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VÉZÉNOBRES Le village inaugure son premier marché artisanal africain

Jean est sénégalais et présentait aujourd'hui une démonstration de batik. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Jean est sénégalais et présentait aujourd'hui une démonstration de batik. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Toute la journée dans le cœur de ville de Vézénobres, près d'Alès, un marché artisanal dédié à l'Afrique avait lieu pour la première fois, en présence d'une dizaine d'associations et de quatre écrivains régionaux ayant travaillé sur le continent. Objectif : le faire connaître autrement.

Artisanat, danse, tables rodes, projections, conférence, expositions de photos, plusieurs animations étaient organisées aujourd'hui par l'association Cap Vézénobres afin de permettre aux différents acteurs de se rencontrer et de rencontrer le public.

Ainsi, 4 écrivains régionaux ont fait le déplacement pour présenter leur travail et débattre, à l'instar de Marie-Joséphine Grojean, auteur qui a beaucoup travaillé sur la question de l'eau. "Il est important de parler de l'Afrique autrement. Ce continent est l'avenir de l'humanité. De superficie 3 à 4 fois supérieur à celui de l'Europe, il contient de nombreuses terres riches mais non exploitées. Certes la ruralité représente en moyenne 68% du territoire, mais l'attraction vers les villes est telle qu'il n'y a aucune dynamique dans les villages. Pour y remédier, l'Afrique doit se moderniser, mais à sa manière", affirme l'ancienne journaliste.

A quelques mètres de la salle romane où ont lieu les débats, Jean Touré est venu présenter son travail de batikié qu'il exerce au Sénégal, dans la région de la Casamance. Il s'agit de peinture sur tissu dont le savoir-faire est particulier. Il peut ainsi faire des tableaux, des vêtements ou encore des écharpes. L'homme dessine au crayon son motif puis trempe le tissu dans une coloration de son choix. Il a opté pour le jaune sur la photo ci-dessus. Ensuite, il fixe la couleur avec de la cire chaude, sans enduire les parties qu'il souhaite d'une autre couleur. Il trempe alors le tissu dans une autre teinte, pour ensuite fixer à nouveau les parties qu'ils souhaite conserver de cette nouvelle couleur. Le résultat est bien différent de la peinture au pinceau classique.

Exemple de batik peint par Jean. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Exemple de batik peint par Jean. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Enfin, à l'extérieur, sous le soleil estival des Cévennes, 9 associations sont venues vendre des produits artisanaux au profit de diverses causes : soutien scolaire, constructions d'écoles, tourisme solidaire ou encore réhabilitation d'un cinéma.

Anne-Claire Mortier appelle à toutes les petites mains disponibles pour trouver des fonds pour sauver le cinéma de Guimbi au Burkina-Faso. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Anne-Claire Mortier appelle à toutes les petites mains disponibles pour trouver des fonds et sauver le cinéma de Guimbi au Burkina-Faso. Eloïse Levesque/Objectif Gard

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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