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NÎMES Rudy Ricciotti signera son « musée » du jean!

Yvan Lachaud, Stéphanie Sagnard et Rudy Ricciotti manque sur la photo à gauche Pierre Tissot) (Photo Anthony Maurin).
Yvan Lachaud, Stéphanie Sagnard et Rudy Ricciotti (manque sur la photo Pierre Tissot) (Photo Anthony Maurin).

Évidemment, Nîmes n'accueillera pas un musée du jean mais l'architecte Rudy Ricciotti, recalé à l'exercice du musée de la Romanité alors qu'il a signé le MUCEM de Marseille, s'occupera d'un vaste immeuble aux couleurs nîmoises situé sur le Parc Georges Besse.

Voilà, Rudy Ricciotti aura son nom sur un des murs de Nîmes. Lui qui ne rate pas une feria, qui est un chantre de la vie, que l'on voit dans tous les bons coups, personnalité hors norme avec une touche d'humanisme incroyable sera l'architecte de l'immeuble PGB 123 (entendez Parc Georges Besse lots 1, 2 et 3). "C'est un superbe projet pour lequel un premier appel d'offres n'a vu personne répondre... Aujourd'hui, ce bâtiment sera la dernière façade du Parc Georges Besse qui donne sur le boulevard Salvador Allende. Deux familles nîmoises, Tissot et Sagnard, s'en occupent et ont confié l'architecture à Rudy Ricciotti, un autre homme du sud", lance Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole.

Et pour cause, voir un tel architecte se laisser amadouer par deux Nîmois (certes pas petits mais quand même !), c'est une belle affaire, un excellent coup médiatique. Pour Pierre Tissot, PDG de la holding éponyme, qui travaille avec ses quatre enfants, une cinquantaine de salariés et à qui l'on doit notamment le bâtiment Axiome sur le périph, "Il y a dix ans, nous livrions l'arche Bötti, ce nouveau bâtiment sera dans la continuité. Avec la famille Sagnard, nous partageons les mêmes valeurs." Des valeurs qui impliquent ces bâtisseurs dans le nouvel élan que connaissent Nîmes et son agglomération. "Oui, nous sommes attachés à notre ville, nous avons le pouvoir de l'embellir à notre échelle. Cela fait quatre ans que nous connaissons Rudy Ricciotti. A chacun de nos appels, c'est une conversation pagnolesque ! C'est un régal et nous allons vivre une belle expérience", avoue Stéphanie Sagnard, PDG de la société STS.

"J'aime cette ville"

En prémices à la Feria de Pentecôte, cette annonce se faisait en la présence de l'illustre et truculent architecte. "C'est mon dernier moment de lucidité avant mardi matin et la fin de la feria... Ségolène Royal avait sa bravitude, j'ai la Nîmanitude ! J'aime cette ville, elle est érotique, j'aime ces promoteurs qui travaillent dans la ville où ils habitent, ça donne du sens, c'est une chaîne courte de liaison", affirme Rudy Ricciotti.

Une parcelle de près de 7 000 m², une surface utilisable et très modulable répartie sur trois niveaux approchant en tout les 10 000 m², une façade longue de 140 mètres avec 2 100 m² de verre, 300 places de parking et 18 petits mois de travaux permettront de faire sortir de terre ce nouveau bâtiment en septembre 2019.

Ce dernier bébé à naître au Parc Georges Besse, sera tout en longueur, "Pas facile à réaliser... On va faire une barre car c'est la morphologie urbaine du quartier. Le bâtiment sera en béton blanc pour avoir une empreinte environnementale exemplaire, une façade arrière minérale, sérielle, et qui cherche sa dignité dans la répétition. Cette façade sera peinte à la chaux bleue avec interdiction de la restaurer. Ainsi, le vieillissement à la manière d'un jean sera visible! Car côté ville, la façade sera faite de verre avec un empilement de jeans en sérigraphie ! Sans cynisme mais avec une véritable filiation. Le bâtiment sera repérable de loin et ne nécessitera pas d'utiliser la grossièreté d'enseignes vulgaires. Les bâtiments que je fais doivent servir le territoire...", affirme Rudy Ricciotti.

Et celui-là va le servir dignement, rappelant en partie l'histoire de la ville qui est lié au jean. "Je plaide pour l'identitaire, il n'y a rien de suspect ni d'extrême-droite dans cela. C'est une sorte de récit un peu pop art. Je réinvente le désir baroque et participe à la compréhension de la cité. C'est une ironie immobilière, pas un foutage de gueule !" conclut l'architecte. Budget total de l'opération, environ dix millions d'euros. "Avec ça, la ZAC est pleine à 70% mais ce chiffre pourrait être revu très prochainement... Je me suis laissé entendre cela !", conclue Yvan Lachaud.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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