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FAIT DU JOUR Laurent Burgoa : « En politique, je prends mon pied ! »

« Si ce n’est ni Jean-Paul Fournier, ni Franck Proust, je pense que je serai le mieux placé. » L’adjoint et conseiller départemental nîmois n’exclut pas de se présenter aux Municipales de 2020.

Laurent Burgoa, adjoint au maire de Nîmes délégué à la rénovation urbaine, au contrat de ville et au logement social et président Le Bon sens républicains au Département (Photo : Abdel Samari)

Objectif Gard :  M. Burgoa, on se demandait si vous étiez venu dans notre rédaction avec votre ami imaginaire ?

Laurent Burgoa : Mais je n’ai pas d’ami imaginaire ! La première photo où vous m’avez épinglé, j’étais en train de tendre la main pour dire bonjour à un exposant au Parnasse. La deuxième, c’était lors d’une corrida aux arènes. Je vous rassure : je n’arrive pas encore à dire bonjour à des gens qui ne sont pas en face de moi. Je n’ai pas d’ami imaginaire ! Mais bon, ça m’a fait rigoler... 

À droite, derrière Franck Proust (chemise blanche), Laurent Burgoa (Photo : droits réservés)

L’autodérision en politique, c’est important !

Comme on dit : l’essentiel, c’est que l’on parle de vous. Je ne suis pas de ceux qui vont taper sur l’épaule la première fois qu’il vous rencontre. J’ai une carapace. Étant gamin, j’étais timide.

D’ailleurs, on vous a reproché de ne pas vous imposer en leader au Département...  

Être président de groupe, ce n'est jamais simple, que ce soit à la Ville de Nîmes, à l'Agglo ou au Département. Je suis pour que l'on se dise les choses, mêmes les plus désagréables. Ça ne m'empêche pas de taper du poing sur la table. Il m'a fallu du temps, le contexte politique est différent (majorité relative de gauche, NDLR), mais j'ai su insuffler un style. 

Entre votre réélection en 2015 et aujourd'hui, qu’est-ce qui a changé ?

J’ai fait en sorte de devenir l'homme de la synthèse. Nous sommes 14 élus au Bon sens républicain alors il faut arriver à dégager une majorité. La politique est un rapport de force et on est plus fort quand on est d'accord. Nous sommes encore plus forts lorsque nous votons avec les Centristes. Ceux qui jouent perso on tort. Alors ce n'est pas toujours simple, mais c'est passionnant... En politique, on peut vraiment dire que je prends mon pied !

« Je fais partie des élus à Nîmes les plus connus »

Parlons de Nîmes et des Municipales 2020 qui approchent. Vous y pensez ?

C'est vrai que j'ai du réseau. Je suis aussi un élu de terrain et de dossiers. Je fais partie des élus à Nîmes les plus connus.

Justement, en avez-vous envie ?

Dans quelques semaines, Jean-Paul Fournier doit dire son choix de renouveler ou non son envie de diriger la ville pour un autre mandat. S’il n’y va pas et que son premier adjoint, Franck Proust, non plus, je pense être l'élu le mieux placé.

Vous avez soutenu Alain Juppé à la présidence du parti Les Républicains. Est-ce un handicap pour vous aujourd’hui (*) ?

Je reste fidèle à mes valeurs. Qui vous dit que Laurent Wauquiez sera toujours à la tête de notre mouvement dans quelques mois ? Aux Municipales, ce n'est pas une question d'idées mais de personnalité. J'ai fait campagne sur mon nom aux Départementales. J’ai gagné et je pense avoir rassemblé au-delà de mon parti, avec des gens du Centre et de la Droite diverse. Quant aux Communistes, des fois je ne suis pas d'accord avec eux, mais au moins ils sont fidèles à leurs valeurs.

Vous maire, qu’apporteriez-vous à Nîmes ?

Depuis 2001, la ville s'est embellie avec des projets structurants. Aujourd’hui, je pense qu’il faut un plan Marshall pour la voirie. La deuxième réflexion, c'est sur la feria. Je crois qu'il faut arriver à harmoniser la musique dans les rues. Créer des endroits adaptés aux attentes de chaque population : jeunes, moins jeunes, personnes âgées… Côté corrida, il faut avoir une réflexion sur le lundi de Pentecôte. C’est devenu un jour qui n'est plus férié et il y a peu de monde dans les arènes.

Comment voyez-vous Nîmes dans 15 ans ?

Est-ce que l'on doit parler de Nîmes ou de l'Agglo ? Déjà je pense que le maire de Nîmes doit obligatoirement être le président de l'Agglo ! Avec l'actuel président, Yvan Lachaud, on voit les problèmes que ça pose... Ensuite, il faut mieux vendre la ville de Nîmes à l'extérieur. Rappelons qu'il n'y a aujourd'hui qu'un Nîmois sur deux qui paie des impôts. Cela peut passer parle label UNESCO mais pas uniquement. Le Musée de la romanité permet à des touristes de découvrir Nîmes. Il faut conserver notre ville à taille humaine et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens. De toute façon, à terme, nous savons que nos marges de manœuvre en foncier sont limitées (Lire la suite de l'interview de Laurent Burgoa à 11 heures).

Propos recueillis par Abdel Samari et Coralie Mollaret 

* Pour les grandes villes de France, la direction nationale du parti Les Républicains investit les candidats. 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

1 commentaire sur “FAIT DU JOUR Laurent Burgoa : « En politique, je prends mon pied ! »”

  1. Les problèmes entre les villes-centre et les agglo viennent surtout des la villes -centre qui considèrent les agglo comme leur chose à leur service. Le but d’une agglo est de mutualiser les compétences et rééquilibrer les territoires. Un maire de ville-centre aussi président d’agglo ne fait presque toujours que servir SA commune, le discours de LB transpire ceci!

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