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NÎMES MÉTROPOLE Des citoyens empêchés d’assister au conseil…

Au centre, le socialiste Jean-François Coumel tente d'entrer dnas la salle du conseil (Photo : Coralie Mollaret)

Hier soir, une vingtaine de Nîmois a été bloquée à l’extérieur de la salle du conseil communautaire par les services de l’Agglo. La raison ? Un manque de place…

Au centre, le socialiste nîmois Jean-François Coumel tente d'entrer dans la salle du conseil (Photo : Coralie Mollaret)

L’exaspération et la détermination. C’est ce que l’on pouvait lire dans le regard de Jean-François Coumel. D’ordinaire plutôt calme, le socialiste s’est rendu, hier soir, à Nîmes Métropole pour assister au conseil communautaire. Une séance publique qui -une fois n’est pas coutume- a été victime de son succès. Les délibérations portant sur le retrait de la vice-présidence de Pascal Gourdel ainsi que celles sur l’eau n’y sont sans doute pas pas étrangères.

Quelques minutes après l'ouverture de la séance, un brouhaha de protestation s’échappe du couloir qui sépare l’accueil de la salle du conseil. « Laissez-nous entrer ! C'est inadmissible ! », entend-on. Intriguée, une nuée de journalistes se précipite, détournant les micros et caméras de Franck Proust, qui tente péniblement de sauver le soldat Gourdel. Dur... 

« Il n’y a plus assez de place ! »

Dans le couloir, les employés de l’Agglo, la chef de cabinet du président de Nîmes métropole, Yvan Lachaud, le directeur de la police municipale de Nîmes ainsi qu'un officier empêchent les manifestants d'assister au conseil. Un barrage établi parce « qu’il n’y a plus de place. C'est pour des raisons de sécurité », justifient les fonctionnaires avant de fermer les portes. 

À l’intérieur, le président du groupe Front national, Yoann Gillet, s’étonne. « Le conseil est-il à huis clos ? », interroge-t-il. « Non. Mais il n’y a plus assez de place. L'espace réservé au public contient 45 places et ils sont déjà une cinquantaine », rétorque Yvan Lachaud. Un président de Nîmes Métropole qui sait, soit dit en passant, que les spectateurs refoulés ne sont pas particulièrement acquis à sa cause. 

Après le départ de plusieurs d'entre-eux en cours de séance, les recalés ont pu entrer. Dans le futur Colisée, peut-être faudra-t-il penser à agrandir l’espace réservé au public. Après tout, les 12 M€ d'impôts qui financent le nouveau bâtiment sont aussi ceux de ces Nîmois. Le prix de la démocratie et de son bon déroulement... 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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2 commentaires

  1. En colère sûrement mais violent… ?
    Il faut arrêter d’utiliser des mots inappropriés dès que les citoyens veulent s’emparer du débat public. Il n’est pas réservé à une élite enfermée dans une tour d’Ivoire !

    La violence c’est de faire payer le m3 d’eau près du double qu’à Montpellier alors que Nîmes est une ville touchée par la précarité.
    La violence c’est, de la même manière, de refuser le débat à l’assemblée nationale pour constitutionnaliser l’eau comme bien commun indispensable à la vie pendant la niche parlementaire LFI.

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