Actualités

ALES Competencia et âpreté pour la Feria de l’Ascension

Bel exemplaire d'Hubert Yonnet lors d'une corrida concours arlésienne (Photo Archives Anthony Maurin)
Les arènes du Temperas vibreront au son des clarines du 4 au 8 mai prochains pour une Feria de l'Ascension qui s'annonce rude mais intéressante sur le papier (Photo Matpib)
Les arènes du Temperas vibreront au son des clarines du 4 au 8 mai prochains pour une Feria de l’Ascension qui s’annonce rude mais intéressante sur le papier (Photo Matpib)

C’est une douce habitude, la Feria de l’Ascension à Alès offre un spectacle différent et propose une vision de la tauromachie plus combative que celle des autres arènes plus « touristiques ». Des toros, des hommes vaillants et des beaux duels en perspective.

Quand on est dans un terrain qui convient à tout le monde, pourquoi en changer? Si un maestro se met entre les cornes, que le public a le souffle coupé mais que le piéton est persuadé qu’il est moins en danger ici qu’ailleurs, les choses se passeront bien. Par contre, s’il n’est plus sûr de son fait, il y a fort à parier que la correction sera immédiate! A Alès, pas besoin de correction puisque le terrain est propice au triomphe de l’idéal « torista ».

Les frères Cuillé et Didier Cabanis ont bien compris cela et suggèrent, en apportant chaque année le sel élémentaire au renouvellement, une feria de haute volée. La recette de l’édition 2016 sera aux accents français avec une grande corrida concours mêlant élevages du sud-est et du sud-ouest.

Bel exemplaire d'Hubert Yonnet lors d'une corrida concours arlésienne (Photo Archives Anthony Maurin)
Bel exemplaire d’Hubert Yonnet lors d’une corrida concours arlésienne (Photo Archives Anthony Maurin)

Samedi 7 mai à 17h, donc, corrida concours de ganaderias exclusivement françaises! Un panachage d’élevages qui verra s’opposer les pupilles d’Hubert Yonnet, las Dos Hermanas de Patrick Laugier, des frères Jalabert, de l’Astarac, de Robert Margé et de Cuillé. Des sangs divers et variés et des toros aux styles et allures très intéressants alliant noblesse et bravoure. Face à ces cornus, trois maestros de bouteille. Le premier,  madrilène très classique et froid, aura la lourde tâche d’ouvrir le bal, c’est Uceda Leal. Avec lui, le fantasque Manuel Escribano qui revient au Temperas après avoir triomphé en 2015. Le natif de Gerena est un torero complet avec une certaine folie au capote, une précision d’orfèvre aux banderilles et une suavité au tiers de muleta. Enfin, c’est le Montois Thomas Dufau qui devra se frotter à deux fers différents. Le jeune a les dents longues mais peine à confirmer, ce contrat sera pour lui une chance supplémentaire de se faire remarquer.

Pour faire face à six toros de ganaderias françaises de qualité, le guerrier Manuel Escribano sera une desclés de la réussite de cette corrida concours (Photo Archives Anthony Maurin)
Pour faire face à six toros de ganaderias françaises de qualité, le guerrier Manuel Escribano sera une des clés de la réussite de cette corrida concours (Photo Archives Anthony Maurin)

Dimanche 8 mai en matinée aura lieu une petite novillada de quatre exemplaires de chez Cuillé pour le vénézuélien Manolo Vanegas et l’espagnol Alejandro Conquero. Si le premier est bien connu de l’aficion gardoise car il est le protégé des directeurs des arènes d’Alès, le second est prêt à franchir le cap du doctorat. Il torée beaucoup et avec panache mais ne convient pas à toutes les arènes. Sa temporada 2015 aura été brillante et son alternative est proche donc Alès contribuera certainement à sa préparation.

En guise de feu d’artifice, la corrida dominicale verra le fer du Curé de Valverde fouler une énième fois le sable du Temperas. Avec cette corrida, les bichos de Jean-Louis Couturier, passeront la barre symbolique des 100 combats dans ces arènes et entrent un peu plus dans la légende alésienne! Pour affronter ces toros très espagnols qui sont devenus très français, Octavio Chacon sera chef de lidia de cette corrida difficile d’accès. Peu de contrats à son actif mais le torero est rassurant et protecteur. Alberto Lamelas, apodéré par le gourou Robert Pilès et blessé ici l’année dernière, revient fort et sera prêt à marquer à nouveau les esprits. Autre torero apodéré par un français, Javier Cortes, sera de la fête. En effet, Stéphane Fernandez Meca et Manuel Campuzano sont en charge de sa carrière. Là aussi peu de contrats mais des beaux gestes, une variété de recours techniques impressionnante et l’envie de triompher font de lui l’outsider.

Enfin, deux courses camarguaises seront au programme. La première aux As et la seconde (une royale de Cuillé) à l’Avenir devraient rassembler le gotha de ce qui se fait de meilleur dans le monde de la bouvine, taureaux et hommes en blanc inclus!

Locations à partir du 1er mars sur www.alescevennes.fr et sur www.feria-ales.fr. Par téléphone au O4.66.56.11.O4 et O6.48.O6.19.7O.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité