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FOURQUES Succès garanti pour les traditions et leur défilé

Instant ancré au début de siècle dernier... (Photo Anthony Maurin).
Beaucoup de monde avant larrivée du défilé aux arènes (Photo Anthony Maurin).
Beaucoup de monde avant l'arrivée du défilé aux arènes (Photo Anthony Maurin).

Bénédiction de chevaux, foire équine, taureau à la broche, défilé des traditions et de la ruralité locales, course camarguaise... voilà ce que proposait la 36ème Foire aux chevaux du village bordé par le Rhône.

Le dimanche aura réellement connu un succès retentissant. Aux abords de Fourques, les voitures sont garées un peu partout et il devient difficile de trouver une place. A l'entrée du cœur de ville, un péage, une sorte d'octroi, est exigé. Quelques petits euros symboliques pour assister de bon cœur au grand moment qu'est le défilé et pour participer en même temps à une grande tombola.

Sur les trottoirs, riverains et visiteurs sont réceptifs aux belles choses (Photo Anthony Maurin).
Sur les trottoirs, riverains et visiteurs sont réceptifs aux belles choses (Photo Anthony Maurin).

Cela fait 43 ans que ça dure et cette année, par de raison de changer! Les thèmes traditionnels et ruraux du célèbre "grandiose défilé" sont à la hauteur des attentes des "spectacteurs". Certains se sont costumés à la manière d'une époque ou d'un métier mais la majorité demeure assise sur les trottoirs et attend patiemment que le convoi défile tranquillement sous ses yeux.

Des appareils photos partout, des enfants qui courent, des personnes âgées aux yeux brillants et un grand soleil sont au rendez-vous. Instant familial par excellence, cette fête populaire joue son rôle de cohésion sociale à merveille.

Létandard est levé pour le Réveil Tarasconnais (Photo Anthony Maurin).
L'étendard est levé pour le Réveil Tarasconnais (Photo Anthony Maurin).

En ouverture, des gens uniques qui ne sont pas encore tombés dans la frénésie des peñas et autres bandas... Le célèbre Réveil Tarasconnais, une sorte de clique au grand cœur qui rappelle quelques souvenirs plaisants aux anciens! L'étendard des clubs taurins Paul Ricard ouvre comme toujours le bal.  Symboles de la jeunesse Christopher et Stella, montés sur un cheval Camargue, seraient la représentation parfaite de l'avenir de la région. Ils présideront l'ensemble de la cérémonie.

Mandy Graillon, Reine dArles, avec ses Demoiselles, le Maire de Fourques est le plus heureux des Maires (Photo Anthony Maurin).
Mandy Graillon, Reine d'Arles, avec ses Demoiselles et le Maire de Fourques, certainement le plus heureux des Maires de France (Photo Anthony Maurin).

Les attelages prennent le relais. En vis-à-vis ou en wagonnette les calèches supportent le poids de l'histoire de Fourques et de son territoire. La Reine d'Arles Mandy Graillon, accompagnée de ses demoiselles d'honneur et du maire de Fourques Jean-Luc Pujol, lançait les festivités.

La cornemuse est bien provençale avec lensemble Souna Maï (Photo Anthony Maurin).
La cornemuse est bien provençale avec l'ensemble Souna Maï (Photo Anthony Maurin).

Les barulaïres, association d'attelages, se montreront sous leurs plus beaux atouts. Soudain, un son étrange dans le lointain... Sommes-nous en Bretagne? On dirait pourtant une cornemuse! Mais ce drôle d'instrument n'aurait rien de breton et serait bien provençal. Preuve en est le résultat de quelques fouilles archéologiques arlésiennes qui ont mis au jour ledit instrument! L'ensemble Souna Maï est tout simplement envoûtant.

A Beaucaire, les Arlésiennes avaient leurs différences (Photo Anthony Maurin).
A Beaucaire, les Arlésiennes avaient leurs différences (Photo Anthony Maurin).

Ensuite, viennent les costumes et leurs différentes arlésiennes. On apprend ainsi qu'à Beaucaire, la dentelle est visible à certains endroits alors qu'ailleurs elle est finement dissimulée. L'anecdote aura sans doute fait sourire Julien Sanchez, présent dans les arènes. L'association Tour Magne Gardiane de Nîmes est également au rendez-vous tout comme de belles amazones d'ailleurs.

Les fleurs ont aussi leurs histoires  A Beaucaire, les Arlésiennes avaient leurs différences (Photo Anthony Maurin).
Les fleurs ont aussi leurs histoires (Photo Anthony Maurin).

La "Fête des fleurs 1900" donne quant à elle un goût particulier à la cérémonie. Selon l'histoire, elle était organisée le premier dimanche du mois de juin au bois de Boulogne, à Paris, sur l'allée des Acacias... Fête de bienfaisance en faveur des victimes du devoir, elle permettait de rendre hommage à ceux qui mourraient dans l'accomplissement de leur devoir. Un peu comme à Fourques en 2016!

Instant ancré au début de siècle dernier... (Photo Anthony Maurin).
Instant ancré au début de siècle dernier... (Photo Anthony Maurin).

Pour relancer les festivités, un musicien posté avec son groupe sur une calèche joue d'un instrument unique... Une washboard (planche à laver). Evidemment, ce n'est qu'au sein d'un excellent jazz band que l'on peut voir ce genre de chose!

Le village revit les années 1900 (Photo Anthony Maurin).
Le village revit les années 1900 (Photo Anthony Maurin).

Retour  dans un passé plus lointain avec un tableau dédié à la Cour des miracles. Des chevaliers d'Occitanie et leurs dames précèdent le convoi de gueux, malades et prisonniers. Pour finir, c'est forcément à la vigne que font écho les plus nombreuses célébrations. De sa taille à sa production en passant par sa protection contre les maladies et la vinification de son nectar, rien n'est oublié.

Les chevaliers dOccitanie entrent en piste (Photo Anthony Maurin).
Les chevaliers d'Occitanie entrent en piste (Photo Anthony Maurin).
Les prisonnières de la Cour des miracles (Photo Anthony Maurin).
Les prisonnières de la Cour des miracles (Photo Anthony Maurin).

La récolte du raisin et sa conservation en tonneau ainsi qu'une distribution générale de petits grains sucrés ont bien fait grincher quelques roumégaïres mais l'essentiel aura permis de passer une excellente journée clôturée par une Royale de Fabre Mailhan comptant au Trophée des As.

Une dizaines de calèches avec leur attirail viticole (Photo Anthony Maurin).
Une dizaines de calèches avec leur attirail viticole (Photo Anthony Maurin).
Des familles et des métiers (Photo Anthony Maurin).
Des familles et des métiers (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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