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NÎMES La truffe a sa fête au faîte de sa gloire

Michel Tournayre, SophieRoulle, Louis Teulle et Bruno Dupuy (Photo Anthony Maurin).
Michel Tournayre, SophieRoulle, Louis Teulle et Bruno Dupuy (Photo Anthony Maurin).

C'est le bébé de Bruno Dupuy, la Fête de la Truffe à Nîmes existe depuis 11 ans et se tiendra les 27, 28 et 29 janvier prochains sur la place du Marché et dans de nombreux restaurants nîmois.

Nîmes n'est pas encore répertoriée dans l'inventaire des villes où la truffe est reine. Uzès y est toute puissante c'est alors tout-à-fait normal que la préfecture gardoise tente de se rapprocher de cette aura internationale en invitant ce champignon à ses festivités hivernales.

Chaque année depuis 11 ans maintenant, la truffe est la star d'un week-end nîmois gourmand et gourmet. "Pour le dernier week-end de janvier, la truffe s'installe sur la Place du Marché. Il y aura une belle production locale vendue par les trufficulteurs gardois mais aussi des produits du terroir" explique Sophie Roulle, adjointe au maire déléguée à la redynamisation du centre ville et aux animations commerciales. Même les scolaires ne seront pas oubliés et pourront assister à quelques animations oeuvrant pour la défense et la compréhension du roi des champignons.

La Tuber melanosporum dans toute sa splendeur avec en arrière plan la fameuse machine à calculer... (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)
La Tuber melanosporum dans toute sa splendeur avec en arrière plan la fameuse machine à calculer... (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

Cette année la récolte, même un peu faiblarde, sera de qualité. Au lieu des 50 tonnes habituelles la France ne sortira que 35 tonnes de ce champignon objet de toutes les convoitises. Pour les petits trufficulteurs qui ont arrosé leurs arbres, ça ira mais pour les grand qui ne bénéficient pas de ces onéreuses infrastructures, c'est plus compliqué alors les prix flambent et atteignent à Paris le chiffre de 2690 euros au kilo!

Et si la truffe atteint ces tarifs, c'est parce qu'elle est onéreuse à "faire pousser"... Il faut planter des arbres truffiers, attendre que les première récoltes arrivent 7 ou 8 ans plus tard. Ensuite, on récolte pendant 15 ou 20 ans puis il faut arracher et replanter en laissant le temps au temps.

Louis  Teulle, Président du syndicat des trufficulteurs gardois, avoue qu'il désire "démocratiser la truffe que l'on croit rare et chère... Sur le Pays d'Uzès, nous avons des animations tout au long de la saison et Nîmes et sa fête en font partie. Ici, on s'extrait d'Uzès et nous voulons amener un autre public vers la truffe. Les gens pourront voir, sentir et toucher les truffes. Ils verront une démonstration de cavage, pourront déguster et bien entendu acheter des truffes".

A la lumière artificielle, la truffe s'étale (Photo anthony Maurin : ObjectifGard)
La truffe (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

Après une belle labellisation en Grand Site du Goût, le Gard et son berceau trufficole d'Uzès, savent mettre en valeur ce met délicat. A Nîmes pour ce week-end gustatif, 5 ou 6 trufficulteurs et une trentaine de kilos à vendre. "Que du premier choix! Les truffes présentées seront contrôlées! Il faut savoir qu'actuellement, on perd entre 20 et 30% de la production c'est aussi pour cela que le prix au kilo avoisine les 1000 euros" note Michel Tournayre, Uzétien, trufficulteur reconnu et Président de la Fédération Française des trufficulteurs. "Mais pour se régaler, pas besoin d'un kilo! Simplement entre 40 et 60 grammes pour un repas complet pour 4 personnes! C'est un peu comme une bonne bouteille de vin..." assure Louis Teulle.

Au Sénat, la truffe connaît une seconde jeunesse et semble plaire aux élus. Pour preuve, le groupe traitant de ce produit du terroir est le plus prisé! La truffe est un produit exceptionnel, un produit phare de notre territoire et c'est surtout un produit à forte valeur ajoutée. Quand on parle de gastronomie on pense souvent à la France mais aussi à truffe. Le Gard réunit ces 2 valeurs et à Nîmes lors de ce week-end un peu particulier, les restaurants se mettront au diapason en suggérant plusieurs plats à base de truffe.

25 restaurants joueront le jeu parmi lesquels on trouve le Lisita, le Skab, le Wine Bar, le Vintage, le Passage de Virginie, Vincent Croizard, La Tchatche, le Barrio Latino ou encore Gard Ô Vin... Côté Place du Marché et exposants, là aussi le nombre et les noms sont présents. 28 stands dont 5 petits nouveaux (Huiles Paradis, Macarons Romeu, Safran Todorovitch, pâte de coin et miel Sabater, Calissons Vogler). Vous retrouverez les Petits Pâtés Nîmois au foie gras et à la truffe, des omelettes truffée à moins de 10 euros, de la brandade de chez Mouton, des vins, des huîtres... Bref, de quoi passer un excellent moment!

Des petites truffes aux plus importantes, il y en a pour tous les prix! (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)
Des petites truffes aux plus importantes, il y en a pour tous les prix! (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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