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TOROS Les Noirs déboulent, Espagnet surfe sur la houle

Les Noirs, un petit livre de Patrick Espagnet (Photo Anthony Maurin).
Des jeunes toros dans un espace sauvage, naturel et extensif, ici à La Paluna.

Espagnet ne peut plus surfer mais nos yeux peuvent le faire pour lui sur ses lignes : Les Noirs.

Pour être tout à fait honnête, c’est une des œuvres qui a fait basculer le chemin professionnel de votre serviteur. Début 2000, en quête de lecture taurine, Les Noirs m’ont sauté aux yeux. Un livre, court, dense et empli de poésie et de vérités.

Voir une réédition, de plus Au diable Vauvert, est une réelle joie. D’autant plus que cette sortie estivale sera promise à une belle soirée le 11 septembre prochain au Cloître des Jésuites à Nîmes (en compagnie de Patrick Catalifo) à 19h30. Patrick Catalifo, l’acteur-torero magnifique du film De sable et de sang de Jeanne Labrune, revient à Nîmes pour un hommage vibrant au campo, aux toros de combat, aux hommes, à leur tragédie, à leurs fêtes.

Les Noirs, un petit livre de Patrick Espagnet (Photo Anthony Maurin).

Mais revenons au livre. Un hommage resplendissant au campo, aux toros de combat, aux jeunes toreros mais aussi aux maestros, à Séville et aux gradins ensoleillés de Pampelune. On y trouve le plus bouleversant texte évoquant Nimeño II avec une simple phrase qui illustre sa vie et que je ne puis m’empêcher de sortir de son contexte…  » Nîmes l’aimait comme un chenapan qui n’a volé que des baisers. Il était frêle comme une brindille et fort comme une idée « .

Né à Grignols (Gironde) en 1950 et mort à Bordeaux en 2004, Patrick Espagnet fut une des grandes plumes du journal Sud-Ouest. Ses chroniques et articles sur des sujets populaires (agriculture, ville, chasse, tauromachie, sports, basket, rugby, jazz, fête, cafés…) lui valent encore la gloire. Sa verve, ses métaphores, son humour et son talent d’écriture lui ont permis de rafler logiquement plusieurs prix et s’allier de fervents lecteurs. Il a incarné une sensibilité ouverte sur le monde, une manière de raconter populaire et joyeuse.

L’image marquante d’un homme qui a marqué sa ville, la statue de Christian Montcouquiol Nimeño II (Photo Archives Anthony Maurin).

Chronologique ou presque dans la manière d’aborder la corrida, le petit livre poétique vous embarque du campo au travail des areneros en passant par les corrals, le paseo, les capes, les piques, la vie de quelques maestros et de quelques cités taurines, le flamenco, les habits, les femmes bien sûr, mais aussi les regards, les sudesteries, l’arrastre ou encore la mort dans toute sa dérangeante splendeur. Un petit guide indispensable aux amoureux de poésie, un vibrant hommage à la tauromachie.

Les Noirs décrit sans euphémisme le spectacle de la corrida. Le  » noir  » dont il est question ici représente aussi bien la couleur de l’oeuvre que celle des toros. Le prosateur partage avec nous son oeuvre luisante, charnelle et rythmée sans jamais être empesée. Entre noirceur et Les Noirs, 7 euros pour 110 pages et encore une bien jolie éditions du Diable. Pour l‘acheter, c’est ici !

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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