A la uneActualités

GARD Votre commune a-t-elle gagné (ou perdu) des habitants en cinq ans ?

(By Marmelad, via Wikimedia Commons)
(By Marmelad, via Wikimedia Commons)

Comme chaque année à pareille époque, l’Insee vient de publier les nouvelles populations légales. L’occasion de voir comment la région, le département et ses plus grandes communes s’en sortent.

Tout d’abord, une précision : les chiffres que vient de publier l’Insee concernent les populations légales au 1er janvier 2014, en vigueur depuis le 1er janvier 2017. La photographie ici décortiquée est donc en réalité âgée de trois ans, ce qui ne l’empêche pas de faire émerger une tendance sur cinq ans (2009 - 2014) et même, en reprenant l’article de l’année dernière, sur un an (2013 - 2014).

Nîmes et les petites communes tirent leur épingle du jeu

Cette précision faite, démarrons l’analyse par le niveau régional : au 1er janvier 2014, notre région Occitanie comptait 5 730 753 habitants, un chiffre en hausse de 4,70 % par rapport à 2009, et de 0,82 % par rapport à 2013. Le Gard s’en sort bien aussi, avec une population en augmentation de 4,86 % entre 2009 et 2014, à 736 029 habitants. Sur un an, de 2013 à 2014, le Gard gagne un peu moins de 3 000 habitants, soit 0,39 %.

Quelles sont les villes qui portent cette dynamique ? S’il y a un enseignement de cette dernière fournée de chiffres, c’est que le Gard est bel et bien un département rural, centralisé autour d’une grande ville, Nîmes. Ainsi, c’est à la fois dans les communes de taille modeste et dans la préfecture qu’il faut chercher les plus fortes progressions.

La vue sur les arènes est imprenable. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
La vue sur les arènes depuis le musée de la Romanité est imprenable. (Photo d'archives : Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Du côté de la cité des Antonin, la population a cru de 7,25 % de 2009 à 2014, passant de 143 917 à 154 349 habitants. Sur un an, la ville gagne un peu plus de 300 habitants, soit + 0,22 %. Si la démographie de Nîmes est dynamique, la palme de la progression 2009 - 2014 revient à Aimargues, avec + 27,02 % (!). La commune passe ainsi de 4 259 à 5410 habitants, et affiche également la plus grosse progression sur un an (4,89 %). Vergèze suit avec + 18,87 % de 2009 à 2014 (5133 habitants contre 4318) mais n’a pas progressé de 2013 à 2014 (-0,25 %). On trouve ensuite Saint-Privat-des-Vieux, qui progresse de 14,51 % en cinq ans, passant la barre des 5 000 habitants (5231 âmes). Plus près de Nîmes, Manduel progresse de 15,10 %, passant de 5 773 habitants en 2009 à 6 645 habitants en 2014, et progresse de 3,2 % sur un an.

La Mairie d'Aimargues (Photo d'archives : Anthony Maurin / ObjectifGard)
La Mairie d'Aimargues (Photo d'archives : Anthony Maurin / ObjectifGard)

Peuvent également être citées au tableau d’honneur Calvisson (+ 9,80 % à 5 420 habitants), Laudun-l’Ardoise (+ 7,72 % à 6 180 habitants), Bellegarde (+ 7,47 % à 6 806 habitants), Bouillargues (+ 5,3 % à 6418 habitants), Le Grau-du-Roi (+ 4,49 % à 8 464 habitants) ou encore Aigues-Mortes (+ 3,66 % à 8 504 habitants).

Villeneuve et Alès perdent des habitants, Bagnols stagne

Du côté des villes de plus de 10 000 habitants, c’est moins glorieux : Villeneuve-lès-Avignon décline encore, avec une population qui baisse de 5,92 % entre 2009 et 2014 (12 172 habitants contre 12 938). Et la tendance ne semble pas à l’inversion de la courbe pour la cité cardinalice, qui a perdu encore 150 habitants de 2013 à 2014 (- 1,2 %). Pendant ce temps, ces voisines des Angles (+ 2,15 % en cinq ans, à 8 657 habitants) et de Rochefort-du-Gard (+ 5,75 %, à 7 683 habitants) font montre de leur dynamisme et mettent en lumière les difficultés de Villeneuve-lès-Avignon, où plusieurs projets immobiliers d’envergure en cours pourraient contribuer à stopper la baisse dans les prochaines années.

