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LA GRAND’COMBE. Trouver un emploi : entre motivation et résignation

Martial, au chômage depuis 2011, aimerait reprendre une formation. DR/EL
Martial, au chômage depuis 2011, aimerait reprendre une formation. DR/EL

Le Pays Grand'Combien organisait hier son 10e Carrefour de l'emploi dédié cette année à l'intérim, avec une vingtaine d'exposants venus d'Alès et des alentours. Objectif : faire correspondre l'offre et la demande. Mais du côté des visiteurs, on reste dubitatif et souvent sans beaucoup d'espoir.

Une petite cinquantaine de demandeurs d'emplois de tous les âges étaient présents hier matin place Jean Jaurès à la Grand'Combe pour rencontrer les agences d'intérim et les organismes de formations. "On a décidé de mettre l'accent sur l'intérim cette année car les gens en ont une vision erronée et négative. Il permet de se mettre le pied à l'étrier et ouvre droit à des formations comme tout type d'emploi salarié", affirme Miloud Essati, conseiller à Relais Emploi, qui dépend de l'agglomération de la Grand'Combe.

Quelques offres sont donc proposées sur place, mais la plupart sont dans le bâtiment et peu correspondent à la demande. "L'intérim ne touche pas tout le monde. Beaucoup recherchent dans la restauration mais les chefs d'entreprise ne passent pas par ce biais dans ce secteur", ajoute Ayat Gaoua, chargée d'accueil au Relais emploi.

Martial, 32 ans, vient de Laval-Pradel et cherche depuis 3 ans. Reconnu travailleur handicapé, la tâche est pour lui d'autant plus complexe : "Je ne peux travailler dans le bâtiment avec mon handicap. J'ai une petite formation de magasinier mais localement il n'y a rien dans ce secteur. J'aimerais faire une formation de jardinier paysagiste mais je viens d'aller voir l'AFPA et la plus proche se trouve à Rivesaltes. C'est trop loin. J'ai effectué plusieurs stages dans ce domaine à la mairie notamment, mais impossible de les prolonger en contrat de travail. Aujourd'hui, il faut un CAP paysagiste pour tondre la pelouse, et mon handicap ne m'aide pas", assure-t-il en quittant les lieux, "je tourne en rond, c'est vrai, mais je reste motivé!"

Malika, 40 ans, et 3 enfants, axe sa recherche sur l'entretien ménager dans le milieu industriel. Avec un BEP Sanitaire et social et une longue expérience comme aide à domicile, elle souhaite changer, mais reste sans espoir. Le métier qu'elle souhaite exercer ne nécessite pourtant pas de qualifications. "J'ai fait le forum d'Alès il y a quelques semaines et je n'ai eu aucun retour. Je porte le voile et ça dérange, même si je l'enlève au moment d'embaucher. Mais ce n'est pas parce-que j'ai ce signe que je ne souhaite pas gagner ma vie honnêtement. C'est important de trouver un emploi dans lequel on se sente bien, c'est notre 2e vie".

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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