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NÎMES Concours d’éloquence : Simone de Beauvoir s’invite chez Albert Camus

Le collège Albert-Camus organise son 2e concours d'éloquence sur le thème "On ne naît pas femme, on le devient", cher à l'épouse de Jean-Paul Sartre.

Le concours d'éloquence lycée Camus connaîtra cette année sa 2e édition (Photo : DR)

Emboîtant le pas à des initiatives jumelles qui fleurissent ça et là et surfant sur la vague de la popularité retrouvée des concours d'éloquence, le lycée Albert-Camus organise le sien depuis l'année dernière. Le 2e opus aura lieu le 4 avril prochain, durant la pause méridienne, entre 12h et 14h, dans la salle Montory.

Et si on sera bien chez l'auteur de La Peste, c'est chez Simone de Beauvoir que les organisateurs sont allés chercher une citation pour illustrer le thème de l'amicale joute verbale : "On ne naît pas femme, on le devient". Pour parler des organisateurs justement, on trouve à la tête de cette initiative un efficace triumvirat, composé des deux infirmières de l'établissement, Geneviève Boissière et Isabelle Paasch, et du conseiller principal d'éducation, LaizizHadjaj. Trois grands ordonnateurs qui ne font pas de ce concours une fin en soi...

Des prolongements pédagogiques

L 'événement poursuit en effet des objectifs pédagogiques bien identifiés. "Nous souhaitions travailler avec les élèves sur l'estime de soi. L'approche via la prise de parole et l'acquisition de la confiance en soi nous a paru pertinente", détaille Geneviève Boissière qui attend cette année "une dizaine de participants", sélectionnés en amont parmi une trentaine de prétendants.

Des messagers d'Hermès (*) qui travaillent l'art de la rhétorique sous l'amicale férule de l'expérimentée avocate Salomé Perrier, marraine de la première édition et ancienne lauréate d'un concours corporatif, et le maintien et la gestuelle sous celle de la professeure de théâtre, Elizabeth Lakhdar.

Pris en charge comme des athlètes de haut niveau, grâce au Lion's Club local les juvéniles orateurs pourront même échanger avec des candidats d'autres concours d'éloquence et bénéficier de séances de gestion des émotions avec Mme Boissière. Et les professeurs ne sont pas en reste qui cornaquent leurs poulains en interne pour l'écriture et la relecture des textes.

Deux jurys et une dizaine d'orateurs

Et quoi qu'il advienne du résultat, lauréat ou pas, ces lycéens tireront forcément bénéfice de l'exercice particulier de la prise de parole en public et de l'argumentation verbale puisqu'à l'horizon 2021 se profile une réforme du Bac qui, dans le cadre de l'examen, invitera les futurs candidats à passer un grand oral (**). " Nous avons anticipé et sensibilisé les lycéens à la prise de parole en vue d'acquérir des compétences à l'expression orale et valoriser les jeunes qui n'ont pas confiance en eux", souligne Geneviève Boissière. "Le film de Stéphane de Freitas « À voix haute ou la force de la parole » que nous sommes allés voir en équipe le 26 juin 2017 nous a paru un excellent moyen pour initier cette démarche."

La proviseure, Hélène Ghesquière, a dès le départ soutenu ce projet porté en interdisciplinarité avant que la dynamique ne s'enclenche parallèlement sous l'impulsion des élèves élus au CVL (Conseil de vie lycéenne) et a la MDl (maison de vie lycéenne).

Pour la finale tant attendue deux jurys cohabiterons. Un jury officiel adulte composé de 6 personnes dont l'intendant du lycée, président du jury, et un autre qui rassemblera un aréopage d'élèves délégués du Conseil de vie lycéenne de la Maison des lycéens et qui décernera un prix lycéen. Sésame sur le Mac'Do et cerise sur le gâteau, cette 2e édition verra la venue de la Nîmoise, Gisèle Roux, une invitée d'honneur connue pour sa participation à l'émission de divertissement de France 2, Le Grand oral. Maintenant, la parole est eux !

Philippe GAVILLET de PENEY

* Dans l'Antiquité, c'est Hermès qui représente l'éloquence.

* Le nouveau bac – effectif en 2021 – prévoit pour tous les candidats un « grand oral » de vingt à trente minutes devant un jury de trois personnes, qui devrait compter pour 15 % de la note finale à l’examen.

Etiquette

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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