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TRANSPORT Lignes actuelles, nouvelle gare ferroviaire… la Région fait le point

Les conseillères régionales Catherine Eysseric et Françoise Bons entourent Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Transports (Photo Corentin Corger)

Pôles d'échanges multimodaux, la ligne du Grau-du-Roi, la gare Nîmes-Pont du Gard, le vice-président régional aux transports, Jean-Luc Gibelin fait le point sur la situation du transport ferroviaire dans le Gard. 

"Il n'y a plus de conducteur dans le train", constatait mécontente Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, au moment de réaliser le premier bilan, le 15 mai dernier, après la première année de la convention signée avec SNCF Mobilités. En effet pendant huit ans, la SNCF s'engage à améliorer la qualité de service, la ponctualité des trains sous peine de pénalités financières ou encore de renouveler les dessertes. Une collaboration où la Région verse 300 M€ chaque année.

Mais sur 2018, la SNCF n'a pas accompli sa mission d'après les réactions des élus régionaux. Un bilan expliqué dans chacun des 13 départements, qui se terminait par le Gard, ce vendredi. Au niveau de la ponctualité, le début d'année 2019 est plus satisfaisant et les chiffres remontent. Le taux affiche 90% en Occitanie. "Ça fait encore un voyage par semaine en retard", clame Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Transports. Sur les trajets concernant le Gard, le Cévenol (Nîmes-Clermont) est à 93% de ponctualité et la ligne Avignon-Cerbère est à 88%. "Notre coup de gueule est basé sur une réalité", insiste l'élu, chafouin. En moyenne par jour, en Occitanie, 66 000 voyageurs empreintent le TER.

Huit pôles d'échanges multimodaux étudiés

En ce qui concerne spécifiquement le Gard. "Nous réaffirmons notre engagement sur ce territoire pour que la ligne emblématique entre Nîmes et le Grau-du-Roi perdure. Ce n'est pas notre position de la supprimer", atteste Jean-Luc Gibelin. Le tarif restera à 1€ et la fréquence va être renforcée durant les mois de juillet et août. Une survie de la ligne que la Région ne veut pas gérer seul. Jean-Luc Gibelin s'en remet à l'Agglo, "qui doit accompagner cette liaison" et à l'État, "qui doit assumer ses responsabilités."

Ce qui tient également à cœur pour la Région en terme de mobilité, c'est la mise en place de pôles d'échanges multimodaux (PEM) pour faire communiquer l'ensemble des modes de transport et remettre de la vie indépendamment des guichets. Train, autocar, vélos électriques... Depuis que celui de Fons-Saint-Mamert est en activité, sa fréquentation est en hausse. Plusieurs projets sont en cours d'étude. En milieu urbain, à Vergèze, où la Région finance 40% des études et 40% des travaux. Sept PEM sont en cours d'études en zone rurale : Générac, Grau-du-Roi, Vauvert, Bagnols-Pont-Saint-Esprit, Alès-Bessèges, Saint-Geniès et Beaucaire.

La commune chère à Julien Sanchez, étiqueté Rassemblement National, que le communiste Jean-Luc Gibelin n'a pas épargné: "il y aura bien un PEM à Beaucaire, contrairement à ce qui a été dit. Bien entendu nous faisons ça pour les citoyens et n'ont pour le maire qui n'a aucune reconnaissance." Et même un neuvième devrait voir le jour du côté du Vigan.

Concernant Alès-Bessèges et la rive droite du Rhône, ils entrent dans un programme particulier issue des États généraux du Rail et de l'intermodalité. Le but est de relancer le trafic comme sur la ligne qui part de Pont-Saint-Esprit en direction de Remoulins, surtout empruntée actuellement par le fret. "Il y a une forte demande des habitants de ce secteur car le problème de mobilité revient régulièrement", précise Catherine Eysseric, conseillère régionale. Concernant les Cévennes, le projet est retardé puisque pour l'instant le prix de 80 M€ proposé par la SNCF est trop cher.

"Ça reste une erreur"

Le représentant de la Région a terminé cette présentation en partageant la vision de sa collectivité sur la nouvelle gare Nîmes-Pont du Gard qui n'a pas changé. "La situation n'est pas acceptable. L'utilité de cette gare n'est pas avérée. Il y a de quoi s'interroger sur les choix financiers. De manière pragmatique, ramené aux voyageurs ça ne correspond pas à leurs besoins. Cet investissement reste une erreur", s'insurge Jean-Luc Gibelin.

La gare située à Manduel ouvrira le 15 décembre et accueillera 44 TER par jour. La Région n'a toujours pas acté sa participation financière à ce projet. "Les crédits sont en réserve et si le nombre de dessertes prévues correspond à nos conditions, nous les débloquerons", conclut Jean-Luc Gibelin.

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