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LE VIGAN Avenir incertain pour la reprise de l’abattoir

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Abattoir du Vigan.

Nouvel épisode dans la série concernant l’abattoir du Vigan. La Communauté de communes du Pays Viganais a lancé un appel d’offres européen pour trouver un repreneur.

Géré jusqu’à présent par la Communauté de communes, l’abattoir du Vigan devait, d’ici la fin de l’été, passer entre les mains d’un collectif d’éleveurs plus que jamais déterminé à continuer de faire vivre cet outil. L’intercommunalité avait donné sa bénédiction et prévoyait de céder l’abattoir aux éleveurs pour un euro symbolique. Seulement, cette offre n’est pas légale : les repreneurs, quels qu’ils soient, devront s’acquitter d’un loyer estimé entre 12 et 13 000 euros par an. De plus, la Communauté de communes s’est vue dans l’obligation, pendant l’été, de lancer un appel d’offres européen.

Les potentiels repreneurs ont jusqu’à mi-septembre pour déposer leur candidature. Ensuite, « c’est une commission technique de la Communauté de communes, avec différents partenaires tels que l’État, qui étudiera les différentes propositions et statuera », explique le président du Pays Viganais, Roland Canayer. « On souhaiterait que ça reste local », murmure-t-il.  De leur côté, les éleveurs - répartis sur le Gard, l'Aveyron et l'Hérault - déploient depuis des mois toute leur énergie pour que ce souhait soit exaucé. « Nous allons nous porter candidats », confirme Stéphane Thiry, éleveur de bovins et d’ovins à Bez-et-Esparon.

« La semaine dernière, nous avons créé officiellement notre société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Nous sommes prêts sur tous les plans, on pourrait rouvrir l’abattoir dès demain », assure-t-il, très confiant. Les lignes de leur projet de reprise sont parfaitement définies : « un petit abattoir de proximité dédié au développement pastoral local dans les Cévennes, Causses et Garrigues », précise Stéphane Thiry. Et d’ajouter : « L’accent sera mis sur la protection animale et des personnes. Ce sont des éleveurs qui y travailleront, qui auront fait naître leurs animaux, les auront élevés puis tués afin d’avoir un produit contrôlé de A à Z, jusqu’à l’assiette du consommateur. » Reste à savoir s’ils auront un meilleur morceau en face.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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