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NÎMES Contre Noé, les parents sont dans le même bateau

Rassemblement des parents d'élèves contre la fermeture prévue de classes du premier degré, avant l'annonce officielle, vendred,i de Laurent Noé, directeur académique des services de l'Éducation nationale.

Premiers concernés, les enfants défendent aussi leur classe

Face aux 53 fermetures de classes annoncées dans le cours élémentaire, l'inquiétude grandit dans les Gard. Après une mobilisation, ces derniers jours, dans plusieurs villages du département (Générac, Remoulins, Nîmes...), une soixantaine de parents et d'enfants a décidé de se rassembler devant la Direction des services départementaux de l'éducation nationale du Gard pour protester. 

Alors qu'au même moment, à l'intérieur du bâtiment, les représentants syndicaux, qui ont tous voté cette semaine de manière unanime contre les mesures, étaient entendus dans le cadre d'un comité technique de repli, les parents d'élèves de l'école de Lasalle, village situé en zone rurale, et ceux de Nîmes ont uni leurs cordes vocales pour se faire entendre. Surtout les familles de l'école Édouard Vaillant, installée dans le quartier de Pissevin.

Tambourins, sifflets, mégaphones... toute l'artillerie était de sortie pour alerter le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen), Laurent Noé, sur le refus de voir des postes d'enseignants supprimés pour la prochaine rentrée scolaire. Venue de cette commune des Cévennes  avec son petit garçon, Armelle Bouchety s'interroge sur les conditions de sa scolarité. "Nous sommes menacés par la fermeture d'une, voire deux classes. Je comprends que parfois un regroupement est nécessaire, mais le problème c'est que quand les effectifs remontent, il n'y a pas d'engagement à rouvrir des classes." "Ce n'est pas normal de vouloir faire des économies sur l'éducation, il est là le vrai débat", résume un papa, également accompagné de sa petite fille.

Les parents refusent de voir gonfler les effectifs des classes

Forcément qui dit contestation, dit slogans. Les parent présents ont déployé des pancartes : "Pas d'économies sur le dos de nos enfants", "Et vous à l'éducation national(e), vous êtes 30 par bureau ?" Le tout complété par des formules de circonstance : "Touche pas à ma classe" et "Nos enfants ne sont pas des moutons, arrêtez de les compter".

La réunion de la dernière chance ?

Les parents se sont mobilisés jusqu'à l'entrée du bâtiment

Le cortège a ensuite été autorisé à pénétrer dans la cour de l'établissement. Les manifestants se sont positionnés devant la salle de réunion afin de soutenir les représentants syndicaux, qui abattaient leurs dernières cartes. Reçus par Laurent Noé, ils espèrent "un recul de ses positions". Et notamment, Frédéric Lafaye, membre du syndicat SNUDI FO, qui arrive "avec de nouveaux chiffres. Dans la semaine, grâce à la mobilisation dans certains villages, on a pu obtenir de nouvelles inscriptions. On va pouvoir présenter des chiffres en hausse dans certaines classes". Un combat dont le dénouement aura en partie lieu vendredi, à 15 heures, lors du Conseil départemental de l'éducation nationale. Susceptible d'évoluer par la suite, une première liste des communes visées par la fermeture de classes sera dévoilée.

Corentin Corger

 

 

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