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NÎMES EN FERIA Daniel Luque sauve la tarde

Le cinquième toro de la course, un certain Cinsault, a été changé... Dommage pour Luque car c'était le toro de la tarde (Photo Anthony Maurin).

Première corrida de feria. Première course très boisée du Français Robert Margé pour Curro Diaz (salut et salut), Daniel Luque (oreille et oreille) et Luis David Adame (salut et silence).

Initialement prévu au paseo, David Galvan (fracture de l'avant-bras), qui devait confirmer son alternative, n'a pas pu assurer son contrat nîmois et a dû être remplacé par le Mexicain Adame, frère de Joselito, qui avait pris son alternative dans ces arènes il y a trois ans.

La corrida tant attendue de robert Margé a proposé quelques brefs bons moments mais ne restera pas dans les esprits des aficionados. Des toros sans panache sauf le cinquième, Cinsault, qui avait toutes les qualités pour offrir un spectacle à la hauteur d'une arène de première catégorie.

Curro Diaz sur son premier (Photo Anthony Maurin).

Premier à s'élancer, l'élégante gueule de Linares, Curro Diaz. L'Espagnol a salué à l'issue de ce combat après avoir mis en relief le peu de qualités de son opposant. Diaz reste Diaz, il est malin, doux et a un poignet digne d'un joueur de tennis de table ou d'un cuisinier spécialiste de l'aligot. Constamment dans la justesse, Curro Diaz a pu montrer une fois de plus qu'il était un vrai torero et que nos arènes ont besoin de ce profil pour lidier une corrida avec envie et panache.

Curro Diaz sur son second (Photo Anthony Maurin).

Salut toujours après son second duel. Toujours le sens du rythme dans sa muleta, Curro Diaz s'est mis devant et a assumé un toro qu'il n'a pas forcément l'habitude de toréer. Compliqué, le Margé lui a donné du fil à retordre mais Diaz n'a pas rompu, s'est arrimé et à poursuivi son effort jusqu'à trouver la petite faille. La fin de faena est moins plaisante, le toro s'arrête et lève la tête à la troisième passe, sans toutefois chercher pleinement la jambe.

Daniel Luque sur son premier (Photo Anthony Maurin).

On parlait de l'élégante gueule de Curro Diaz, voici celle de Daniel Luque. Il a pris son alternative dans les arènes de Nîmes en 2007 et est aujourd’hui apodéré par un Nîmois, Jean-François Pilès. Après une temporada pleine et remplie de succès, logiquement, l'enfant terrible de la tauromachie revenait dans son amphithéâtre. Il a réellement changé de comportement mais pas de toreo... Quel torero ce Luque ! On a pu voir lors de ce premier envoi de la technique, de la classe, de l'attente et du pouvoir. Comme c'est lui qui a inventé la chose (à Nîmes d'ailleurs), Luque s'est lancé dans une superbe série templée de luquecinas. Il coupe une belle oreille.

Daniel Luque et Cinsault (Photo Anthony Maurin).

Deuxième toro. On le sentait bien, le cornu nommé Cinsault présentait bien, prenait bien le tissu, avait une charge vibrante et de belles manières... Dommage, à la sortie de la pique, quelque chose s'est passé. Après petites séries de passes, le bicho perd les pieds. Le mouchoir vert est bizarrement sorti par Richard Tibérino, le président de la course. Étonné, le tendidos sont partagés et ne comprennent pas la décision. tout aurait pu (dû) s'arrêter là mais Luque ne peut que l'estoquer le toro en piste et donc couper une oreille à son remplaçant de chez El Torero.

Comme Luque est un maestro à part, les gradins sont tout de même enchantés de le retrouver pour une troisième chance un vendredi 13. Le toro est bien plus petit et avec moins d'arme sur lui que son prédécesseur français. Il est mobile mais ne procure pas d'émotion. Luque s'en charge à sa place et l'embarque dans une faena gauchère rêvée qui a mis du sel dans une recette qui se perdait en fioritures. Petit hic, le pavillon blanc tombe après trois envois à l'épée. Luque est un grand torero, il sait faire briller ses adversaires sans s'oublier. Une posture de grand, un maestro digne de son retour en force, Luque va passer un hiver au chaud alors attendons-le et soyons prêts à le retrouver l'an prochain pour le revoir avec plaisir.

Daniel Luque et le sobrero d'El Torero (Photo Anthony Maurin).

Le troisième matador du jour connaît bien Nîmes pour y avoir franchi un sacré cap. Il y a pris lui aussi son alternative (septembre 2016) et revenait donc un peu à la maison. Luis David Adame a salué après avoir tenté quelque chose face au troisième de la tarde. Un toro complètement arrêté, intoréable et qui compliquait tous les efforts que le jeune mexicain osait lui proposer.

Luis David Adame sur le quite du premier toro de Luque (Photo Anthony Maurin).

Enfin et pour finir, Luis David Adame n'a pas briller face à l'ultime toro de la course même s'il a essayé de contourner ses défaillances. On dira qu'il n'a pas eu de chance car il est tombé sur le pire lot de la tarde mais les quatre autres toros n'étaient pas franchement plus faciles à cerner. Silence pour le Mexicain.

Luis David Adame sur son second (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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