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FAIT DU JOUR A Alès, l’Ecole de la deuxième chance ouvre ses bras aux jeunes sans diplôme

Les élèves de l'Ecole régionale de la deuxième chance. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard
Les élèves de l'Ecole régionale de la deuxième chance. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard

L’École régionale de la deuxième chance a ouvert ses portes en janvier 2009 à Alès. Chaque année, elle accueille plus de 80 jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification.

L'établissement porte bien son nom. Donner une seconde chance à des jeunes qui ont décroché au collège, telle est en effet sa vocation. Financée par la Région Languedoc-Roussillon, l'école s'adresse aux 18-25 ans inscrits à Pôle emploi et motivés pour s'engager dans une dynamique de formation et d'insertion professionnelle. En fonction des profils, elle propose une remise à niveau adapté sur des savoirs de base et une découverte du monde de l'entreprise via des périodes de stages. Objectif ? Aboutir à un emploi ou à une formation qualifiante.

35 heures à l'école

Appelés les stagiaires et non les élèves, les jeunes qui intègrent l'école de la deuxième chance ont des parcours de vie très différents, parfois des histoires douloureuses. "C'est Pôle emploi ou la Mission locale qui les orientent chez nous. Toutes les trois semaines, nous avons des nouveaux qui nous rejoignent. Généralement, ils ont un niveau équivalents aux classes de 3e", explique Laure Paradis, directrice de l'établissement. A leur arrivée, un point leur situation ainsi qu'un bilan de leurs compétences sont effectués. Le but est d'identifier les freins à leur insertion professionnelle et de déterminer les domaines d'activités qui les attirent. Ensuite, les stagiaires doivent être présents 35 heures par semaine au centre, où des cours de mathématiques, français et bureautique sont dispensés par des formateurs du Greta. Selon leurs désirs, ils ont également la possibilité de découvrir des métiers préparés dans le bassin d'Alès dans les classes du Campus de l'apprentissage ou au sein de l'association de formation professionnelle pour adultes (Afpa), par exemple.

Immersion professionnelle

Au bout de quinze jours, les jeunes ont pour mission de décrocher un stage en entreprise. "Ils visent un métier et font eux-mêmes leurs recherches, avec notre accompagnement bien sûr", assure la directrice. Au total, ils doivent se faire une expérience professionnelle de neuf semaines environ. Si ces périodes en entreprises ne sont pas rémunérées, les stagiaires bénéficient néanmoins d'une indemnisation afin qu'ils puissent mener leur formation à bien. "Nous leurs donnons les moyens de s'acheter une tenue correcte, de manger à midi, d'avoir un peu de forfait sur leur téléphone, etc." A l'issue de leurs stages et leur cursus, ils obtiennent une attestation des compétences acquises et parfois des contrats, que ce soit en CDD, CDI ou d'apprentissage. Avec 68 % de sorties positives, l'école régionale de la deuxième chance d'Alès est fière d'avoir pu aider ces jeunes à prendre leur envol. "Nous leur avons mis le pied à l'étrier. Notre objectif : 100 % de réussite !" espère Laure Paradis.

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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