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SAINT-GILLES « Si vous voulez voir des toros… »

La salle polyvalente était bien garnie pour la présentation des cartels de la Feria de la Pêche et de lAbricot édition 2016, 20 ans après la première moisson (photo Anthony Maurin).
La salle polyvalente était bien garnie pour la présentation des cartels de la Feria de la Pêche et de l'Abricot édition 2016, 20 ans après la première moisson (photo Anthony Maurin).

Une Feria de la Pêche et de l'Abricot aux accents français et toristas. Novillada concours d'élevages du cru et corrida de toros de Mollalta pour Fandiño, Ureña et Joubert.

Christophe Sevilla, créateur de la Feria de Pêche et de l'Abricot, se rappelait les débuts de cette aventure. "A la mise en place de la feria, on me disait que c'était un projet un peu fou, une utopie en terre de course camarguaise et de fête votive. Après quelques succès, le feria prenait enfin entre celles de Nîmes et d'Arles. Nos fondamentaux? L'exigence, la passion, le plaisir et la détente! 20 plus tard, cette feria est plus jeune que jamais". Un livre sera bientôt d'ailleurs disponible pour les nostalgiques ou les curieux.

C'est un lot de surprises que réservent les cartels de ces noces de porcelaine. La Délégation de Service Public renouvelée, Julien Miletto et Pierre Henry Callet pouvaient aisément se remettre au travail et concocter une feria variée et plaisante.

En ouverture aura lieu la finale du bolsin taurin de Nîmes Métropole avec des becerros des frères Jalabert. Le samedi en matinée, c'est une capea des practicos qui sera au programme. Pour celles et ceux qui voudront s'essayer à l'art de la tauromachie ou de l'esquive, quelques cornus seront à disposition afin que vous puissiez connaître le frisson du toreo. Mais le samedi après-midi, les choses sérieuses commencent dans les arènes Emile Bilhau.

Julien Miletto est revenu sans polémiquer mais avec aplomb sur les propos tenus ces derniers temps dans le monde de la tauromachie (photo Anthony Maurin).
Julien Miletto est revenu sans polémiquer mais avec aplomb sur les propos tenus ces derniers temps dans le monde de la tauromachie (photo Anthony Maurin).

"Ça a été long... Nous choisissions une orientation et quelques jours après, nous options pour l'opposé! Il fallait surfer sur la vague de colère qui existe depuis le début de la saison. Les aficionados ne sont pas des pisses-vinaigre, ils paient leur place et ont droit au respect!" lâchait Julien Miletto.

Vrais débuts avec une novillada concours un peu particulière parce qu'elle verra s'affronter 6 exemplaires d'élevages français. Gallon, Blohorn, A&F Tardieu, Cuillé, Los Galos et San Sebastian. Face à ces 6 beaux bébés, 3 jeunes hommes en pleine bourre. Manolo Vanegas qui vient de gracier un novillo à Alès, Andy Younes qui multiplie les triomphes et Adrien Salenc qui a démarré dans la catégorie il y a quelques jours. Andy Younes avouera que "ce projet donne beaucoup d'illusions, pour moi c'est la troisième année que je suis au programme de cette feria et c'est toujours un plaisir de venir ici". Pour la petite histoire, Manolo Vanegas combattra le frère du novillo "sauvé" qu'il a affronté à Alès.

(Photo Anthony Maurin).
Manolo Vanegas devant le frère gracié de son prochain opposant de Saint-Gilles (Photo Anthony Maurin).

Le dimanche matin, une novillada sans picador organisée par le Centre Français de Tauromachie et avec du bétail de Los Galos permettra de se mettre en chauffe. A 17h30, "on constate que vous en avez ras-le-bol de voir les mêmes cartels. Les toros du jour sont inconnus en France mais connus en Espagne. Leur présentation est digne de celle de Madrid, si vous voulez voir des toros, vous viendrez à Saint-Gilles" poursuivait l'ancien maestro.

A gauche (Photo Anthony Maurin)
Thomas Joubert lors de son triomphe arlésien lors de la feria de Pâques 2016 (Photo Anthony Maurin)

Corrida de Mollalta. Une ganaderia qui n'a pas 20 ans, qui est de souche Torrealta et qui offre toréabilité et bravoure. Face à ces bestiaux, Ivan le terrible? Non, Ivan Fandiño qui sait parfois être terrible. Sa brutalité sera contrastée par ses deux compagnons de cartel. Paco Ureña, un maestro de sentiment et de ferveur et Thomas Joubert, un diestro d'émotion et de candeur. Trois toreos différents pour un seul et même but affiché, faire plaisir aux aficionados déçus. Ureña a régalé Séville, Joubert a mis le feu à Arles et Fandiño devra se réveiller pour être à la hauteur. Suerte!

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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