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GARD Noël approche, Alcide décline les bonnes idées

Quatre nouveaux ouvrages pour la maison d'éditions nîmoises et autant de belles surprises à quelques semaines de Noël.

Quatre livres pour les petits et les grands, quatre idées de cadeaux (Photo Anthony Maurin).

On le savait depuis bien longtemps, Alcide est une maison d'éditions qui a de la suite dans les idées et qui fait vivre son territoire avec des valeurs qui lui sont propres.

Avec un premier livre tout en photographies dignes de tableaux, c'est la Camargue vue du ciel (entre ciel et terre) qui se dévoile aux yeux des lecteurs. Réalisé par Thierry Vezon et Olivier Boura, cet opus est une référence graphique d'un secteur gardois sauvage et naturel. Voir les traces laissées par l'Homme au fil des temps, les salins rectilignes, les enclos, les routes... Mais aussi voir la rudesse du site lagunaire, la transcendance de l'immuable temporalité.

Des salins comme des tableaux, des flamants dont la présence est directement lié à ces salins, la Camargue vue du ciel mais pas de manière ordinaire... Parfois un point de repère donnera une idée de l'échelle de la prise de vue aérienne. Autrement, le lecteur pourra se faire sa propre idée sur le sujet, selon son imagination. Le texte d'Olivier Boura est double : il commente les photos et fait le récit de cette terre camarguaise qu'il connaît si bien. Cette combinaison illustre à merveille le travail du photographe et sublime la nature. Le talent de Thierry Vezon est aussi important que son originalité... 80 pages (première et dernière cartonnées) pour 22 euros.

Le génial Pont du Gard expliqué

Mais Alcide ne s'arrête pas là et veut conquérir d'autres publics. Parlons un peu des jeunes ! Écrit par Éric Teyssier et illustré par Frédéric Cartier Lange, Le Pont du Gard et les aqueducs romains (80 pages 12 euros) sont expliqués aux pitchounets dans la collection Alcide jeunesse. Il faut dire que l'histoire et à la mode et qu'il est important que les enfants sachent les ressors de leur passé.

Les aqueducs sont peut-être les ouvrages les plus significatifs de la civilisation romaine. Chaque ville souhaitait disposer d’une eau abondante pour alimenter les fontaines et les thermes auxquels étaient particulièrement attachés les Romains. Rome a compté jusqu’à onze aqueducs ! Celui de Nîmes, construit au Ier siècle de notre ère, fait 50 kilomètres de long pour seulement 12 mètres de pente (soit 25 centimètres par kilomètre, une réalisation digne des niveaux modernes). Les prouesses des géomètres et architectes romains ne s’arrêtent pas là. Pour franchir les gorges du Gardon, il a fallu bâtir le pont du Gard. Comment ? Combien d’ouvriers ont travaillé à ce chantier ? Pourquoi l’ouvrage a-t-il survécu aux siècles ? Quand a-t-il pris son nom ?

Comme toujours très pédagogue, l’historien Éric Teyssier raconte la construction de cet ouvrage unique au monde, les défis techniques qu’il a fallu surmonter. Au-delà, c’est toute l’histoire des aqueducs romains qui est évoquée ainsi que la vie quotidienne de l’époque où l’eau joue un rôle primordial.

La vraie vie des gladiateurs

Dans la même collection et avec les mêmes auteurs, place aux gladiateurs avec La véritable histoire des gladiateursLes gladiateurs connaissent un tel succès du temps des Romains qu’on invente les arènes (amphithéâtres) pour mettre en scène leurs combats. L’empereur Commode (Éric Teyssier a aussi écrit un biographie passionnant de Commode) sera même tellement épris de ces spectacles qu’il deviendra occasionnellement gladiateur… il est vrai en réservant à ses adversaires des armes en bois.

Mais qui étaient vraiment les gladiateurs ? Des prisonniers, des esclaves ou des professionnels ? Qui fut Spartacus (Éric Teyssier a aussi écrit une biographie sur cet esclave pas comme les autres) ? Quelles étaient les différentes panoplies des combattants ? Comment se déroulaient les affrontements ? Y avait-il toujours une mise à mort ? Au fil du temps, les gladiateurs sont devenus de véritables stars admirées pour leur courage. Comme Hermès, l’agile homoplaque, et Colombus le mirmillon, véritable colosse, qui livrèrent des combats d’anthologie. Des origines des gladiateurs à leur disparition, Éric Teyssier fait un récit fourmillant d’anecdotes de cette histoire qui fascine encore de nos jours.

Petit camisard cévenol

Enfin, retour aux Cévennes et à leur passé. Avec Le petit camisard (108 pages 6 euros), Alain Bellet embarque le jeune public dans de nouvelles aventures. Élie, fils d’un chef camisard, fuit la guerre des Cévennes suite au massacre de sa famille. Ayant rejoint Paris, il se lie d’amitié avec le petit voleur Jean La Fosse. Bientôt rattrapé par l’histoire des Cévennes, il se voit confier une mission cruciale. Mais parviendra-t-il à échapper aux griffes de Louis XIV et de sa maréchaussée dirigée par l’impitoyable De Mazerolles ?

Au gré des pérégrinations d’un petit campagnard cévenol et d’un jeune voleur natif de la capitale, Alain Bellet nous transporte dans la France de la guerre des Camisards. Cette révolte menée pour la liberté de conscience aura des répercussions dans l’Europe entière.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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