ActualitésSociété

VAUVERT A la recherche d’originalité, d’union et d’excellence pour le futur lycée

Marc Jolivet, adjoint aux affaires scolaires, éducation, enfance, jeunesse, Jean-Loup Munier, principal du Collège de la Vallée Verte, Jean Denat, maire de Vauvert, Katy Guyot, adjointe au développement économique, commerce, halles et marchés, agriculture, environnement, communication et Francine Chalmeton, conseillère municipale
Marc Jolivet, adjoint aux affaires scolaires, éducation, enfance, jeunesse, Jean-Loup Munier, principal du Collège de la Vallée Verte, Jean Denat, maire de Vauvert, Katy Guyot, adjointe au développement économique, commerce, halles et marchés, agriculture, environnement, communication et Francine Chalmeton, conseillère municipale (photo Anthony Maurin).

Vauvert renouvelle sa candidature pour un nouveau lycée. Une réunion présentait l'approche du projet. Sa nature sera décisive. Ce lycée devra être singulier et visera l’excellence. Le statut expérimental pourra être la clé du dossier… mais il sera forcément lié au bassin d’emploi!

D’ici 2020, un nouveau lycée à l’ouest de Nîmes sera créé et Vauvert, au centre du seul territoire de plus de 60000 habitants sans avoir ce type de structure compte bien tirer son épingle du jeu. Pour Jean Denat, maire de la ville, "On se rappellera peut-être que c’est ici et ce soir que tout a commencé… On vient vous présenter le projet de lycée que nous porterons ensemble, le Conseil municipale est unanime sur ce besoin mais l’histoire nous le montre, seule la mobilisation pourra nous permettre de l’emporter".

Et l'édile de reprendre "On n’a pas un lycée comme on a un cadeau de fin d’année! Le dossier est ancien... Déjà, en 1989, la première candidature révélait l'enjeu important pour l’avenir de nos enfants! Nous sommes dans l’environnement éducatif de Nîmes et en 1989, notre démarche n’a pas abouti et c’est le lycée Philippe Lamour qui a été construit". En 1998, la Région prévoyait un autre lycée dans le Gard et c’est Milhaud, qui n’était pas candidate, qui décroche la timbale! "Aujourd’hui il faut un lycée au sud-ouest ou à l’ouest de Nîmes car un rapport indique que le lycée de Milhaud est déjà en sureffectif. Beaucaire, Calvisson, Sommières, Vergèze, Aimargues, Quissac, s’agitent... Nous avons un projet et nous sommes mobilisés, j’ai reçu il y a un an le recteur pour un déjeuner en tête à tête à Vauvert et nous pouvons avoir un lycée. La Région engage des études et c’est à la fin qu’elle prendra sa décision. Le but de cette réunion est d'indiquer où nous en sommes. Le 10 mai sera une journée importante pour Vauvert car Kamel Chibli, vice-président à l’éducation de la nouvelle Région, viendra nous rendre visite".

Taper juste pour être choisi

Le projet pourrait être déposé d’ici la fin de l’année par les services de la ville. Une première étude, qui portait sur l’évolution des effectifs dans le Gard est lancée par la Région (sur 4 au total). Quelle doit être la taille du lycée? La Région semble la calibrer sur l'accueil de 750 élèves. Il fadra aussi une projection économique et sociale sur 10 ans, analyser le taux d’évasion scolaire d’Aigues-Mortes à la mer car les gamins se débrouillent pour choisir des options qui sont enseignées à Lunel pour ne pas aller à Nîmes... Mais il faudra également faire l'inventaire immédiat et à venir des besoins des entreprises locales pour être en lien avec son territoire, pas seulement sur la formation initiale mais aussi sur l’apprentissage.

Pour la très mobilisée Katy Guyot, "Notre candidature a des atouts! La forte progression démographique, 17 communes seront concernées, Vauvert est la 7ème ville du département, nous sommes bien pourvus en termes d’accessibilité et de transport, notre bassin d’emploi est en plein développement, la position de la ville est centrale dans le sud du département, nos équipements publics sont de qualité et nombreux, le terrain sur lequel peut être construit le lycée est rapidement disponible, non inondable et situé derrière la gare dont la desserte est appelée à être améliorée… Notre territoire est jeune, la moitié des habitants a moins de 29 ans dans le sud du département!" autant de points qu'élus et vauverdois vont s'atteler à défendre.

Avec sa gare, la commune se positionne actuellement pour obtenir 14 allers-retours par jour entre Nîmes et Vauvert. Les langues, la musique, les métiers rares issus de nos traditions et de notre culture, une commission permanente de travail, la récupération des adresses mails, un pétition en ligne, une campagne d’information, une enquête, des motions de soutiens ou encore l'ouverture symbolique d’une première classe sont des idées d'actions ou de projet pédagogique.

Répondre aux exigences du territoire

"Un lycée, ça fédère, ça fait venir de nouvelles familles, ça enlève des temps de trajets dont nos enfants souffrent depuis des décennies. Le lycée nous ferait passer de village à ville car actuellement nous sommes un peu entre les deux. La candidature de Vauvert est crédible et sérieuse. Il faudra l'étoffer mais c’est la mobilisation et l’envie de la population qui feront la différence! Aujourd’hui, nous posons une sorte de première pierre, ce lycée, c’est nos Jeux Olympiques!" brossait la première adjointe Katy Guyot.

En tout cas, la candidature devra réponde aux exigences, y compris économiques, du territoire. Ce lycée sera en rapport avec le bassin d’emploi. Les industriels ont des besoins et ce lycée pourrait leur apporter de la main d’œuvre qui manque de qualification. Avec un projet pédagogique singulier, il faudra qu'élus et vauverdois s'entendent sur leurs souhaits et sur ceux de leurs enfants.

Pour Jean-loup Munier, principal Collège Vallée Verte "J'ai un recul de 5 ans sur ce territoire. Chaque année, les élèves ne suivent pas forcément leur premier vœu demandé, ils choisissent par défaut à cause de l’éloignement, il faut mobiliser ces élèves!".

Une prochaine réunion, peut-être fin juin permettra aux absents de venir aux nouvelles et d'être force de proposition. "Nous ne détenons pas la vérité, si vous voulez nous accompagner dans ce projet, ça ne peut être qu’un plus!" concluait Katy Guyot.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

A lire également

Close
Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité