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LE 7H50 Marché gare : « Il est grand temps de faire quelque chose ! »

Le château d’eau de Marché gare. Photo : SLP Agate)
Le château d’eau de Marché gare. (Photo : SLP Agate)

Pilotée par la SPL Agate, une étude est menée pour redonner vie au Marché gare. Une zone économique délabrée à l’entrée ouest de Nîmes. Entretien avec le directeur de la SPL Agate Antoine Cotillon et Anne-Laure Clavier, chargée d'opérations.  

Objectif Gard : Quel est l’état du Marché gare ?

Antoine Cotillon : Il y a 10 ans on s’étonnait déjà de la déshérence de l’entrée ouest de Nîmes. Il y a une vraie pauvreté des espaces publics, des bâtiments dégradés, des locaux vacants… Aujourd’hui personne ne veut y aller. Regardez Bigard : l’entreprise a délocalisé une partie de sa production au Pontet.

Anne-Laure Clavier : En 2015, les études urbaines du projet « Porte Ouest » ont conclu qu’il y avait des secteurs sur lesquels il y avait urgence d’agir. C’est le cas de Marché gare avec ses 80 entreprises et 600 emplois. C’est quand même la vitrine de Nîmes Ouest avec la RN 113 sur laquelle passe 30 000 véhicules par jour. 

Sur quoi porte l’étude de la SPL Agate ?

Anne-Laure Clavier : Il nous faut trouver des solutions pour réaménager le territoire afin de le rendre plus attractif. En 2018, on aura une esquisse du projet. Un scénario qui définira les espaces à racheter, à rénover et à revendre en diversifiant l’économie de la zone.

Antoine Cotillon : Vous savez, l’aménagement c’est long… On est pas dans la temporalité d’une entreprise, ni d’une élection municipale.

Quelle est l’identité de Marché gare ?

Anne-Laure Clavier : Nous sommes dans le secteur agroalimentaire avec de grosses entreprises comme Midisteak, Pomona, Sabouraud... Il pourrait y avoir des activités complémentaires pour dynamiser la zone, comme des laboratoires qui analysent les fruits et légumes avant leur mise sur le marché. Le cabinet TEMAH établit actuellement un diagnostic afin de proposer de nouvelles activités sur le secteur.

Le Mas des Rosiers (situé en face de Marché gare) est-il intégré dans cette étude ?

Antoine Cotillon : Oui, une partie avec le Mas des Juifs qui concentre de fortes contraintes hydrauliques (cadereaux). Le Mas des Rosiers représente 30 entreprises pour environ 130 emplois. La plupart des emprises foncières sont privées. Si l’étude intègre cette zone dans le périmètre d’intervention, le futur aménageur pourra effectuer des travaux de voirie ou de l’éclairage. Pas plus.

Cette zone est-elle destinée à devenir une ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) ?

Antoine Cotillon : Peut-être, mais nous n’y sommes pas encore. On verra ça lorsqu’il faudra passer à la phase opérationnelle. La ZAC est un outil qui permet d’avoir plus de facilités pour racheter et revendre du foncier, refaire les voiries, les réseaux…

Anne-Laure Clavier : Toutes les grandes opérations aux portes de Nîmes se sont faites sous ce mode opératoire. Nîmes Métropole qui gère désormais les zones d'activité économique (Loi NOTRe) décidera du passage ou non en ZAC.  

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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