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BAGNOLS La ville met l’accent sur la sécurité, et assume « les coûts et embêtements supplémentaires »

Le chef de groupe de la police municipale de Bagnols Bruno Milliet, l'adjoint à la sécurité Michel Cégielski et le maire Jean-Christian Rey, ce mardi matin (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le chef de groupe de la police municipale de Bagnols Bruno Milliet, l'adjoint à la sécurité Michel Cégielski et le maire Jean-Christian Rey, ce mardi matin (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le chef de groupe de la police municipale de Bagnols Bruno Milliet, l'adjoint à la sécurité Michel Cégielski et le maire Jean-Christian Rey, ce mardi matin (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« C’est le prix à payer » : au moment de présenter ce mardi matin les mesures de sécurité prises par la ville dans le cadre de la prolongation de l’état d’urgence, le maire de Bagnols Jean-Christian Rey n’a pas cherché à se cacher.

C’est que comme toute mesure sécuritaire, celles prises par la ville vont avoir un impact, notamment sur les parents d’élèves bagnolais.

Car après l’attentat de Nice et un été marqué par « la forte mobilisation des élus, de la police municipale et de la police nationale », dixit l’édile, la rentrée scolaire à venir pose de nouveaux défis sécuritaires dans la France de 2016, sous état d’urgence prolongé. Ainsi, les écoles et des multi-accueils de la ville vont voir leurs abords « sécurisés ».

Plus de stationnement aux abords des écoles

Concrètement, pour l’école Célestin-Freinet par exemple (mais ce sera le cas pour les autres également), « le stationnement sera interdit 7 jours sur 7 tout le long de l’école, mais pas l’arrêt, pour que les parents puissent déposer leur enfant, et les parents pourront descendre de voiture pour accompagner leur enfant à la maternelle », présente l’adjoint à la sécurité Michel Cégielski. A partir de la rentrée, les places de stationnement du chemin des écoliers n’en seront plus. « Un panneau d’information et l’arrêté municipal seront disposés en entrée de rue plusieurs jours en amont », poursuit l’élu.

Forcément, une telle mesure multipliée par le nombre d’écoles élémentaires publiques et privées de la ville va créer « des embêtements », a noté le maire. On peut prédire sans trop s’avancer qu’il y aura des embouteillages aux heures d’entrée et de sortie, sans compter la difficulté pour les parents habitués à venir en avance pour attendre leur bout de chou dans leur voiture devant l’école, qui ne pourront plus le faire, le plus simple étant, comme l’a affirmé Michel Cégielski, « peut-être de se garer sur un autre parking et de venir à pied. »

« On demande à tout le monde d’être responsable et d’accepter les embêtements supplémentaires, il faut savoir les accepter pour continuer à vivre et ne pas céder à la panique et à la psychose », a poursuivi Jean-Christian Rey avant de préciser que la municipalité avait préféré « anticiper » les circulaires ministérielles qui arriveront à la fin du mois.

Et pour les récalcitrants, « une patrouille de police municipale et une patrouille volante seront sur place », précise Michel Cégielski, et les 1 200 familles des 1 500 enfants scolarisés à Bagnols vont recevoir un courrier leur récapitulant les changements dans les prochains jours. Par ailleurs, un site internet va être mis en ligne pour compléter l’information des parents et des riverains.

600 barrières de plus

Hors des écoles, les mesures de sécurité concernent aussi les événements festifs. « Nous les avons répertoriés, nous en avons déplacé quelques uns, placé du double barriérage, des voitures et fait appel à des prestataires privés, le tout en coordination avec les polices municipale et nationale » a énuméré Jean-Christian Rey.

La ville a également mis l’accent sur le marché : « à force de le faire depuis le XIIe siècle, on a pris quelques mauvaises habitudes », a lancé le maire. Alors la police municipale vient redonner les règles de sécurité, et rajoute des barrières. « Et on fait plus de patrouilles sur le marché », abonde le chef de groupe de la police municipale Bruno Milliet.

Pour ces dispositifs, la ville a acheté des barrières en plus, beaucoup de barrières : « nous avons acheté 200 barrières et 400 supplémentaires vont arriver, ce qui fait 8 000 euros à l’arrivée, c’est un coût nécessaire » affirme Jean-Christian Rey qui assume « les coûts et les embêtements supplémentaires. » De toute façon, il faudra s’y habituer, comme le maire l’a confirmé : « ces dispositifs s’inscrivent dans la durée. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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5 commentaires

  1. On voit que l’action sécuritaire a monté d’un cran sur la ville. Et c’est tant mieux. Ecoles, place Mallet, commerces… aux élus de continuer de travailler en priorité sur ces sujets. On attend du résultat.

    1. oui. En matière de sécurité notamment des enfants aucune raison de distinguer de enfants du privé et du public.

  2. Vous vous rendez compte ou nous en sommes, obliger de sécuriser nos enfants qui ne causent aucun problème eux.
    C’est le monde à l’envers.pauvre société (malade)

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