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NÎMES Manifestation : « Macron t’es foutu ! La jeunesse est dans la rue »

Pour la deuxième fois en janvier, enseignants et lycéens ont manifesté contre Parcousup et la réforme du bac.

Le cortège est parti de la Maison carrée pour se rendre devant la préfecture (Photo Kelly Peyron)

Ce jeudi à 14h30, au départ de la Maison carrée, les enseignants et lycéens de Nîmes ont manifesté contre ParcourSup et la réforme du bac. Une mobilisation qui intervenait dans le cadre d'un mouvement national initié par le syndicat syndicat SNES-FSU. 

" Macron t'es foutu ! La jeunesse est dans la rue ", scandent les lycéens bravant le froid. Le mistral de cet après-midi n'a pas arrêté la centaine de manifestants présente. " On veut avoir la promesse d'un avenir serein ", explique Noé Olivares, étudiant en terminal S. Le jeune homme souhaite faire des études en Histoire. Avec sa filière et l'organisation de ParcourSup, rien n'est certain pour lui : " Je suis très stressé... Je ne sais pas si je pourrais faire les études que je souhaite. "

D'après les étudiants présents, ParcourSup, et notamment la réforme du bac, accentuent la sélection et défavorisent certains étudiants. " Avec la réforme du bac, on ne sera noté qu'à certaines périodes, ce qui n'est pas représentatif de notre travail ", regrettent-ils.

" Quand la réforme est conne "

Du côté des enseignants, résonne l'air de " Quand la musique est bonne " de Jean-Jacques Goldman avec des paroles remaniées : " Quand la réforme est conne, quand elle plaît à personne [....] Elle ne passera pas ". Au même titre que les lycéens, ils pointent l'aspect sélectif des réformes. Avec le nouveau dispositif du bac, les étudiants vont devoir choisir entre sept spécialités.

Néanmoins, tous les lycées publics n'ont pas les moyens de proposer toutes les spécialités : " Les lycéens vont devoir changer d'établissement, parfois déménager dans d'autres villes ou encore payer des écoles privées... Ce n'est pas normal ", s'insurge Maya Amer Moussa, professeur d'Histoire au lycée Philippe-Lamour de Nîmes.

( Photo Kelly Peyron )

" C'est un hold-up ! "

La suppression des filières est aussi un problème pour les enseignants. L'effectif des classes avec les nouvelles spécialités devraient atteindre les 35 élèves : " Un effectif surchargé pour un salaire qui n'augmente pas et même qui a baissé de 10% ces dernières années ", ajoute l'enseignante.

Bien évidemment, d'autres problèmes sont pointés du doigt comme le contrôle continu, la spécialisation trop tôt, la suppression de postes... Maya résume tout cela en quelques mots : " Ces réformes, ce sont des mensonges... Un simple hold-up ! "

Kelly Peyron 

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