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MARCOULE Démantèlement nucléaire : des Assises bien assises

Organisateurs et participants de cette 3e édition des Assises du démantèlement (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Organisateurs et participants de cette 3e édition des Assises du démantèlement (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La troisième édition des Assises du démantèlement s’est tenue hier et aujourd’hui à Marcoule, et s’achève sur un bilan positif.

En passant l’événement sur deux jours au lieu d’un et en proposant des nouveautés, comme la « Route du démantèlement » lundi, l’association organisatrice le Pôle de Valorisation des Sites Industriels (PVSI) a pris le risque de bousculer une formule qui fonctionnait.

« Un rendez-vous incontournable »

A l’heure du bilan, le pari semble relevé. Plus de 80 personnes ont participé, et la « Route du démantèlement » a rassemblé « 27 entreprises, 5 organismes de formation en comptant le nouveau Master » s’est félicité le directeur du CEA Marcoule et président de PVSI Philippe Guiberteau pour qui « pour une première, c’est une réussite. »

Et l’organisateur d’estimer que « ces Assises sont devenues en trois ans un rendez-vous incontournable et très attendu par tous les acteurs de l’assainissement de du démantèlement nucléaire. » Il faut dire que l’assainissement et le démantèlement nucléaire « sont des enjeux considérables » a rappelé Philippe Guiberteau, compte tenu notamment de l’âge avancé de bien des centrales nucléaires françaises, qu’il va bien falloir démanteler dans les années qui viennent.

Des enjeux économiques également, notamment pour le Gard rhodanien. « Les marchés des deux donneurs d’ordre Areva et CEA représentent dès maintenant, pas dans dix ans, et sur la durée plus d’un milliard d’euros, avec un niveau stable voire en augmentation, a noté Philippe Guiberteau. Et une part importante est accessible à vos entreprises suite à des appels d’offres. » Et dans cette optique, le président de PVSI a également annoncé la mise en place d’un « observatoire du démantèlement », « un outil indispensable qui doit permettre de fournir des éléments concernant les marchés en France et à l’étranger (…) et suivre cette information au cours du temps. »

« Organiser, depuis le Languedoc-Roussillon, une filière nationale »

Philippe Guiberteau a ensuite rappelé que « PVSI est né et ancré localement, une volonté, sa légitimité il la tient de sa proximité avec Marcoule », avant de considérer que le Pôle est « un moyen d’innover pour organiser, depuis le Languedoc-Roussillon, une filière nationale du démantèlement, de la déconstruction et de la dépollution », dont le PRAE Marcel-Boîteux, qui jouxte Marcoule, sera « le pivot ».

Tout ça passe notamment par « l’amélioration de la compétitivité des entreprises et de leurs positions sur les marchés internationaux, la pérennisation socio-économique des bassins d’activités concernés par l’arrêt pour démantèlement de certaines installations, l’implantation régionale de nouvelles productions issues des besoins de l’industrie du démantèlement (ou encore) l’extrapolation du savoir acquis à la déconstruction d’autres équipements industriels ainsi qu’à la dépollution de sites », a affirmé Philippe Guiberteau.

Passant aux « actions concrètes pour la filière », le directeur du CEA Marcoule a évoqué le projet de plateforme mutualisée, prévu pour 2017, des projets industriels collaboratifs ou encore le développement de la formation, avec un objectif pour 2016 : « co-construire la filière. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

29 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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