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GARD Départ du colonel Devigny : des crimes gardois à la tuerie de Chevaline

Photo d'archive. Le colonel François Devigny, patron de la section des recherches de Nîmes, au fond à gauche sur la photo

La mission du colonel François Devigny se termine dans quelques jours. Celui qui est le patron de la Section de Recherches de Nîmes depuis 3 ans va occuper le même poste à la Section de recherches de Chambéry. Avant de quitter Nîmes, il revient avec Objectif Gard sur les affaires marquantes, la criminalité dans le Département et ce qui l'attend dans le grand froid savoyard. Dans quelques jours il sera en charge de l'enquête concernant Nordahl Lelandais et la disparition du caporal Noyer. Il s'occupera aussi de l'énigmatique et non résolue tuerie de Chevaline, l'un des plus grands mystères criminels Français des 50 dernières années.

Y a -t-il une spécificité de la criminalité dans le Gard ?

François Devigny : Il y a une criminalité qui n'est pas très organisée, contrairement à la région parisienne où j'étais en fonction avant de venir ici. À Versailles, il y avait de grosses équipes structurées. Mais par contre dans le Gard il y a un très gros niveau de violence et de bêtises... Des affaires disproportionnées par rapport à ce qu'ils dérobent.

Des dossiers de violences vous ont particulièrement marqué ?

Une affaire récente sur la commune de Saint-Siffret avec une tentative de meurtre sur une vieille dame très grièvement blessée. L'agression de la joggeuse de Vergèze en 2016 ou encore les meurtres, dans des conditions horribles, d'un artisan à Massillargues-Attuech ou d'un octogénaire chez lui à Bessèges. Je pense aussi encore souvent à un dossier de vol à domicile avec des mutilations et des actes de torture sur un gamin de 12 ans.

Toutes ces affaires ont été résolues par la section de recherches de Nîmes ?

Tous les homicides sont sortis et c'est un soulagement de partir dans de telles conditions. J'ai bénéficié d'une équipe remarquable à la SR de Nîmes, capable de travailler en permanence pendant plusieurs jours pour élucider une affaire. Pour certaines d'entre-elles, il faut encore faire des investigations, mais une ou des personnes sont mises en examen dans chaque dossier.

Justement y a-t-il une affaire non résolue qui vous intrigue avant de partir ?

Lorsqu'il y a une disparition inexpliquée d'un enfant ou d'un adolescent, on a toujours envie de donner des réponses aux parents, à la famille. C'est le cas avec la disparition d'Antoine à Clarensac, en mars 2016. Dans ce dossier les moyens employés par la gendarmerie sont considérables. Des drones ont été utilisés, de nombreux ratissages organisés, des chiens de recherches employés, mais il n'y a rien. Je suis incapable de dire ce qui s'est déroulé. Cela reste une très forte déception et une énigme pour l'instant.

En dehors du travail, qu'avez-vous aimé ici ?

Il y a une identité forte, beaucoup d'orgueil, avec des traditions belles et riches. J'ai découvert la corrida, la course camarguaise. Il y a un patrimoine culturel énorme et des paysages splendides. Faire du vélo ou balader dans les Cévennes ou en Camargue. Le Mont Aigoual, le secteur d'Aigues-Mortes restent des images fortes. Mais j'ai des attaches dans la région et je reviendrai avec un vrai plaisir en vacances.

Propos recueillis par Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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