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ALÈS Les ex-salariés de Richard-Ducros toujours soudés

Patrick, Sylvie, Jacques et Michel, anciens salariés de Richard-Ducros. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard
Patrick, Sylvie, Jacques et Michel, anciens salariés de Richard-Ducros. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard
Patrick, Sylvie, Jacques et Michel, anciens salariés de Richard-Ducros. Photo Elodie Boschet/Objectif Gard

L'entreprise alésienne de métallurgie a été liquidée en mai 2011. Ce mardi 29 septembre, le groupe Fayat, qui avait racheté Richard-Ducros, a été condamné à verser 12 millions d'euros pour alimenter le plan de sauvegarde de l'emploi.

La totalité des anciens salariés, soit 284, sont concernés par cette décision. Décision qui avait déjà été prise par le tribunal de grande instance d'Alès, en 2011. Décision qui avait ensuite été confirmée par la Cour d'appel de Nîmes. Une décision, enfin, qui avait été cassée, en septembre 2013, par la cour de cassation. Celle-ci estimait que l'existence d'un co-emploi entre Fayat et Richard Ducros n'avait pas été définie lors des jugements précédents. Finalement, ce mardi, la cour d'appel de Montpellier a condamné le repreneur à affecter 12 millions d'euros au plan de sauvegarde de l'emploi.

Une bonne nouvelle pour Sylvie, Jacques, Michel, Patrick et bien d'autres ex-salariés de l'entreprise de métallurgie. Depuis sa fermeture, ils se sont battus bec et ongles pour toucher des indemnités : 158 ex-salariés se sont engagés dans une procédure collective aux prud'hommes. Ils ont obtenu, en avril 2014, des « dommages et intérêts » dont les montants varient en fonction du poste occupé et de l'ancienneté. « Jusqu'à présent, presque toutes les procédures nous ont été favorables », précise Michel. Malheureusement, elles n'ont pas eu le pouvoir de faire disparaître le sentiment d'amertume ressenti par les salariés. « Cette liquidation a été très mal vécue par tout le monde. Certains ont travaillé toute leur vie à Richard-Ducros et se retrouvent aujourd'hui au RSA ! », lance Sylvie. Et la colère monte d'un cran à l'évocation des propos de Max Roustan, maire de la ville : « Quand nous l’entendons dire que 140 emplois ont été maintenus sur le site, ça nous rend fous. C'est faux ! Seulement quatre anciens salariés ont été réembauchés par les autres entreprises implantées sur place », clame Michel.

Aujourd'hui, parmi les 284 salariés licenciés, 85 d'entre eux se retrouvent sans emploi (dont 69 qui ont plus de 50 ans), 18 sont en contrat à durée déterminée, 62 en contrat à durée indéterminée, 33 à la retraite, 6 ont créé leur entreprise et 5 sont décédés. « Pour ceux qui sont dans une situation précaire et qui n'ont pas encore l'âge de la retraite, le versement du plan de sauvegarde de l'emploi va être une vraie bouffée d'oxygène », commente Jacques. Mais les anciens de Richard-Ducros restent encore vigilants, sachant que Fayat dispose de trois mois pour se pourvoir en cassation après cette dernière décision de la cour d'appel de Montpellier.

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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Un commentaire

  1. Bravo pour le combat des RD : cela ne leur rendra pas leur boulot mais cela leur facilitera la vie surtout pour ceux qui sont encore chômeurs.
    Quant à Roustan , il faudra un jour écrire un livre ( un très gros) sur le nombre et l’énormité de ses bobards complaisamment relayés par son journal de propagande de l’Agglo qu’il dirige via Rivenq mais aussi, ce qui est plus grave, par le Midi Libre local, qui est devenu un journal de révérence plus que de référence. J’y suis abonné par nécessite donc je peux juger plus facilement tous les jours de cette dérive.
    Merci à O G de ne pas suivre ce « modèle » de journalisme et de ne point censurer les commentaires contrairement….

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