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NÎMES Les Franciscaines mutualisent les opérations et augmentent le patient

Au cœur d'Incathlab, l'hôpital privé des Franciscaines propose les opérations de demain.

Denise Foucteau a échappé à une amputation des deux jambes grâce à cette nouvelle façon d'opérer (Photo Anthony Maurin).

Depuis le mois d'octobre, les Franciscaines sont au cœur d'un réseau incroyable. Jamais la médecine n'avait eu autant de facilité à progresser mais pour y arriver, un besoin est encore nécessaire : partager les savoirs.

Certaines sociétés ont su anticiper cette nouvelle manière de voir la médecine, la chirurgie et, in fine, le patient. Un spécialiste de la cardiologie interventionnelle et un autre de la chirurgie vasculaire sont en train de montrer la voie au reste de la planète et comme par hasard, ça passe près de chez vous !

Terminé les opérations intrusives et peu efficaces, gestes agressifs et traumatisants et la récupération longuette... La chirurgie passe à autre chose et entre dans le XXIe siècle, celui de la virtualité et de l'échange. " La technologie a complètement évolué et nous effectuons de plus en plus d'opérations sans avoir besoin d'ouvrir les patients. Nous touchons ainsi une population plus âgée pour ce qui est de l'endovasculaire (traitement moins invasif que la chirurgie ouverte, NDLR). Le matériel de radiologie a lui aussi beaucoup évolué et nous possédons une salle hybride dotée d'outils très performants qui nous font parfaitement voir le patient, de la carotide aux pieds, et ce pour la première fois ", assurent les docteurs E. et N. qui s'affairent désormais à revasculariser les membres inférieurs de patients qui auraient été amputés.

Ne faisant pas payer de surtaxe à ses patients, l'hôpital privé des Franciscaines prend ces nouveaux frais à sa seule charge. Depuis quelques mois, c'est au phénomène d'amputation des membres inférieurs que s'en prend la clinique par le biais d'une procédure innovante pratiquée par les médecins du cru. Nouvelle pratique, nouvelles recherches, donc, nouvelles dépenses. Mais ça, c'est sur du court terme. En voyant plus loin, l'État aurait tout à gagner s'il remboursait ces pratiques qui sont certes plus onéreuses mais qui font faire largement plus d'économies sur le long terme. En plus et cela ne gâche rien à la belle affaire, ce genre d'opération permet au patient de conserver une excellente image de lui car ses membres sont sauvegardés et sa vie peut continuer normalement.

L'hôpital privé des Franciscaines à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Mutualisant son savoir grâce aux sessions d'Incathlab, collaborant avec des experts de toutes les nationalités, le personnel des Franciscaines montre son savoir-faire le temps d'une vidéo de l'opération en cours. " Déboucher les coronaires est ce qu'il y a de plus compliqué mais nous développons des outils qui permettent de ne plus amputer. Le problème est national voire mondial. En vieillissant, les gens deviennent diabétiques. Les yeux, le cœur et les jambes sont touchés avant même que l'on s'en aperçoivent. Les plaies ne cicatrisent pas alors on ampute... Tout ça, c'est fini ! " poursuivent les praticiens nouvelle génération qui avouent ne pas se faire que des amis en pratiquant de la sorte leur métier passionnant et salvateur.

Pourquoi ce phénomène de société a-t-il pris une telle importance? " Dans le passé, les gens mourraient avant d'arriver à ce stade. L'amputation coûte cher et a des effets délétères sur le patient. Nous adaptons simplement la technique coronaire aux jambes. Ce qu'il faut savoir c'est que jusqu'à présent, on ne voyait rien dans les jambes. On ne pouvait pas suivre les veines et vaisseaux pour tenter d'opérer. Maintenant que nous pouvons travailler avec de l'imagerie 3D, c'est parfait. Aussi, nous travaillons ensemble, un cardiologue et un chirurgien, alors que cela ne se fait pas encore ailleurs ", poursuit le tandem.

Depuis le mois d'octobre et les premières opérations filmées et connectées, une centaine de patients a été opéré avec un franc succès. L'objectif est ambitieux mais réaliste, ne plus amputer personne souffrant de ces pathologies. " Nous avons le soutien de la clinique et de certaines sociétés qui nous aident beaucoup. Nous faisons des choses de haut niveau que nous mutualisons avec le monde entier. Nous ne sommes pas des gourous. Tout est interactif et quand on opère, on nous pose des questions auxquelles on peut répondre instantanément. Incathlab est très important pour nous car le partage entre spécialistes fait avancer la médecine. Tout reste à faire mais nous n'en sommes qu'aux débuts du numériques ", évoquent les deux docteurs qui notent que la transversalité, en matière de partage de connaissances, c'est plutôt sympa.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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