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BEAUCAIRE Gemapi, budget, tarifs théâtre… Ce qu’il faut retenir du conseil municipal

Julien Sanchez et les élus dopposition ont animé la séance photo Corentin Corger)

Après le pugilat et le huis-clos du précédent, ce quatrième conseil municipal de l'année est allé à son terme. Pas de questions de grande ampleur à l'ordre du jour mais toujours une "belle" ambiance... 

À Beaucaire, les conseils municipaux sont toujours animés. Celui de ce mercredi n'a pas échappé à la règle. Les hostilités démarraient avant même d'aborder les 28 questions à l'ordre du jour, quand le maire, Julien Sanchez, refusait de donner la parole à Luc Perrin, justifiant que ses remarques concernaient des points qui n'étaient pas prévus au programme. Suivi comme un seul homme par les opposants Dominique Pierre et Christophe André, il votait contre la première mesure : l'acquisition d'un fonds de commerce (80 000 euros) et des murs (60 000 euros) d'une boulangerie dans le cadre de la réhabilitation du centre commercial de la Moulinelle. L'opposition étant largement minoritaire, la question était néanmoins adoptée.

Le ton montait lorsque la Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations) était évoquée. Une compétence transférée à la communauté de communes dont Beaucaire doit financer une participation annuelle. Fixée d'abord à 156 039 euros par la Clect (Commission locale d'évaluation des charges transférées), le conseil municipal n'avait pas approuvé ce montant. L'intervention du préfet a fait diminuer le coût à 121 875 euros en se basant sur la moyenne des quatre dernières années.

Une économie de 34 000 euros qui n'est pas du goût de l'opposition. "Vous avez une propension à faire de la politique sur tous les sujets", lâche Christophe André en s'adressant au maire. Après le vote contre du conseiller, Julien Sanchez ne pouvait s'empêcher de jeter de l'huile sur le feu : "vous êtes contre les économies des contribuables." Et son opposant de rétorquer : "arrêtez de faire des commentaires, je vote contre l'instrumentalisation politique." 

Les piques continuaient de pleuvoir au moment de délibérer sur une convention pour la gestion des crues. "Vous et la moitié de vos adjoints n'habitez pas Beaucaire", taclait Christophe André. "J'y suis plus souvent que vous", répondait le premier élu de la ville. Le brouhaha augmentait et Simone Boyer, conseillère municipale, y mettait fin d'un aussi charmant qu'élégant : "vous êtes un jeune con." Classe.

Le calme revenait momentanément après l'adoption inéluctable du vote. Concernant l'eau et l'assainissement, le conseil a pris acte des rapports annuels d'activité de Veolia pour 2017 et a émis un avis favorable sur la qualité des services publics. L'opposant de la liste Réagir pour Beaucaire, Luc Perrin, en a profité pour faire part de ses constatations : "à certains endroits, il y a des dégradations importantes du réseau. Il est temps de faire quelque chose. Prenez vos responsabilités." 

Cession de terrains et modification du budget

Au premier plan : Luc Perrin, Christophe André et Dominique Pierre, les élus de l'opposition  (photo Corentin Corger)

Grâce à la vente de parcelles communales, ce sont 767 000 euros qui vont rentrer dans les caisses de la ville de Beaucaire. "Je suis déçu par cette délibération. Vous engrangez une telle somme grâce aux municipalités précédentes et même pas un mot de remerciement", relève Luc Perrin qui n'avait pas oublié de sortir son petit drapeau du Canada. Une remarque dans laquelle s'engouffre avec plaisir Christophe André :  "ça arrive à point nommé sur le budget déficitaire que vous n’avez cessé de creuser."

Des recettes qu'il fallait donc inscrire au budget ville 2018 et pour lequel messieurs Perrin, André et Pierre se sont empressés de voter contre. Pour équilibrer le budget, parmi les dépenses prévues on retrouve 120 000 euros supplémentaires en voirie. "il y aura notamment un dos d'âne installé rue du Château", explique le maire, Julien Sanchez. 55 000 euros pour rénover des jeux extérieurs et 244 800 euros de dépenses imprévues d'investissement. "C'est pour l'équilibre. Cette somme ne peut être débloquée qu'en conseil municipal", justifie le maire RN (Rassemblement National).

Fixation des tarifs culturels

Quelques absences à noter au deuxième rang (photo Corentin Corger)

La dernière partie du conseil municipal était dédiée à la fixation des tarifs de différents spectacles et de dotations culturelles. Pour la saison théâtrale 2018/2019 la grille tarifaire a été adoptée avec des tarifs réduits pour les enfants de 12 à 16 ans. Sur proposition de Michel Reboul, élu d'opposition de la liste Beaucaire pour tous, cet avantage tarifaire est prolongé pour les étudiants, en accord à l'unanimité. En revanche, celle de Christophe André, "on devrait faire payer 100 euros aux personnes extérieures de Beaucaire", n'a pas été retenue.

Luc Perrin a lui reproché de ne pas connaître la programmation qui sera dévoilée en octobre. "J’aime bien savoir ce que j’achète. Je ne trouve pas sérieux de nous demander de voter pour des sommes sans que l’on ait les objets en face. Ce n'est pas nous respecter." Place ensuite au spectacle organisé pour la Saint-Valentin. Christophe André a sauté sur l'occasion pour amuser la galerie : "on n'a qu'à faire un tarif entre ceux qui touchent les fesses des chippendales et ceux qui ne le font pas !" Classe là encore. Fixé à 2 euros, le prix d'entrée sera revu à la hausse pour l'année prochaine. Les récompenses pour le concours de Noël ont été établies avec des premiers prix fixés à 150 euros.

Au chapitre des derniers débats, une demande de protection fonctionnelle concernant Julien Sanchez était posée sur la table. Le maire veut faire appel de la décision du tribunal correctionnel de Nîmes à la suite de la condamnation à 150 euros de dommages et intérêts d'un individu, pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique alors qu'un accident venait de se produire.

"On trouve la décision très faible par rapport au danger qu'il y avait", justifie Jean-Pierre Fuster, le premier adjoint. L'opposition dans son intégralité a voté contre. "C'est proportionné pour des injures verbales", déclare Michel Reboul. "D'accord la première fois, autant maintenant on s'arrête là", complète Luc Perrin. La fin de mandat se rapproche et les délibérations du conseil risquent de se tendre davantage. Vivement le prochain !

Corentin Corger

Et aussi : Le chemin allant de la route de Nîmes au chemin de Bieudon, s'appelle désormais Chemin des Chevriers. Un poste de chargé de patrimoine sera créé à compter du 1er décembre 2018 dans le cadre de la valorisation du patrimoine remarquable de Beaucaire. Une subvention de 800 euros a été octroyée à Lola Brengues au titre de l'intérêt communal afin de concourir au concours de Miss France 2019.

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