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NÎMES Conseil municipal : pépinières Pichon et Maison des associations

Les pépinières Pichon, prochain lieu de la fameuse coulée verte de Nîmes? (Photo Anthony Maurin).

L'acquisition des pépinières Pichon et la réalisation d'une diagonale verte sont un vieux rêve nîmois dont il a été débattu lors du récent conseil municipal. Créer, dans un quartier densément urbanisé, un espace de verdure et de quiétude à deux pas du centre-ville.

« C’est la première démarche d’un gros et long dossier qui traite d'une superficie de près de 15 hectares. L’État doit donner son avis rapidement. Puis viendra le temps des consultations au Conseil municipal et avec les associations concernées. C’est un premier débat qui s’ouvre aujourd’hui mais nous y travaillons depuis longtemps même si nous n’avions pas pu trouver un accord avec la famille. Cet espace sera vert et ouvert. Il servira de promenade et on vous informera au fur et à mesure de l’avancée du projet », détaille longuement le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier.

Cette diagonale verte est un des trois axes directeurs de la trame verte et bleue inscrite par la Ville dans le cadre de la révision de son Plan local d'urbanisme (PLU). La municipalité souhaite saisir l'opportunité de l'existence de cet ensemble foncier en friche bénéficiant d'une localisation privilégiée. Mais pour Catherine Bernié-Boissard, « ce projet devrait être celui de l’agglo et pas seulement de la Ville de Nîmes. Les Jardins ouvriers et les zones périphériques agricoles devaient servir à aménager un ensemble écologique préservé mais ces terrains ont été intégrés au Parc Georges Besse. Allez-vous écouter les associations qui proposent d’élargir le périmètre de ce parc au-delà des pépinières Pichon, de s’inspirer du Bois des Espeisses et de reconsidérer différemment le lien entre le Vistre de la Fontaine et le Vistre ? » Pour sa part, Thierry Jacob, conseiller municipal Front national, « souhaite que les riverains soient associés aux futures constructions, si constructions il y a. » Un peu d’hôtellerie devrait y voir le jour mais Jean-Paul Fournier a voulu rassurer l’opposition.  Révéler le passé horticole du site en s'appuyant sur son armature paysagère semble tenir la corde et le cours d'eau existant pourrait vite devenir un axe majeur de la composition de ce futur parc.

La future Maison des Associations de Nîmes, actuellement en travaux (Photo Anthony Maurin).

Maison des associations ou de la discorde?

L’acquisition de l’immeuble de l’Agora par la Ville de Nîmes doit permettre d’avoir des locaux complètement neufs pour y accueillir les associations de la cité au sein de la Maison éponyme. Cent trente d’entre elles ont déjà été reçues de manière individuelle pour être informées du guichet unique d’accueil, de l'accès wifi gratuit, de celui au multimédia (payant) et des espaces mis à disposition sur quatre niveaux, dont certains seront mutualisés.

La gratuité, là aussi, évolue car les associations devront payer une cotisation annuelle (100 euros pour les associations permanentes) et louer les salles qu’elles voudront utiliser (les associations ponctuelles paieront plein tarif quand les permanentes auront droit à une ristourne de 50%). Autre nouveauté, les syndics professionnels et d'autres utilisateurs ponctuels pourront également louer des salles pour y tenir, par exemple, leurs assemblées générales. Levée de bouclier du côté de l’opposition de gauche, notamment sur les tarifs concernant les associations.

Pour Catherine Bernié-Boissard, « Les tarifs de la Maison des associations ont été décidés sans aucune concertation avec le milieu associatif. Avec elle, peut-on envisager la disparition des locaux prévus et encore existants à cet effet dans tous les secteurs de la ville ? De plus, qui va décider du caractère sectaire, cultuel ou politique des associations ? Par ailleurs, les tarifs sont très élevés pour des associations qui n’ont pas beaucoup de ressources… » Jean-Paul Fournier y voit quant à lui un « très beau projet qui fait l’unanimité auprès des associations. L’ouverture est prévue pour le mois d’octobre. »

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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