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NÎMES Les cartels des Vendanges, sans Tomás mais avec les tripes

Les 14, 15 et 16 septembre prochains aura lieu la Feria des Vendanges. Trois corridas formelles, une mixte et une novillada seront au programme.

El Rafi (Photo Anthony Maurin).

José Tomás ne sera pas là, encore. Le doux rêve caressé par le magicien et directeur des arènes Simon Casas ne se concrétise pas mais y croit-il encore ? En tout cas, sans Tomás mais avec du cœur et des tripes, cette feria des Vendanges, cru 2018, sera exceptionnelle d'opposition et de compétition.

Commençons par le commencement et la novillada qui se tiendra le vendredi 14 septembre à 17h30. Six exemplaires de six élevages français dont on ne connaît pas encore le nom mais qui sont gages de sécurité et de savoir-faire. Face à eux, trois jeunes dont deux très locaux. Le chef de lidia ne sera autre qu'Adrien Salenc, un Nîmois qui s'est exporté en Espagne voilà bien longtemps. Il y creuse le sillon de sa carrière mais aime revenir sur ses terres.

À ses côtés, un certain Diego San Román qui fera sa présentation dans notre amphithéâtre, un grand moment dans la vie d'un novillero. Enfin, un autre Nîmois, El Rafi, est répété suite à son excellente prestation lors de la dernière feria de Pentecôte. Olé ! Portera-t-il son costume arborant palmier et crocodile ?

El Juli (Photo Anthony Maurin).

Samedi en matinée sur les coups de 11h30 afin que les festaïres puissent dormir un peu, place à une corrida spéciale de deux élevages et pour une prise de doctorat. Un mano a mano d'une même ganaderia avec trois exemplaires de Garcigrande contre trois autres de sa sœur Domingo Hernández. Devant ces nobles cornus, trois nobles maestros.

On s'attendait à voir un solo du Juli. Patatras ! Il ne viendra qu'en formation légère pour célébrer les vingt ans de son alternative nîmoise. Remarquez, il sera le témoin d'une autre alternative... Car Toñete prendra lui aussi son doctorat à Nîmes des mains du Juli, vous l'avez compris, mais aussi de son parrain, un certain Enrique Ponce.

Le maestro de Chiva par devant, le Juli en deuxième : autant dire que la mission s'avère compliquée pour le jeune torero qui sera obligé de se montrer pour marquer l'aficion et ce jour si spécial d'une pierre blanche ou tout au moins d'une paire de mouchoirs blancs. À voir avec délectation.

Paco Ureña (Photo Anthony Maurin).

Pour le samedi après-midi, des toros français élevés en Espagne. Le fer de Virgen Maria et les six toros qui viendront à Nîmes marqués de cet élevage seront opposés à de sacrés bonhommes. Premier, Paco Ureña. On le sait, il ne fait pas rêver les foules mais quel torero sincère, humble et empli d'art. Sentimental, romantique, impressionniste de la tauromachie, Ureña est à regarder, pas à voir.

Deuxième, le Mexicain Joselito Adame. Il sera lui aussi de la partie. Son toreo fleuri, ses passes millimétrées et sa joie de toréer viendront agrémenter cette course qui sera clôturée par un certain Ginés Marin, jeune aux dents longues, au bras télescopique et au cerveau reptilien. Un cartel qui détonne et qui promet monts et merveilles.

Léa Vicens (Photo Anthony Maurin).

Dimanche en matinée, corrida mixte. Deux toros de chez Capea pour Léa Vicens, la cavalière nîmoise qui est une fierté de l'aficion locale. Grosse temporada pour la fille spirituelle d'Angel Peralta, décédé cette année.

Quatre autres bichos de Nuñez del Cuvilo seront affrontés par l'Arlésien habitué de Nîmes, Juan Bautista, et par le Biterrois, lui aussi habitué de la préfecture du Gard, Sébastien Castella. Corrida française hormis les lots de toros et corrida d'exception mais pas forcément de déception. Les trois combattants du jour sont dans une relative bonne passe donc ça va le faire !

Octavio Chacon (Photo Anthony Maurin).

Enfin, en guise de bouquet final à cette Feria des Vendanges qui sera courte et intense, corrida de Victorino Martin à 17h30 pour les hommes qui s'accrochent, qui s'arriment comme on dit. Le courage est enfin reconnu. Cette course risque d'être longue car elle est aussi événementielle...

Outre l'hommage rendu à Victorino, Octavio Chacón, Emilio de Justo et Pepe Moral confirmeront tous les trois leur alternative ! Du jamais vu. À Nîmes, en tout cas. Les trois toreros sont des vaillants, des belluaires qui profitent des envies de toros d'une aficion en manque de repères. Très appréciés, ils ne rempliront certainement pas les arènes mais ils valent plus que le coup d’œil. Venez et vous verrez !

Renseignements au : 0 891 701 401 (0,225 € TTC/mn) ou directement au bureau de location 4 rue de la violette. BP 61480 30017 Nîmes CEDEX 1.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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