Faits Divers

NÎMES Il préfère une cellule à l’isolement plutôt que de rester avec son codétenu trop bavard !

Entrée de la Maison d'arrêt de Nîmes Photo DR
Entrée de la Maison d'arrêt de Nîmes Photo DR

Un dur à cuire qui est en détention provisoire pour une affaire de meurtre n’a pas supporté son codétenu...

Ce dernier, qui purge une petite peine, avait l’habitude de se disputer et de crier au téléphone portable avec sa femme. Lorsque le trentenaire, mis en examen pour un crime, a vu arriver un vendredi après-midi dans sa cellule ce gros bavard, il a vu rouge. Impossible de passer une heure avec lui. Il a immédiatement demandé à parler au chef de son secteur à la maison d’arrêt de Nîmes pour être transféré sur le champ. Oui mais voilà pas facile d’avoir un surveillant à quelques heures d’un week-end. « On verra lundi m’a dit le surveillant », déclare à l’audience le détenu qui ne voulait pas partager sa cellule…

Alors il a trouvé un stratagème. « Il a fait venir un surveillant. Lorsqu’il est arrivé et a ouvert la porte, il a pris une gifle », raconte Me Coralie Sarremejeanne qui obtenu 450 euros de dommages et intérêts pour le surveillant de prison. « On respecte le personnel pénitentiaire », dénonce le procureur qui réclame deux mois ferme. Avec cette agression, le meurtrier présumé a obtenu ce qu’il voulait puisqu’il a quitté son compagnon de cellule pour le quartier d’isolement.

Et à voir sa tête satisfaite à l’audience du tribunal correctionnel de Nîmes, il a incontestablement préféré se retrouver à l’isolement plutôt qu’avec le « fou » du téléphone. « Il allait demander un contrôle judiciaire et avec cet incident il ne peut plus l’obtenir. Il a tout perdu et son geste n’était pas prémédité... Il n’a pas fait venir le surveillant pour le gifler », tempère Me Julien Dumas Lairolle. Mais derrière les cages du box, son client sourire aux lèvres ne paraît pas regretter l’agression. Il a été condamné à 2 mois de prison avec sursis.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

2 réactions sur “NÎMES Il préfère une cellule à l’isolement plutôt que de rester avec son codétenu trop bavard !”

  1. tiens il y a des portables à la maison d’arret de Nimes on pourrait croire que ce n’est qu’à Béziers parce qu’on en parle beaucoup moins ; on peut se poser la question comment celui qui avait le téléphone pouvait t-il ainsi passer son temps à crier au téléphone sans que personne n’intervienne à croire qu’il était « autorisé » à téléphoner ; cela aurait pu éviter la gifle au gardien. On peut voir aussi que pour régler un problème de santé, un incident il faut attendre 48 H voire plus ce qui explique les conflits aussi !

  2. Si je comprends bien, le codétenu a l’habitude de se disputer et de crier au téléphone portable avec sa femme. Téléphone portable… dans la cellule ?!! On croit rêver…

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