FERIA ALÈS Calme et sobriété à la manifestation anti-corrida

Manifestation du CRAC à Alès. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Manifestation du CRAC à Alès. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ils étaient plusieurs milliers dans les rues d'Alès en 2013 contre environ 150 personnes ce samedi. Les membres du CRAC - Comité Radicalement Anti-Corrida - ont changé leur fusil d'épaule et leurs méthodes.

Il est loin le temps des manifestations houleuses, où s'affrontaient du regard et parfois plus, les anti-corridas et les spectateurs des arènes. Ce samedi après-midi, sur les bords du Gardon, à deux pas de la clinique Bonnefon, la manifestation est restée très calme, plus politique et surtout bien encadrée par des dizaines de policiers vigilants qui ont filtré la zone. "On change de registre, de méthode, explique Jean-Pierre Garrigues, président du CRAC Europe. On va sur un terrain plus politique et judiciaire en essayant d'attaquer au maximum en justice pour gagner des procès. C'est beaucoup plus efficace qu'avant".

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Et ces victoires, Jean-Pierre Garrigues est fier de les annoncer aux 150 sympathisants venus ce samedi. Monté à l'arrière d'un camion, micro en main, le président du CRAC rappelle les "deux grandes victoires de 2016" : le procès Rodilhan à Nîmes (relire ici) et la radiation de la corrida au patrimoine immatériel. Il laisse ensuite la parole à différents intervenants comme Thierry Tournaire, seul candidat du parti animaliste dans le Gard (sur la 4ème circonscription), ou Benjamin Deceuninck, candidat EELV sur la 5ème circonscription. Quant à la présence des manifestants pendant la feria d'Alès plutôt qu'à Nîmes, Jean-Pierre Garrigues répond :"Nîmes est plus dure à faire tomber. Si Roustan on le prend bien, on peut le faire bouger". Ils ne l'ont manifestement pas encore assez bien pris.

Tony Duret

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