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NÎMES Ça se précise pour le nouveau parc urbain

Depuis le XVIIIe siècle et la création des Jardins de la Fontaine Nîmes n'a pas eu de nouveau poumon vert. Le prochain sortira de terre en 2022.

" Depuis le XVIIIe siècle et la création des Jardins de la Fontaine, Nîmes n'a pas connu la création d'un autre poumon vert. Après dix ans de projet, nous allons y arriver ", assure Jean-Paul Fournier, maire de la cité des Antonin.

En effet, une grande concertation était lancée du 4 juin au 5 novembre derniers concernant le vaste projet dit des Pépinières Pichon. Plus de 300 participants et une idée soutenue et maintenue, la création d'un espace de verdure de plus de 14 hectares entre la gare de Nîmes et l'autoroute.

C'est une Arlésienne que l'on verra finalement très certainement. Approuvée lors du Conseil municipal du 7 avril dernier, la création d'un espace vert naturel sera à l'ordre du jour des projets établis par la municipalité Fournier. " Vous voyez, je ne suis pas qu'un maire qui fait du minéral... Je fais aussi du végétal, du vert ! ", poursuit l'édile qui a toutefois cédé sur un bout de son projet initial. Car le site devait accueillir, en plus du projet naturel et sportif, 65 logements. Après concertation avec les habitants et riverains, le maire balaye cette idée et passe à autre chose.

Le départ, côté gare, des Pépinières Pichon et du futur parc urbain de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

" Il n'y aura pas de logements mais nous allons tout de même créer un hôtel de charme d'une dizaine de chambres dans la maison de Maurice Pichon. Et oui, sur 14,5 hectares, il faut bien qu'il se passe quelque chose les espaces verts ne suffisent pas ! ", assure Jean-Paul Fournier. Et de reprendre, " si le terrain avait été vendu, ça aurait rapporté un peu d'argent à la Ville mais bon... J'ai entendu les remarques de cette mobilisation car les attentes sont importantes. On a entendu les habitants, pas comme le Premier ministre qui n'entend pas les gilets jaunes. "

Gilets jaunes ou pas, écoute ou entente, la mairie veut jouer le jeu de la concertation. Plus de passage en force. Le parc urbain devrait servir de trait d'union entre le centre-ville et le sud de la cité. Entre les quartiers environnants et les bureaux actifs du parc Georges-Besse, de l'autre côté du boulevard Salvador Allende. D'ailleurs, un des gros enjeux à venir sera justement la manière de franchir cette barrière routière. On fait des tunnels ou des ponts sur les autoroutes pour ne pas couper la vie des animaux. Que feront les Nîmois ? Autres enjeux, les horaires d'ouverture et de fermeture du futur parc qui devrait être libre d'accès.

Les pépinières Pichon, futur parc urbain très attendu (Photo Anthony Maurin).

Mais au sein de ces 14 hectares, que pourront faire les badauds ? Avec l'hôtel de charme, un petit coin de restauration devrait être imaginé. " Nous souhaitons une véritable découverte d'un milieu naturel en y incluant la pratique sportive et en y mettant en valeur le passé horticole du site tout cela pour renforcer l'attractivité et l'armature urbaine de ces quartiers ", poursuit le maire. En effet, de la gare à l'autoroute, les Nîmois devraient trouver leur bonheur une fois les derniers barrages administratifs franchis.

Le but du projet est triple. Préserver et valoriser la richesse naturelle du site en le mettant en scène, faire vivre le parc comme un lieu d’activités, de rencontres, de détente et de mémoire et enfin, rendre le site du parc accessible et sécurisé, fédérateur et connecté. Y a du boulot quoi ! L'aménagement d’aires de pique-nique, de jeux pour enfants en lien avec le thème de l’eau sera effectif tout comme la pratique d'activités sportives par la création d’un parcours de santé et l’installation d’agrès fitness et la valorisation du site en lieu de vie artistique et culturelle. Des archipel d’îlots de nature préservée vers les plaines agricoles seront imaginés ainsi que la création, grâce à la proximité et aux méandres du Vistre, d'un parcours de l'eau.

Les pépinières Pichon, prochain lieu de la fameuse coulée verte de Nîmes ? (Photo Anthony Maurin).

Le bilan de cette concertation sera voté lors du prochain Conseil municipal du 15 décembre, le Plan local d'urbanisme (PLU) ne sera pas touché car la zone est inconstructible et placée en zone inondable. Petit questionnement, ce projet sera-t-il considéré viable ? La mairie va organiser une enquête qui sera jointe au dossier de la fameuse Déclaration d'utilité publique avant l'été. Dans la foulée sera lancé le concours de paysagistes pour les aménagements et le chantier devrait débuter en 2021/2022, si tout va bien.

Coût des aménagements (hors prix du terrain non constructible et traversée du boulevard Salvador Allende), 15 millions d'euros. En gros, un million l'hectare.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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2 réactions sur “NÎMES Ça se précise pour le nouveau parc urbain”

  1. « Depuis le XVIIIème siècle » n’est pas exact. Il faut rappeler à Monsieur Fournier qu’à cheval sur le XXème et le XXIème siècles, alors qu’il était conseiller municipal (dans l’opposition il est vrai…) ont été réalisés les poumons verts, très fréquentés depuis, du Bois des Espeisses, dans le quartier de la route d’Alès, et du Clos Gaillard,un peu plus loin sur la route d’Anduze.

    1. Certe, le bois des espeisses très bien aménagé mais un peu ex centré, tout comme la bastide , et le clos gaillard , magnifique, mais sans voiture …… inenvisageable! !! Beau projet à venir

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