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ALÈS Voyage au cœur du 19e siècle

Le traditionnel salut du quadrille, dansé sous Napoléon Ier. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Le traditionnel salut du quadrille, dansé sous Napoléon Ier. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Le traditionnel salut du quadrille, dansé sous Napoléon Ier. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Le parking du Gardon fait un voyage dans le temps aujourd'hui à Alès. Un retour au 19e siècle avec son lot d'objets, de musique, de costumes et de danses qui offre une plongée insolite dans le temps. L'occasion notamment de découvrir la quadrille ou la gigue anglaise, populaires sous l'époque napoléonienne.

L'association des visiteuses de l'hôpital organise pour la 5e année consécutive un marché costumé aujourd'hui à Alès. Une vingtaine de brocanteurs et commerçants aux couleurs des du 19e proposent tout au long de la journée des objets anciens et contemporains au-dessus du parking du Gardon qui accueille, en sous-sol, son traditionnel marché au puces dominical.

Au milieu des étals, un drôle de cortège offrait ce matin un spectacle insolite aux visiteurs toutefois peu nombreux. L'association de danse des Mescladis de Brignon a fait le déplacement pour présenter quelques danses typiques de l'époque napoléoniennes, de la quadrille à la gigue anglaise, en passant par la contre-danse. Le tout en costumes confectionnés spécialement par son président Jean-Claude Mercier : "Ces danses étaient pratiquées par l’aristocratie, car les robes de bal n'étaient pas à la portée de tous", précise-t-il.

La contre-danse, venue d'Angleterre. Eloïse Levesque/Objectif Gard
La contre-danse, venue d'Angleterre. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Après la quadrille française, très solennelle, c'est au tour de la contre-danse de se mettre en piste. Venue d'Angleterre, elle est plus enjouée et s’exécute traditionnellement à partir de 8 personnes. "Les danses de couples étaient rarissimes à l'époque, car il fallait garder une certaine distance entre les hommes et les femmes. La valse existait mais était moralement mal vue si elle n'était pas faite entre époux ou fiancés", explique Jean-Claude Mercier.

Les robes portaient des faux-cul pour améliorer le volume de leur postérieur. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Les robes portaient des faux-cul pour améliorer le volume de leur postérieur. Eloïse Levesque/Objectif Gard

La mode de l'époque voulait que les robes soient rembourrées au niveau du postérieur pour améliorer la silhouette des femmes et éviter que leur jupe ne traîne au sol. "Ça a de l'allure", assure le président de l'association, qui coud lui-même les costumes de ces dames. Cette technique portait le nom de faux-cul, qui a été détourné par le suite pour désigner une personne hypocrite.

Des religieuses pratiquant un lavement sur un homme. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Des religieuses simulant un lavement sur un homme, comme à l'époque! Eloïse Levesque/Objectif Gard
La brocante d'une petite vingtaine de stands. Eloïse Levesque/Objectif Gard.
La brocante d'une petite vingtaine de stands. Eloïse Levesque/Objectif Gard.

 

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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