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PONT-ST-ESPRIT Le point sur la délinquance

La seconde séance plénière de l’année du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Pont-Saint-Esprit se tenait mercredi après-midi en mairie en présence notamment de la préfecture, des forces de l’ordre et du procureur de la République Eric Maurel.

Lors de la réunion plénière du CLSPD de Pont-St-Esprit, mercredi après-midi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

L’occasion refaire un point sur la délinquance à Pont et dans son canton pour le second semestre 2017. Un semestre contrasté.

Le rôle de la vidéosurveillance

Ainsi, l’adjudant-chef Christian Naulet, qui commande la communauté de brigades de la gendarmerie de Pont depuis le printemps dernier, décrit « une augmentation des faits sur l’ensemble de la circonscription, mais une baisse à Pont-Saint-Esprit. Nous avons enregistré 387 faits de délinquance sur le second semestre de 2017, contre 370 en 2016, mais sur Pont-Saint-Esprit, nous avions 199 faits en 2016 et 174 en 2017. » Et si les dégradations des biens sont en baisse, « tous les autres faits sont en hausse », note le gendarme, notamment les cambriolages : « on a connu en novembre à Pont un phénomène qui a touché particulièrement les débits de boissons (avec trois cambriolages en dix jours, ndlr), dont les auteurs présumés ont été interpellés hier et avant-hier (mardi et lundi, ndlr). » Des interpellations réalisées avec l’aide de la vidéosurveillance, dont les réquisitions d’images ont bondi de 38 % cette année, avec 177 réquisitions, un chiffre qui s’accompagne d’une augmentation de 34 % des faits résolus grâce à la vidéo. Peut-être un effet des cinq nouvelles caméras installées par la municipalité cette année.

Pour autant, le taux de résolution des affaires de délinquance est en baisse sur ce semestre, « avec 26 % d’affaires résolues contre 33 % en 2016 », note l’adjudant-chef avant d’évoquer la « part de chance » qui n’accompagne pas toujours, loin s’en faut, les enquêteurs. Un autre indicateur est préoccupant : celui des atteintes aux personnes, avec 45 faits sur ce second semestre, soit 5 de plus qu’en 2016, dont 29 rien que pour la commune de Pont-Saint-Esprit. « Nous notons une grosse recrudescence des violences intra familiales », explique le gendarme. Pendant ce temps, les services de médiation de la ville enregistrent une baisse de 7 % de ces mêmes violences intra familiales. Autre chiffre en baisse, celui des mesures relatives aux mineurs, de 7 % aussi, souvent relatives à l’absentéisme scolaire.

L’absentéisme scolaire, « un indicateur »

Un point sur lequel le procureur de la République Eric Maurel a insisté, « car ça peut être un indicateur d’une évolution vers la radicalisation. L’absentéisme est un effet, pas une cause, et lorsqu’il est chronique il doit donner systématiquement lieu à un signalement, c’est un stigmate qui révèle souvent des problème plus profonds. » D’ailleurs, une magistrate est mobilisée sur la question à Nîmes.

Autre sujet intra familial, les violences conjugales, accompagnées par un réseau porté par l’Agglo du Gard rhodanien. « On note une hausse avec 112 personnes suivies pour l’année 2016 et 92 rien que pour le premier semestre 2017, dont 37 pour Pont-Saint-Esprit », présente l’adjoint aux affaires sociales Jean-Marie Daver. L’occasion pour le procureur de militer pour que les acteurs fassent appel au dispositif d’ordonnance de protection, « sous-utilisé dans le Gard. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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