Une vue de la tour Philippe le Bel depuis une meurtrière du fort Saint-André, à Villeneuve (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)
Une vue de la tour Philippe le Bel depuis une meurtrière du fort Saint-André, à Villeneuve (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

Plus au nord, Alès fait grise mine et perd 3,74 % de sa population en cinq ans en passant de 42 852 habitants en 2009 à 41 249 en 2014. Là aussi, la dynamisme de sa voisine Saint-Privat-des-Vieux mais également de Saint-Christol-lès-Alès (+ 5,69 % en cinq ans, à 7 204 habitants) font contraste, d’autant qu’Alès a encore perdu près de 800 habitants entre 2013 et 2014 (-1,84 %). A la baisse aussi, Saint-Gilles perd près de 500 habitants en cinq ans et passe de 13 940 habitants en 2009 à 13 469 âmes en 2014 (-3,38 %). Une tendance baissière qui se poursuit sur un an, avec -2,35 % de 2013 à 2014.

Le Pont Vieux d'Alès au fil de la nuit. EL/OG
Le Pont Vieux d'Alès au fil de la nuit. EL/OG

Parmi les dix plus grands villes hors Nîmes, seules deux communes progressent significativement. Ainsi, Vauvert atteint +2,18 % (11 470 habitants en 2014 contre 11 225 habitants en 2009), et reste linéaire, avec +0,81 % sur un an, et Uzès progresse elle aussi de 2,18 % de 2009 à 2014 (8 946 habitants contre 8 755), mais semble plafonner (-0,34 % de 2013 à 2014). Bagnols progresse elle aussi, mais très timidement, de + 0,51 % de 2009 à 2014 (18 633 habitants contre 18 538) et stagne sur un an (-0,1 % de 2013 à 2014). La troisième ville du département freine donc la baisse mise en lumière l’année dernière, et creuse l’écart avec Beaucaire, qui perd 0,27 % sur cinq ans (de 16 089 à 16 047 habitants) et 1,22 % de sa population de 2013 à 2014. La ville restait pourtant sur une belle progression de 2008 à 2014, mais semble arriver à un pallier.

Toujours chez les plus grandes villes, Pont-Saint-Esprit voit sa démographie reculer de 0,94 % 2009 à 2014, et passe de 10 490 à 10 392 habitants. Un vrai coup de frein pour la ville du Gard rhodanien, qui perd même 2,51 % de ses habitants, soit environ 250 personnes, de 2013 à 2014. Marguerittes voit elle aussi sa population s’effriter, et perd 1,49 % en cinq ans (8 727 habitants contre 8 859). Une baisse qui se poursuit sur un an, avec 63 habitants en moins de 2013 à 2014 (-0,72 %).

Le Pont-Saint-Esprit (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le Pont-Saint-Esprit (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

Des chiffres tout sauf anecdotiques, puisqu’ils conditionnent notamment le montant des dotations de l’Etat accordées aux communes pour qui une baisse de population peut vite être synonyme de manque à gagner financier.

Les dix communes les plus peuplées du Gard au 1er janvier 2014

1 - Nîmes : 154 349 habitants (+7,25 %)

2 - Alès : 41 249 habitants (-3,74 %)

3 - Bagnols-sur-Cèze : 18 633 habitants (+0,51 %)

4 - Beaucaire : 16 047 habitants (-0,27 %)

5 - Saint-Gilles : 13 469 habitants (-3,38 %)

6 - Villeneuve-lez-Avignon : 12 172 habitants (-5,92 %)

7 - Vauvert : 11 470 habitants (+2,18 %)

8 - Pont-Saint-Esprit : 10 392 habitants (-0,94 %)

9 - Uzès : 8 946 habitants (+2,18 %)

10 - Marguerittes : 8 727 (-1,49 %)

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Etiquette

Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

Vous aimeriez aussi

2 réactions sur “GARD Votre commune a-t-elle gagné (ou perdu) des habitants en cinq ans ?”

  1. Curieux dans le SCOT Roustan a inventé , avec le cabinet Nicaya probablement, un scénario dynamique de son INSEE (à lui) qui doit faire passer Alès à 60.000 habitants en 2030 soit l’un des taux de progression démographique le plus fort de France! Il l’a fait gober ses élucubrations au commissaire enquêteur et aux membres du pays cévennes ( Scot) qui ont approuvé. Là c’est mal parti.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité