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NÎMES La France n’oublie pas, se souvient et prévient

Le souvenir français (Photo Anthony Maurin).

Le 2 novembre de chaque année, une cérémonie est consacrée à la mémoire et à la glorification des héros morts pour la patrie, conformément à la loi d'octobre 1919 relative à la Grande Guerre (1914-1918).

Cette année à Nîmes, anciens combattants, forces de l'ordre actuelles et élus étaient plus nombreux qu'à l'accoutumée. En effet, côté municipalité, le maire, Jean-Paul Fournier, était là accompagné de Monique Boissière (adjointe déléguée au personnel, à l'armée et au monde combattant), Frédéric Pastor (adjoint délégué à la tauromachie, aux rapatriés et aux festivités) et Marc Taulelle (adjoint délégué à Courbessac, à la vie culturelle de la cité, à la construction, aux bâtiments communaux et au plan lumière, président du conseil de quartier mas de Mingue Courbessac).

Le monument aux morts de la France d'Outre-mer et des Harkis (Photo Anthony Maurin).

Représentant la Région et sa présidente Carole Delga, le vice-président Jean-Luc Gibelin s'était déplacé au cimetière du Pont de Justice pour l'occasion. Par contre, les députés étaient certainement en " repos présidentiel " car aucun d'eux ne s'est présenté au recueillement. Le nouveau colonel de gendarmerie du Gard, Laurent Haas, était lui aussi présent pour sa première journée de commémoration depuis sa nomination.

Un premier hommage aux morts de la France d'Outre-mer ainsi qu'aux Harkis a été rendu. Dépôts de gerbes, sonnerie aux morts, exécution de La Marseillaise et Les Africains ont suivi la cadence. Un autre hommage, comme toujours, a été rendu au carré militaire. En 2018, les pompiers ont eu droit à leur moment de visibilité. Sur les plus de 6 700 morts pour la France en 1914-1918, un est enterré à Nîmes. Décédé le 12 septembre 1914 au champ d'honneur, ce pompier n'est pas oublié.

(Photo Anthony Maurin).

La lecture du message du président général du Souvenir français, Serge Barcellini, a été faite. " Les soldats inconnus sont les grands bénéficiaires du centenaire. Chaque jour, la presse se fait l’écho de découvertes de combattants. Archéologues, généalogistes et historiens se livrent alors à la recherche des identités des corps retrouvés. Saluons la passion et le bonheur de redonner une identité à ces inconnus. "

Et le messager de continuer : " tout cela constituerait le « meilleur des mondes mémoriels » si au même moment ne disparaissait pas dans des centaines de cimetières communaux les tombes de combattants restitués à leurs familles au lendemain de la Grande Guerre. Paradoxe : la passion d’un côté pour donner des sépultures aux ossements retrouvés et le silence de l’autre pour jeter les ossements de tombes en déshérence dans les fosses communes des cimetières communaux ".

Lecture du message national (Photo Anthony Maurin).

C'est la grande cause du Souvenir français. Oui, le Souvenir repart en guerre contre ce " scandale ". Aucune tombe de combattant de la Grande Guerre ne doit disparaître de nos cimetières selon l'association. L'association a pour vocation de maintenir la mémoire de tous ceux qui, combattants de la liberté et du droit, sont morts pour la France, ou l’ont bien servie, qu’ils soient Français ou étrangers.

Elle a aussi pour mission l’entretien des sépultures et des monuments commémoratifs, l’organisation d’actions de mémoire pour rendre hommage au courage et à la fidélité de tous ces hommes et ces femmes morts au champ d’honneur. Né en 1872 en Alsace et en Lorraine occupées puis créé en 1887 par Xavier Niessen, le Souvenir français a été reconnu d’utilité publique en 1906.

Le carré militaire du cimetière du Pont du justice à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Enfin, un collégien de Marguerittes a lu le poème d'une génération à l'autre. Poème qui fut adressé à son grand-père par une jeune " brutione " du Prytanée militaire de La Flèche.

"Dis-moi pourquoi papy, je te vois si souvent

Défiler dans la ville avec tous tes copains
Vous portez des drapeaux, dans la pluie, dans le vent
Marchant du même pas unis dans la main.

Dis-moi pourquoi papy, de l'église au cimetière
Au monument aux morts, on entend le clairon
Vous déposez des fleurs sur des dalles de pierre
J'aimerais tout savoir, quelle en est la raison.

Dis-moi pourquoi papy, brillent sur vos poitrines
Ces médailles colorées que vous portez fièrement
Pourquoi vous défilez si silencieux, si dignes
Et ce que signifient vos rassemblements.

En réponse mon petit, notre patrie la France
Pour être grande et forte compte sur ses enfants
Beaucoup d'entre eux sont morts le cœur plein d'espérance
Pour que vous puissiez vivre en paix tout simplement.

Regarde-les passer, respecte leurs emblèmes
Car ils ont donné avec le même élan
Leur jeunesse, leur sang, le meilleur d'eux-mêmes
Sois fier de leur passé : ce sont des combattants.

Car notre boum à nous, ce n'était pas la foire
Nous n'avions pour musique que la voix du canon
Et tous ceux qui tombaient n'avaient qu'un seul espoir,
Éviter à leurs fils de connaître le Front."

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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