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NÎMES Une soixantaine d’agent des Finances publiques en grève

Les agents des finances publiques rassemblés devant le centre de Nîmes-Saintenac (photo Corentin Corger)

Ce jeudi, à Nîmes, environ 60 agents des Finances publiques ont fait grève pour protester contre la restructuration de leur service et les suppressions d'emplois annoncés. Ils ont rencontré le directeur départemental qui n'a pas répondu à leurs interrogations. 

Après ceux de la CAF, il y a trois semaines, c'est au tour des agents des Finances publiques de mettre en grève. Ce jeudi, le centre de Nîmes-Saintenac est fermé. Environ, 60 agents s'y sont retrouvés dès 8h30 dans le cadre d'un mouvement national porté dans le Gard par les syndicats Solidaires, FO et CGT. Au total, les finances publiques concernent près de 850 emplois. C'est justement la diminution de ce nombre qui pousse les agents à manifester. "Avec la réforme de la fonction publique, le gouvernement prévoit sur trois ans la suppression de 11 à 13% des effectifs. Cela ferait plus une centaine d'emplois menacée dans le Gard", conteste Didier Vignal, secrétaire CGT des Finances publiques.

Un service public habitué à connaître une baisse de ses équipes à raison de 20 ou 30 suppressions par an en moyenne. "On a perdu 200 agents depuis 10 ans", renchérit Didier. Des pertes humaines mais aussi une restructuration des Finances publiques avec la fermeture de certains services. Des agents qui s'opposent à cette tendance de mutualisation des services publics dans les maisons dédiées dans les communes, partagées avec la CAF notamment. Une proximité avec le public qui se perd ainsi que la traque contre les abus. "On est dans une autre conception du service public. On ne lutte pas contre la fraude fiscale uniquement avec des applicatifs informatiques", regrette Didier Vignal.

Les agents se sont ensuite dirigés devant le siège gardois des Finances publiques, avenue Carnot photo Corentin Corger)

Vers 11h, les grévistes ont rejoint le siège gardois des Finances publiques, installé sur l'avenue Carnot, afin de rencontrer le directeur départemental. Ce dernier s'est entretenu avec tous les agents présents pendant environ 1h30. La direction a déclaré qu'une "réflexion est en cours" et qu'elle se laissait "une à quatre semaines" pour apporter des réponses concrètes quant à la fermeture de certains services. Une réunion officielle est normalement prévue la semaine prochaine. Une délégation gardoise est attendue à Paris, le 28 mars. Attendre et voir...

Corentin Corger

Sur le même sujet : LE 7H50 de Loïc Valverde : « Les finances publiques vont subir une perte d’une centaine d’emplois dans le Gard dans les trois ans »

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