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NÎMES Dans les coulisses de la Française des jeux

Au centre le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, avec à sa gauche Nicolas Denonfoux, responsable d'agence (Photo : Coralie Mollaret)

Jeux de grattage, lotos, paris sportifs... Une quinzaine de salariés s’occupent quotidiennement des 392 points de vente du Gard. De quoi permettre, en 2018, à huit chanceux de remporter des lots supérieurs à 500 000€.

Détenue encore par l’État, la Française des jeux possède une cinquantaine d’agences en France. À Nîmes, l’agence Provence-Camargue a pour objectif « de promouvoir et de vendre les jeux mais également d’être garant du jeu responsable », indique Nicolas Denonfoux, son responsable.

Le maire Jean-Paul Fournier a visité, ce lundi, « la petite entreprise », composée d’une quinzaine de collaborateurs de la société, basée dans les nouveaux locaux de l’immeuble Alphatis. « C’est important de découvrir la Française des jeux comme une société, de voire son environnement », explique M. Denonfoux.

Créée en 1927, la première tombola des Gueules cassées a fait du chemin depuis avec la création du premier loto national en 1976, de l’EuroMillions en 2004. La nouvelle vague des paris sportifs inventé en 2010 modernise un peu plus le monde des jeux de hasard.

Un jeu « récréatif »

En 2018 à l’échelle nationale, 15,8 milliards d’euros de mises ont été enregistrées. Par la suite, « 68% de cette somme sont destinés aux gains, 23% à l’État et le reste, à la Française des jeux pour le fonctionnement », poursuit le chef d’agence. La Française des jeux se veut avant tout « un jeu récréatif : la mise moyenne est d’environ 11 euros contre 60 euros pour un casino. »

Ce sont principalement les jeux de grattage qui ont la cote, suivis des paris sportifs : « La montée de Nîmes olympique en Ligue 1 et la Coupe du monde ont boosté notre activité », pointe Nicolas Denonfoux. En 2018, 105 transactions de plus de 30 000€ ont été réalisées et 8 lots ont au-dessus de 500 000€, dont un à 8,5 millions, ont été décrochés.

Érosion des points de vente

Ces mises sont effectuées dans les points de vente. Buralistes, diffuseurs de presse et autres réseaux complémentaires. La France en compte 30 000 (répartis dans 11 000 communes), dont 392 dans le Gard. Seulement depuis neuf ans, le nombre de point de vente fond comme sinobol (*) au soleil. « Nous avons perdu 23% des points de vente », alerte le responsable.

Paradoxalement, les affaires ne se portent pas si mal. Le chiffre d’affaire a bondi de 148% sur la même période pour atteindre les 350 millions d’euros. « En 2009, la mise hebdomadaire pour un vendeur était de 6 000€ contre 14 000€ aujourd’hui », explique Nicolas Denonfoux, qui s’inquiète et souhaite conserver la fibre récréative de la Française des jeux.

Alors, face au maire de Nîmes et au président de la Chambre de commerce et d’industrie, Éric Giraudier, ce dernier a proposé l’organisation d’une table ronde « pour trouver de nouveaux points de vente pour continuer à ce que ce jeu soit récréatif. » Une réunion « avant la privatisation, en fin d’année de la Française des jeux», conclut Nicolas Denonfoux, qui ne sait pas encore à quelle sauce lui et ses équipes seront mangés.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

*  Ce mot désigne une glace à l'eau typique des Antilles.

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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