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FERIA D’ARLES Les jeunes emballent, les novillos déroulent

El Rafi (Photo Anthony Maurin).

Novillada de six ganaderias françaises pour six novilleros français. Moments d'exceptions, de qualité avec quelques excellentes surprises à la clé. Ce dimanche matin avait lieu le rendez-vous de l'aficion locale. En ce dimanche de Pâques, beaucoup de belles choses, des vueltas et des oreilles mais aucun œuf en chocolat pour des minots et des novilles en or.

L'exemplaire du Lartet, Purpanito (Photo Anthony Maurin).

Les héritiers de François André, Le Lartet, Jacques Giraud, Camino de Santiago, Malaga et Taurelle ont fourni d'exceptionnels représentants de leur fer. De la bravoure, de la noblesse, de la transmission, et de belles présentations, tout ce qu'on veut voir chez les bêtes à cornes était réuni en une matinée franchouillardement délicieuse.

Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin).

Premier novillo de chez André, brave mais méfiant et sur la défensive en attaquant. Parfois violent, il ne laissera pas beaucoup d'espace et de terrains pour Tibo Garcia, le Nîmois, qui restera impuissant face à la bête mais qui n'aura pas démérité, loin de là. Salut.

Maxime Solera (Photo Anthony Maurin).

Pour Maxime Solera, les fortunes seront diverses mais l'oreille de la récompense populaire lui aura certainement fait chaud au cœur. Le jeune a sérieusement dû avoir chaud tout court car avant de voir tomber le pavillon de la victoire, il s'est jeté dans les cornes du novillo du Lartet, Purpanito (qui a d'ailleurs remporté le prix du meilleur de la course), pour lui arracher la vie, sans muleta. Un geste incroyable que feu Fandiño avait osé tenter. Remontons encore la bande et reprenons avec Maxime. Genoux rivés au sol à la sortie du toril, il accueille l'exemplaire remarquable avec panache. Un novillo qui faisait vibrer les cordes sensibles de l'aficion. Brave et noble. Le palco lui laissera logiquement faire le tour de piste posthume qu'il avait tant mérité. Engagé comme son adversaire, Maxime Solera se sera battu comme un beau lion, allant chercher le meilleur en s'abandonnant parfois au pire. Il a montré de la vaillance et un certain savoir-faire.

Baptiste Cisse (Photo Anthony Maurin).

Suivant ! Baptiste Cisse face au représentant du fer de Giraud. Beau duel, belle alchimie. Un novillo qui combattra noblement et un piéton qui dévoilera son âme torera. Le novillo, d'une noblesse rare, laissera le champ libre à l'inspiration humaine tout en rappelant qu'il était bien présent en demandant les papiers une fois ou deux. Baptiste Cisse ne laissera pas passer l'occasion de montrer ses talents de danseur taurin. Technique et avec du pouvoir, le jeune saluera l'assemblée.

Carlos Olsina (Photo Anthony Maurin).

Au tour de Carlos Olsina et du Camino de Santiago. Dur, âprement doucereux, le novillo est délicieusement malin. Toujours de la noblesse et un Carlos Olsina des grands jours. On parlait d'attitude torera, en voilà une ! De la finesse et de l'élégance, Olsina montrera des gestes sûrs, affirmés et soyeux. Mais il saura également montrer qu'un belluaire a de l'avenir. Oreille.

El Rafi (Photo Anthony Maurin).

Le torero suivant a raflé le prix du meilleur novillero de la matinée. El Rafi prend ses habitudes et poursuit le boulot avec sérieux. Face à l'excellent novillo de Malaga, qui fera une vuelta posthume, El Rafi s'abandonnera dans l'ivresse gauchère. Le toro valait bien la peine qu'on le voit, le Rafi s'en est chargé. Brave sans vice, noble sans mièvrerie, l'exemplaire de Malaga aurait pu prétendre au titre. Oreille.

Adam Samira (Photo Anthony Maurin).

L'ultime, le petit Adam Samira, touchera un autre jeune. En effet, la ganaderia Taurelle faisait sa présentation arlésienne et passait par la même occasion le cap de la novillada piquée, que d'aventures ! Un exemplaire très charpenté, bien armé, bref, magnifiquement présenté. Le minot fera ce qu'il pourra avec envie et dans l'esprit de cette fin de matinée. Une belle surprise, un tempérament affirmé et des gestes plutôt ordonnés. Oreille.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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