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FAIT DU JOUR Nîmes : avant de se jeter à l’eau, l’agglo devra réfléchir

    Le collectif citoyen pense qu'une Délégation de Service Public n'est forcément pas une bonne solution pour l'assainissement et la distribution de l'eau de Nîmes Métropole (Photo Archives)
Le collectif citoyen pense qu'une Délégation de Service Public n'est forcément pas une bonne solution pour l'assainissement et la distribution de l'eau de Nîmes Métropole (Photo Archives)

L'assainissement et la distribution de l'eau sont des sujets sensibles. Nîmes Métropole prévoit depuis 6 ans un tarif unique pour ses 27 communes d'ici 2019. Un collectif citoyen tire la sonnette d'alarme et en appelle au bon sens.

Les taux de perte et de rendement du réseau sont très mauvais pour la ville de Nîmes qui est en DSP depuis 47 ans avec la SAUR... La commune a un des pires taux quand on compare ce qui est comparable. Le "Collectif Citoyen pour un retour en régie publique de l'eau" à Nîmes Métropole existe depuis près d'un an, pour lui, "au niveau national, nous sommes parmi les derniers! Disons que sur 100 litres d'eau assainie, le réseau nîmois en perd 38. C'est totalement anormal car cette eau perdue a un coût qui est répercuté sur la facture des consommateurs, voilà pourquoi notre eau est chère... et la hausse de la facture n'est pas terminée" poursuit le Collectif Citoyen.

Sur les 27 communes de l'agglo nîmoise, 4 sont actuellement en régie publique. Les 4 (Dions, Saint-Chaptes, La Calmette et Cabrières) qui sont d'ailleurs les 4 communes où l'eau est la moins onéreuse de l'agglo.

Une procédure existe pour les agglomérations qui veulent rester en DSP. Il faut qu'elles demandent son avis à la Direction Départementale des FInances Publiques. Pour Nîmes Métropole, le premier avis englobant les DSP "eau potable" et "assainissement" a été rendu en 2013 avec possibilité de poursuivre la DSP jusqu'en 2015 mais pas au-delà de 2017. "Il fallait améliorer la rentabilité du réseau mais rien n'a été fait! Comme si un avis ne suffisait pas, l'agglo en a demandé un second! Pour la DSP "assainissement", l'agglo peut la maintenir jusqu'en 2019 mais pour celle de "l'eau", elle ne doit pas poursuivre après le 1er février 2017... Quand on sait qu'il faut environ 2 ans pour prendre les bonnes décisions, il faut agir dès à présent!" ajoute le Collectif Citoyen.

Les mauvais chiffres du réseau ne font pas baisser la facture (Photo Archives)
Les mauvais chiffres du réseau ne font pas baisser la facture (Photo Archives)

L'arrêt Olivet, qui a fait jurisprudence, remet en cause une DSP qui se reconduit sur une durée trop importante (une vingtaine d'années). "On est en train de nous mettre dans une nasse mais il faut savoir que le marché de Nîmes est un des plus gros de la SAUR en national" brosse le Collectif Citoyen.

En national, justement, le phénomène de la régie publique plait de plus en plus. Les gens s'approprient à nouveau ce sujet et beaucoup de communes passent en régie publique pour avoir la main sur les comptes. "Notre constat va au-delà du simple prix de l'eau... Nous y allons petit à petit pour que les gens comprennent bien ce que nous disons mais nous sommes des citoyens, pas des politiques! C'est toute la question des services publics qui est posée... Ces entreprises (NDLR celles des DSP) se comportent mal et n'ont rien de vertueux. Elles veulent simplement gagner de l'argent mais l'argent gagné n'est pas réinvesti dans le réseau!" lance le Collectif Citoyen.

A Montpellier, le passage en régie publique au 1er janvier 2016 concernait 13 communes, soit environ 80% des habitants de la Métropole. "Pour la première année, la facture va tomber de 10%. Le passage en régie publique n'a pas de coût supplémentaire, ça existe ailleurs, dans des villes plus grandes et pas forcément de gauche! A Montpellier, Véolia, apprenant la possibilité d'un passage en régie publique, voulait baisser ses prix de 50% ce qui veut bien dire que les montpelliérains payaient leur eau 50% trop cher!" conclut le Collectif Citoyen.

Pour la DSP "eau", 16 communes de l'agglo sont à la SAUR, 4 à la Lyonnaise des Eaux et 4 en régie publique. Pour "l'assainissement", 9 sont chez Véolia, 4 à la SAUR, 10 à la Lyonnaise des Eaux et 4 en régie publique.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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2 commentaires

  1. NIMES METROPOLE pourrait créer une régie inter municipale ou communautaire pour que l’eau soit géré directement. Assez du privé pensant à encaisser l’argent et dépensant peu pour les travaux! je suis un électeur de droite, or la ville de Castres gérée par la droite a remise l’eau sen regie depuis 10 ans, le prix de l’eau avait énormément baisser et l’argent réellement utilisé dans l’investissement. Avec les sociétés privées, l’argent financent les beaux sièges sociaux parisiens et non le bien etre local

  2. NIMES si je me souvient est passée au tribunal administratif de MARSEILLE car la ville voulait faire payer une facture d’eau de plusieurs millions d’euro aux communes de NIMES métropole . Chercher l’erreur

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