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NÎMES Risques nucléaires : on vous fait un dessin ?

À l'occasion de la 4e édition du Forum RESNUC, trois étudiantes nîmoises ont été récompensées pour leur poster.

Les participants ont planché sur les risques nucléaires (Photo : Unîmes)

À l’occasion du 4ème forum RESNUC "Nucléaire et santé" organisé par les étudiants en Master "Risques Environnementaux et Sûreté NUCléaire" de l'université de Nîmes sur le site des Carmes, trois étudiantes ont été récompensées pour leur poster réalisé sur les sujets d’étude dans le cadre de leur formation en lien avec leur projet professionnel.

En parallèle des conférences animées par des experts et professionnels locaux (Michel Carles, médecin du travail chez EDF, Antoine Devita, ingénieur chez ORANO MELOX (ex AREVA), Laura Jaeger, maître de conférences à l’université de Nîmes, et Vincent Boudousq, médecin au CHU de Nîmes), les étudiants des masters 1 et 2 RESNUC ont exposé leurs posters aux côtés de l’exposition de l’IRSN sur "Qu’est-ce que le nucléaire ; le nucléaire et la santé". Pour clôturer le Forum, chaque étudiant a pu présenter en une minute son poster devant un jury composé des intervenants professionnels et de l’équipe pédagogique.

Les lauréates ont fait preuve d'ingéniosité et d'imagination (Photo : Unîmes)

Experte de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, Geneviève Beaumont a remis leur prix
aux trois lauréates désignées par le jury :
1er prix : Amandine Costa Master 1 « Phytoextraction des sols contaminés par des radionucléides » :
Des expériences menées à Fukushima et Tchernobyl ont démontré le rôle que pouvaient jouer certains végétaux, tels que le tournesol ou l’amarante, dans l’absorption des radionucléides permettant la dépollution des sols contaminés. Après avoir expliqué ce phénomène scientifique basé sur la phytoextraction, Amandine a présenté les atouts de cette technique innovante : peu de main d’œuvre et moyens nécessaires, faible coût, possibilité de la coupler avec d’autres techniques, réduction des déchets…

2ème prix : Prescillia Fabro Master 1 « Fukushima Daiichi, la robotique au service de la gestion de crise » : Utilisés dans l’inspection, la maintenance et le démantèlement des centrales nucléaires ou lors d’accidents, les robots de sûreté nucléaire résistent aux conditions extrêmes de ces environnements et peuvent remplacer et intervenir à la place de l’homme. Ils présentent cependant quelques inconvénients : difficulté de communication, blocage dans les décombres, limite de résistance aux radiations. La technique innovante présentée par Prescillia repose sur l’utilisation de PCM (matériau à changement de phase) qui permet de diminuer les besoins en refroidissement et d’augmenter l’inertie thermique de l’électronique de ces robots.

3ème prix : Auriane Bouameur Master 1 « Le four à plasma : Garantir la sûreté dans le traitement des
déchets nucléaires » : Le four à plasma représente une technologie innovante permettant d’allier les
techniques conventionnelles de traitement thermique de déchets faiblement radioactifs (Incinération,
fusion) pour réduire les volumes de déchets nucléaires. Si des freins à cette technique demeurent (coût d’exploitation, faible durée de vie), elle constitue une solution économique et écologique majeure dans un contexte de saturation des centres de stockages de déchets de l’Andra.

Ces travaux sont une opportunité pour les 16 étudiants de Master 1 et 2 de se projeter dans le milieu
professionnel ou de réfléchir sur leurs missions en entreprise dans une démarche de professionnalisation. Véritable tremplin vers l’emploi avec un taux d’insertion professionnelle de 100%, le master "Risques Environnementaux et Sûreté NUCléaire" permet aux diplômés de prétendre, dans le domaine nucléaire, à des postes de spécialistes en Ingénierie et Conseil en matière de Sûreté, Sécurité, Qualité et Protection de l’Environnement avec de nombreux débouchés dans la région et en France.

Etiquette

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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