ActualitésCulture

PALOMA Interview : Minuit, enfant légitime des Rita Mitsouko

Le groupe Minuit. Crédit photo : Arnaud Giacomini
Le groupe Minuit. Crédit photo : Arnaud Giacomini
Le groupe Minuit. Crédit photo : Arnaud Giacomini

Être "fils de" n'est pas toujours simple. Simone Ringer et Raoul Chichin - tous deux enfants de Catherine Ringer et Fred Chichin du groupe Rita Mitsouko- ont pris le problème à l'envers et s'affirment dans la lignée de leurs parents avec le groupe Minuit, hommage assumé qui balaye tout malentendu. 

Leur premier EP est sorti fin 2015 qu'ils sont déjà sollicités partout. Minuit, "parce que c’est l’heure du rêve, de la fête, c’est là où tout peut arriver", est à la lisière de la musique des années 80, froide et électrique à la fois, et la musique électronique qui puise dans le rock son énergie viscérale. Interview.

Objectif Gard. La référence à Rita Mitsouko est complétement assumée dans cet EP. C'est pour éviter que l'on vous pose la question, ce que je suis justement entrain de faire ?

Simone Ringer. C'est juste pour ne rien cacher, on a fait les choses de manière naturelle. Ce n'est pas quelque chose que l'on met en avant non plus, donc libre à tout le monde de nous poser des questions là dessus. On ne va pas le cacher au risque de susciter encore plus les interrogations. C'est une façon de nous libérer mais ce n'est pas intellectualisé. On l'accepte, tout simplement. Et puis, cela ne concerne que deux personnes et dans le groupe on est cinq.

Minuit ce n'est pas que ça non plus, il y a ce mélange assez subtil entre rétro et modernité. Comment vous avez réussi à faire ce lien justement ?

C'est un mélange de référence entre les 60's, les 70's et vachement 90's comme Gorillaz même si ce n'est pas dans l'actualité immédiate. Mais encore une fois ce n'est jamais vraiment réfléchi, c'est plutôt à l'instinct sur ce qui sonne et nous plait.

Le titre Flash est relayé un peu partout depuis quelques mois. J'imagine que le groupe n'a pas été formé il y a six mois. Comment est-il née ?

Cela a commencé par la rencontre de Raoul et Joseph Delmas dans des clubs parisiens où ils avaient chacun leur groupe de rock. Ils étaient plutôt dans les mêmes références à savoir AC/DC, Hendrix. Raoul a rencontré Klem Aubert dans le sud et rapidement ils ont posé les bases de Minuit. Puis il leur fallait une voix et Raoul a pensé à moi. À savoir que j'étais graphiste à Bruxelles et pas du tout dans la musique. Il m'a envoyé quelques démos et j'ai écrit un premier morceau comme ça. Et la dernière pierre de l'édifice, Tanguy Truhé le batteur qui est arrivé pour notre premier concert au Point Ephémère.

Vous dites que vous n'étiez pas dans la musique ?

Enfin pas si loin que ça au final puisque en tant que graphiste je voulais faire des pochettes de disque et des affiches de concert. La musique a toujours été hyper importante mais je ne pensais pas devenir musicienne. Du coup je fais tous les visuels de Minuit, comme la pochette de l'EP par exemple.

Vous n'avez sorti qu'un seul EP pour le moment qui fait déjà parlé de lui. À quand un album ?

On ne s'y attendait pas du tout, ça a été une belle surprise de voir que le public suivait. Après il faut garder notre essence, qui est de faire de la musique pour nous amuser. Le faire avec de la joie c'est communicatif pour le public. On sort d'une tournée de six mois, on a fait une pause et là on repart dès le 17 mars. On n'a pas de date de sortie d'album, on se consacre encore à la composition. Le mot d'ordre, c'est de produire quelque chose de qualité et qui nous plaise donc on prend le temps qu'il faut, on n'a pas envie de se presser à faire 15 morceaux parce qu'il en faut 15. On veut être satisfait de chacun d'entre eux à 100%.

Le 9 avril à Paloma avec La Femme, Grand Blanc et vous, ça sera un beau panel du renouveau de la scène rock française. Et dans la langue de Molière en plus.

Chanter en français, c'est surtout ça qui nous lie, après chacun à un style différent. On a tous plus une culture anglophone, mais la chanson française est importante pour moi. J'adore Véronique Sanson par exemple, mais je ne me sens pas d'écrire en anglais, ce n'est pas ma langue. Il faut défendre le français, je suis content que les gens comprenne ce que je dis. On n'écrira jamais un texte en anglais aussi bien qu'un anglais ou un américain. Pendant des années on a séparé le rock et la chanson française, donc pouvoir associer les deux c'est bien. Nous, on considère qu'on fait de la musique pop dans le sens populaire.

Minuit sera sur la scène de Paloma le 9 avril prochain, avec La Femme et Grand Blanc.

Propos recueillis par Baptiste Manzinali

Publicité
Publicité
Publicité

Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité