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NÎMES De Carémeau à la gare, le T2 trace son chemin

En chemise blanche, Marc Duchenne, directeur général de la mobilité à Nîmes métropole (Photo Corentin Corger)

Le T2 Diagonal c'est la grande ligne du TCSP (Transport en commun sur site propre), voulue par Nîmes métropole pour traverser la capitale gardoise d'Est en Ouest. La phase 1, reliant le CHU à la gare doit être opérationnelle le 5 décembre 2019. À cinq mois de l'échéance, prenez place pour une visite guidée du chantier. 

C'est un chantier qui ne passe pas inaperçu notamment pour les habitants des quartiers ouest de Nîmes. La phase 1 du T2 : six kilomètres de voirie réservées au TCSP pour relier le CHU Carémeau à la gare Feuchères où près de 400 personnes travaillent quotidiennement. Un projet qui coûte qui 48 M€ et dont la mise en route est prévue le 5 décembre 2019. À cinq mois de l'échéance toute la presse a embarqué dans une navette pour réaliser une visite de ces gigantesques travaux. Le guide est Marc Duchenne, directeur général de la mobilité à l'Agglo.

Tout commence au CHU où après des tests effectués, les bus de 24 mètres peuvent circuler sur le site de Carémeau mais ils n'auront pas leur propre voie. La première station au niveau de l'avenue Kennedy se nomme Laennec. Point important, Yvan Lachaud, président de l'Agglo, est revenu le parking de 246 places programmé initialement à cet endroit. "Nous avons décidé de le réduire à 50 places, ce qui fait une économie de 6 M€. À terme, nous allons acquérir un deuxième terrain sur le secteur pour réaliser un parking relais de 150 places." Le stationnement est indispensable pour éviter à tous les résidents des communes la Vaunage de pénétrer en voiture dans la ville.

Nous sommes sur l'avenue Kennedy, juste après la station Laennec. Le TCSP circulera sur la droite où sera construit un long mur de soutènement (Photo Corentin Corger)

Parmi les transformations majeures qu'engendre un tel chantier, l'apparition de murs de soutènement. Le long de l'avenue Kennedy, juste après la station Laennec, c'est un mur de 200 mètres de long sur une hauteur moyenne de cinq mètres de haut qui va voir le jour contre le mur et la verdure présents.

Une énorme délimitation dont les travaux débuteront début juillet et se termineront mi-août. C'est sur la partie encore en terre que circulera le TCSP et les deux voies en double sens seront maintenues. Des murs de soutènement que l'on retrouve aussi près de la station Valdegour, "pour éviter de grignoter davantage la colline et limiter l'emprise foncière", explique Marc Duchenne.

L'Agglo compte sur l'été pour que le chantier avance vitesse grand V. Un tracé qui se dessine progressivement même si la mise en place des réseaux, la partie la plus difficile, n'est pas encore tout à fait finie. Comme au niveau des Compagnons, "où il y a une complexité des réseaux", assure Marc. Un secteur où la conduite d'eau a été refaite à neuf. C'est ici que se situe la deuxième station au niveau du rond-point de la RN106. Après avoir bifurqué sur la droite, le bus longe l'IUT avant de pénétrer dans le quartier Pissevin via la Porte des Arts.

Un pont à détruire rue Gilles Roberval à proximité de la future station Valdegour (Photo Corentin Corger)

Une zone urbaine où les entreprises se heurtent à des ouvrages d'art qu'il faut renforcer, rénover ou démolir. Après avoir emprunté l'avenue des Arts, au cœur de Pissevin, petit crochet par la rue Gilles Roberval pour desservir Valdegour avant de retourner sur l'avenue Kennedy et de se diriger vers le centre-ville.

Une déviation rue de l'Abattoir ?

Autre enjeu majeur de cette phase 1, c'est l'intersection entre l'avenue Kennedy et l'avenue Georges-Pompidou. Pour décharger le trafic à cet endroit, Yvan Lachaud souhaite demander à la ville de Nîmes d'inverser le sens de circulation de la rue Henri-Revoil. Mais le véritable problème se situe quelques mètres plus loin où démarre la rue de l'Abattoir. Nîmes métropole a acquis une partie d'une maison. Mais le propriétaire souhaite construire juste à côté et son permis a été accepté. Conformément à la loi, l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) doit procéder à des fouilles.

Une situation qui risque fortement de retarder le chantier d'autant plus si des vestiges sont découverts. "Ce serait surprenant que le TCSP puisse passer à cet endroit le 5 décembre", envisage Marc Duchenne. Alors pour tenir les délais, l'Agglo pense à réaliser une déviation sur une cinquantaine de mètres et à faire passer les bus en zone mixte, c'est à dire sur la même voie que les voitures. "Une solution temporaire", assure le représentant de la mobilité. À noter que des traces de vie et de feu ont été retrouvées au bord du Vistre, à Caissargues, lieu d'extension du T1. Ce qui ne retarde par le chantier mais la renaturation du cours d'eau.

La rue du Cirque romain est la dernière ligne droite des travaux avant de retomber sur la portion du T1 déjà existante (Photo Corentin Corger)

Place ensuite à la rue du Cirque romain où le TCSP se déplacera sur la voie de droite avant de déboucher sur la rue de la République et la place Montcalm, qui va devenir un pôle important. C'est à cet endroit que le T2 et le T1 vont se croiser. La nouvelle ligne empruntera celle déjà existante pour passer devant les arènes, descendre l'avenue Feuchères et terminer devant la gare.

Qui n'est en réalité que la moitié du chemin puisqu'à partir de 2020, débuteront les travaux de la phase 2. Un tracé de 5,5 kilomètres qui aura pour terminus Paloma et traversera notamment le Chemin bas et le Mas de Mingue. La mise en circulation est prévue pour le second semestre 2021.

Mais d'ici là, place aux inaugurations en fin d'année qui annoncent un mois de décembre chargé pour Nîmes métropole. La T2 le 5 décembre, la gare Nîmes-Pont du Gard de Manduel le 15 décembre et quelques jours plus tard, c'est l'extension de la T1 qui démarrera. Ce qui marquera un véritable changement dans la mobilité des Nîmois.

Corentin Corger

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2 réactions sur “NÎMES De Carémeau à la gare, le T2 trace son chemin”

  1. Ravi d’apprendre que le CHU sera finalement desservi par des navettes. heureusement que le CHU prévoit de construire des parking, car si le tram bus ne monte pas sur le CHU c’est certain, je ne prendrai plus les transports en communs.
    Imaginez donc : aller chercher son trambus, attendre le trambus, arrivé à laenec, attendre la navette (qui sera là pile poil à l’heure au début, mais dont le service se dégradera inévitablement au bout de 3 mois..) monter ,au CHU et enfin arriver.
    Trop de perte de temps…. la voiture ira forcément bien plus vite

    1. Bonjour,

      il faut rectifier ce qui a été écrit dans l’article: le Tram’bus 24,00m desservira les stations du CHU (cela depuis la fin de l’enquête publique). il n’y aura pas de rupture de charge à Laennec.

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