de Gordes dans le Luberon (Vaucluse), un appartement à Montpellier et des locaux professionnels à Nîmes, une Range Rover d'une valeur de 48 000€ et une Mini Cooper etc. L'ex-agent de la société d'assurance Allianz, âgé de 51 ans, domicilié à Châteaurenard menait la belle vie. Ce patrimoine révélé grâce à une enquête menée par la brigade financière de la sûreté départementale de Nîmes épaulée par le Groupe d'intervention régionale du Languedoc-Roussillon et évalué à plus de 2M€, le doit-il à la sueur de son front ?

Lundi dernier, soit le 30 septembre, le quinquagénaire ainsi que son épouse et sa secrétaire, ont été interpellés par les policiers de la brigade financière de la Sûreté départementale du Gard pour une affaire d'escroquerie au préjudice de l'assurance et de ses clients dont le montant a été estimé à 3,8M€ "à minima" précise Gil Andreau, directeur départemental de la Sécurité Publique, lors d'une conférence de presse. L'homme est soupçonné d'avoir détourné les fonds à des fins personnels sur des assurances vie pour une quarantaine de clients et des assurances risques pour une centaine d'autres. Et l'affaire s'étalerait sur les huit dernières années. "Mais les trois dernières années, il y a eu une énorme accélération", commente Gil Andreau. Ainsi, au terme de plusieurs audits, la société d'assurance a pointé du doigt plusieurs anomalies pour lesquelles l'agent n'avait pu fournir des explications. Mi-2012, il est congédié tandis que la société poursuit son enquête interne avant de déposer plainte au début de l'année 2013 auprès des policiers de la Sûreté départementale du Gard.

Lors de son audition, l'individu a expliqué que les fonds détournés servaient en fait à garder ses bons clients à qui il faisait payer des cotisations réduites et complétait lui-même la différence avec cet argent.

A l'issue de sa garde à vue, l'homme a été déféré devant le parquet de Nîmes ce mercredi 2 septembre. Il a été mis en examen pour "abus de confiance aggravés, escroquerie, recel, faux usage et usage de faux et blanchiment et placé en détention provisoire. Son épouse et sa secrétaire qui touchait des primes sur chaque dossier, ont été libérées, le parquet a prononcé une mise en examen ultérieure pour "recel et blanchissement" pour la première et "recel" pour la seconde.

Stéphanie MARIN

stephanie.marin@objectifgard.com

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