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FAIT DU JOUR. Le groupe nîmois de l’OIP dénonce des « conditions de détention indignes »

Bernadette Jonquet et François Py. Photo DR/S.Ma
Bernadette Jonquet présidente du groupe local de l'OIP et son fondateur, François Py. Photo DR/S.Ma

Samedi 16 novembre, le groupe nîmois de l'Observatoire International des Prisons (OIP) organise un rassemblement festif devant la maison d'arrêt de Nîmes pour dénoncer les mauvaises conditions de détention. 

Le combat du groupe nîmois de l'OIP ne date pas d'hier. Et pourtant il se poursuit inlassablement pour que les détenus de la Maison d'arrêt de Nîmes puissent obtenir des conditions de détention humaines, "dans un pays comme la France, terre des Droits de l'Homme, c'est tout de même pas croyable que l'on en arrive là !" s'insurge Bernadette Jonquet, présidente du groupe local de l'Observatoire. A chaque rendez-vous donné par les défenseurs de la condition des détenus, les mêmes chiffres reviennent : 420 prisonniers pour 196 places officielles, deux à trois détenus par cellules de 9m² et seulement 142 personnels pénitentiaires (en 2011). "Cette situation de surpopulation de plus de 200% a forcément des conséquences sur le quotidien des détenus déjà difficile au vu de l'état de dégradation du bâtiment. Il faut savoir que depuis la fin de l'année 2012, les détenus n'ont plus d'eau chaude dans les cellules, les travaux devraient être faits, mais on ne sait pas quand." D'autres travaux et notamment la rénovation du parloir qui aujourd'hui est une seule et même pièce, avec la création d'une pièce dédiée aux familles, devaient être réalisés, "mais pour l'heure, il n'y a pas d'action !" Alors comme ils l'avaient fait l'an passé, les membres de l'OIP organiseront ce samedi 16 novembre à partir de 10 heures, une manifestation festive devant les portes de la maison d'arrêt de Nîmes. "Notre but c'est de parler des détenus mais aussi que les détenus nous entendent de leur cellule pour qu'ils sachent que l'on est toujours là."

Les prisonniers français six fois plus porteurs du VIH et de l'hépatite C que la population générale

Les résultats d'étude menée en 2010 par l'Institut de veille sanitaire révélés le mardi 5 novembre confirment  "l’importance de la prévalence du VIH et de de l’hépatite C en milieu pénitentiaire, estimées six fois plus importantes qu’en population générale. En 2009, la prévalence du VIH en population générale était estimée à 0,35% alors que celle du VHC était de 0,8% en 2004" peut-on lire dans l'article. Sur le nombre total de détenus en France en mai 2010 (60 975) un échantillon de 2 154 individus ont été tirés au sort pour réaliser cette étude dont la conclusion précise que :  "La prévalence du  VIH a été estimée à 2,0%, correspondant à plus de 1 200 personnes infectées parmi les 61 000 personnes détenues adultes. La prévalence du VHC a été estimée à 4,8%, représentant près de 3 000 personnes détenues, dont la plupart ont été contaminées par usage de drogues. Au total, 2,5% de l’ensemble des personnes incarcérées en France étaient virémiques pour le VHC (présentaient une hépatite chronique)." Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez ici. Bernadette Jonquet réagit, sans grand étonnement, à cette étude menée par l'Institut de veille sanitaire. "En France, il n'y a pas de véritable de programme de dépistage dans les prisons et aucune politique de prévention des risques. Selon les autorités françaises, la drogue n'existe pas dans les prisons. Ce déni est dangereux puisque c'est un secret de polichinelle, la cocaïne, l'héroïne et autres drogues circulent en prison. Et les détenus, qui n'ont pas accès au matériel stérilisé sont forcés d'avoir recours à des pratiques à risques, telles que l'usage de seringues usagées." D'après l'étude, l'usage de la drogue est la cause de 70% des cas d'infection par le virus de l'hépatite C chez les détenus.

S.Ma

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