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SALINDRES Le centre de tri-mécano biologique est officiellement en marche

Frédéric Gourdin, directeur général de Sita Méditerranée, Daniel Verdelhan, maire de Salindres et Max Roustan coupent le traditionnel ruban devant l'usine de tri baptisée Neoval. Photo DR/EB
Frédéric Gourdin, directeur général de Sita Méditerranée, Daniel Verdelhan, maire de Salindres et Max Roustan coupent le traditionnel ruban devant l'usine de tri baptisée Neoval. Photo DR/EB

Plus de 200 personnes ont assisté ce lundi 16 décembre à l'inauguration de l'unité de tri mécano-biologique de Salindres, baptisée Néoval, en présence de Daniel Verdelhan, maire de la commune, Frédéric Gourdin, directeur général de Sita Méditerranée et Max Roustan, président du Syndicat mixte en charge de la gestion des déchets de la région d'Alès (Smiritom).

Pour le maire de la commune, inaugurer cette nouvelle unité "est un grand soulagement". Photo DR/EB
Pour le maire de la commune, inaugurer cette nouvelle unité "est un grand soulagement". Photo DR/EB

"Le projet a été lancé un peu avant les municipales de 2008 et nous l'inaugurons à la veille de celles de 2014" affirmait ce matin Daniel Verdelhan avant de présenter "la saga de l'opération", son envergure et son utilité pour les 53 communes adhérentes au Smiritom. Conçue, construite et exploitée par Sita, l'usine a pour mission de traiter et valoriser les déchets ménagers, ce qu'elle fait depuis sa mise en service en août 2012. Un peu plus d'une année a été nécessaire pour effectuer tous les réglages garantissant un fonctionnement optimal. Aujourd'hui, les acteurs se sont félicités de l'aboutissement de ce projet, "qui a tant défrayé la chronique" rappelle le maire de la commune, en faisant référence au combat mené par tous les opposants à la création de cette structure. "Il a fallu résister à une pétition signée par plus de 1000 Salindrois qui annonçait une usine source de bactéries, de mouches, de rats, d'odeurs et de centaines de camions poubelles dans les rues de Salindres (...) Nous avons résisté mais la guerre a continué. Nos amis se sont acharnés à 19 reprises contre l'autorisation d'exploiter du préfet et contre le permis de construire. Ils ont perdu tous leurs procès, sauf un, à l'issue duquel le permis a été annulé. Ce petit succès a été obtenu grâce à un summum de la bêtise humaine (...) car il manquait une autorisation de défrichement dans le dossier. Que de temps et d'argent perdu, près de 4 millions d'euros pour le Smiritom et 300 000 euros pour la commune". Daniel Verdelhan est également revenu, avec désolation, sur les propos évoqués par les médias sur le sujet : "Le Canard enchaîné a publié un article s'intitulant "Bienvenue à la poubelle ville de France" ! Mais le comble, ce fut cette émission télévisée sur Salindres, "la ville la plus polluée de France" (...) Un coup sévère a été porté à notre image" regrette t-il. Une image qui s'embellira peut-être avec cette nouvelle unité de traitement présentée comme une réponse à une problématique locale de gestion des déchets et aux règles environnementales en vigueur.

Quatre étapes nécessaires au traitement des déchets

Hall de réception des ordures ménagères. Photo DR/EB
Hall de réception des ordures ménagères. Photo DR/EB

Avec dix salariés, l'usine est capable de traiter 50 000 tonnes de déchets ménagers par an, dont une partie sera revalorisée et l'autre deviendra du compost. Entre 20 et 25 camions viennent déverser quotidiennement leur chargement sur une dalle bétonnée. Un premier tri est d'abord effectué : il s'agit de séparer ce qui est recyclable de ce qui ne l'est pas. Les déchets organiques font ensuite l'objet d'une fermentation avec aération forcée, suivie d'une maturation pour obtenir un compost mûr avant d'affiner ce dernier pour retirer les derniers éléments indésirables. Enfin, les produits valorisables et le compost normé sont stockés et expédiés. Au total, environ 1000 tonnes de déchets sont traités chaque semaine. "L'objectif est de faire en sorte que cette unité devienne la référence régionale en matière de valorisation des déchets" souligne Frédéric Gourdin, directeur général de Sita Méditerranée. Dans le cadre d'un partenariat public-privé avec le Smiritom, Sita devrait exploiter l'équipement pour les 20 ans à venir.

Elodie BOSCHET

elodie.boschet@objectifgard.com

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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